L'Agence française de sécurité sanitaire des
produits de santé (Afssaps) a élaboré un guide
" Médicaments et Grossesse " qui a pour objectif
d'aider la démarche de prescription chez la femme enceinte
ou qui souhaite l'être. Ce guide apporte aux professionnels
de santé une information de référence validée
pour favoriser le bon usage du médicament. Les deux premiers
livrets publiés concernent l’infectiologie et la psychiatrie.
Dans chaque livret, l'accès à l'information se fait
par principe actif classé par ordre alphabétique.
Pour chaque principe actif sont indiqués le niveau de risque
d'utilisation chez la femme enceinte et, si besoin, la période
de la grossesse pendant laquelle le risque est le plus élevé.
Le cas échéant, les risques particuliers sont identifiés
et sont accompagnés de recommandations spécifiques.
Médicaments
et grossesse : infectiologie Médicaments
et grossesse : psychiatrie
Aude Debailleux, sage-femme de 4e année à la Maternité
Jeanne de Flandre de Lille a souhaité évaluer la pratique
actuelle du toucher vaginal systématique en consultation
d’obstétrique. 817 réponses ont été
obtenues (58% d’obstétriciens pour 42% de sages femmes)
:
• Pratique systématique du TV : 65%
• Raison principale : dépistage d’accouchement
prématuré (48%), par habitude (10%), parce que vous
pensez que la patiente ne comprendrait pas que vous n’en fassiez
pas (7%).
• Pensez-vous que la pratique des touchers vaginaux systématiques
dépiste les menaces d'accouchement prématuré
de façon significative ? oui (37%) non (52%)
• 66% des praticiens pensent qu’une autre attitude clinique
ou paraclinique pourrait remplacer le TV systématique : TV
seulement en cas de signes d’appel (24%), par l’échographie
du col (34%) dosage de la fibronectine fœtale en cas de signes
d’appel (3%).
L'Institut
National de Veille Sanitaire (InVS) a attiré l'attention
des médecins sur la recrudescence des cas de coqueluche en
France. L'immunité vaccinale diminuant progressivement, beaucoup
d'adultes ne sont plus protégés. De même, il
existe un risque de contamination des nourrissons, trop jeunes pour
être vaccinés, et qui ne bénéficient
pas d'anticorps maternels protecteurs. La coqueluche serait la première
cause de décès par infection bactérienne communautaire
chez le nourrisson de moins de trois mois. Lire
la suite...
De
nouvelles recommandations font suite à la mise en évidence
d'un risque de survenue, très rare mais potentiellement grave,
de malaise vagal, lors de l'administration de ces médicaments
à des nouveau-nés ou à des nourrissons de moins
de 6 mois sans pathologie apparente. Une fausse route liée
à l'administration trop rapide du médicament est probablement
en cause dans la survenue de ces malaises.
En pratique :
- Lors de l'administration du produit, le nourrisson doit être
installé en position semi-assise, la tête reposant
sur l'avant-bras.
- Le produit doit être administré lentement.
- Le produit peut être administré pur sauf dans certains
cas, où il sera obligatoirement dilué dans un peu
d'eau ou de lait (pas de jus de fruit), dans une tétine ou
un biberon de faible volume. Protocoles
détaillés d’administration
A
la question posée : faut-il interrompre l’application
de pommades corticoïdes en cas de grossesse chez une femme
présentant un lichen scléreux vulvaire, le docteur
Evelyne DRAPIER FAURE répond qu’il n’y a pas
de contre-indication stricte à cette corticothérapie
locale du fait de la grossesse. « Le but du traitement
est d’éviter le rétrécissement orificiel
(kraurosis)…. Le risque à plus long terme est d’éviter
la dysplasie surajoutée…. Cependant, s’il n’existe
plus de prurit, si l’examen clinique montre une vulve assez
souple, il n’y a pas d’indication formelle à
la reprise de la corticothérapie pendant la grossesse. Dans
les cas contraires, il est important de reprendre cette corticothérapie.
» Schering Gynécologie Contact N° 119 - Novembre 2004
La
maladie de Lyme doit son nom à la commune de Old Lyme, dans
le Connecticut où elle a été décrite
pour la première fois dans les années 1970 devant
une épidémie d’arthrites chroniques juvéniles.
Elle est transmise par piqûres de tiques et le germe responsable
est un spirothète du groupe des Borrelia. En France, on la
trouve essentiellement dans les zones forestières humides
du centre et en Alsace ; elle est absente en Corse et sur une étroite
bande du pourtour méditerranéen. Maladie
de Lyme au stade précoce : Diagnostic - CAT Maladie
de Lyme et grossesse
L'anémie
fœtale est surtout observée en cas d'allo-immunisation
maternelle. La surveillance "classique" présente
plusieurs inconvénients :
• Soit les signes de présomption de l'anémie
sont tardifs :
- concentration d'anticorps par test de Cooms ou mieux dosage pondéral
(peu fiable pour les anti-Kell)
- recherche de l'anasarque foeto-placentaire
- enregistrement du rythme cardio-fœtal (tracé sinusoïdal)
• Soit ils nécessitent des actes invasifs, amniocentèse
pour mesurer l'indice optique, ou cordocentèse, qui peuvent
être responsables d'accident fœtal, ou de réactivation
de l'immunisation maternelle.
Il a été démontré que le pic systolique
de vélocité à l'artère cérébrale
moyenne (PSM-ACM) est augmenté chez le fœtus anémique.
Une explication récente de Bruno Carbonne et coll. (Paris),
confirme l'excellente valeur prédictive négative (100
%) avec une valeur prédictive positive (VPP) à 67
% et une spécificité de 92 %, à condition de
respecter une technique rigoureuse. Lu dans la presse – juin 2006
Le
39ème Congrès annuel du Club d'Anesthésie-Réanimation
en Obstétrique (CARO) s'est déroulé les 26
et 27 mai 2006 à Toulouse. Le Professeur Lennart NORDSTRÖM
(Oslo) a présenté une étude randomisée
multicentrique suédoise portant du 3007 patientes et comparant
Ph et dosage des lactates dans le dépistage des souffrances
fœtales anténatales. Il conclut que l'analyse des lactates
est aussi efficace que la mesure du Ph, alors que la mise en œuvre
est beaucoup plus simple. Or, l'on sait qu'en France, seulement
10 % des maternités utilisent le Ph au scalp en raison de
la difficulté de mise en œuvre et surtout du coût
de la maintenance et de l'étalonnage de l'appareil de mesure.
Pour le Professeur G. BOOG (Nantes), le dosage des lactates pourrait
dès maintenant remplacer le Ph du scalp, et même la
mesure du Ph du cordon après la naissance, grâce à
l'utilisation du "lactate pro™". 39ème Congrès du CARO – Toulouse –
mai 2006
concernant
la prévention de l'immunisation anti-Rh-D vous ont été
présentées début avril lors de leur publication,
et nous vous avons proposé une fiche
de synthèse à télécharger
Une question fréquemment posée a trait aux modalités
de l'injection d'immunoglobulines anti-D à 28 semaines d'aménorrhée,
et en particulier :
• Une infirmière libérale peut-elle administrer
le produit ?
• Quelles sont les obligations en matière de traçabilité
?
Nous avons interrogé le laboratoire LFB qui commercialise
RHOPHYLAC®. Voici
la réponse…
En
cas de présentation du siège, l’échographie
à proximité du terme et en salle d’accouchement
présente plusieurs intérêts :
• Caractérisation de la présentation : siège
complet ou décomplété.
• Recherche d’un obstacle praevia pouvant être
la cause de la présentation podalique : placenta praevia,
fibrome, kyste de l’ovaire, rein pelvien.
• Découverte d’un procubitus du cordon qui peut
contre-indiquer la voie basse (VB) en cas de siège décomplété.
• Mise en évidence d’une hyper-extension de la
tête avec son signe caractéristique : la coupe de mesure
du périmètre crânien passe également
par l’abdomen du fœtus donnant l’impression d’une
grossesse gémellaire.
• Mesure du volume de la tête, et il semble que ce soit
la mesure du BIP qui ait la meilleure reproductibilité. A
la maternité de Port-Royal la limite à été
fixée à 98mm le jour de l’accouchement pour
l’acceptation de la VB.
• Recherche d’une macrosomie fœtale définie
par un poids à terme >4000g et les auteurs retiennent
deux seuils :
- Celui du PA > 370 mm dont la sensibilité est de 50%
pour une spécificité de 96%.
- Celui de l’EPF > 4000 g(évaluation du poids fœtal
déterminée au mieux par la formule d’Hadlok),
qui offre une sensibilité de 65% pour une spécificité
de 95%. G .Grangé – La revue du praticien Gynécologie
– Obstétrique – N°101 – Mars 2006
L’amnio-infusion
qui consiste à instiller en cours de travail du sérum
physiologique par voie trans-cervicale avait été proposée
pour limiter les risques d’inhalation méconiale. Une
publication multicentrique randomisée récente parue
dans le New England Journal montre que cette technique n’a
pas d’intérêt en terme de résultats fœtaux,
que ce soit pour l’apparition d’une anomalie du rythme
cardiaque fœtal,d’inhalation méconiale ou de mort
périnatale. De même les taux de césarienne sont
identiques dans les deux groupes étudiés. Fraser WD – New Engl J Med 2005 ; 353 : 909-17
L'allo-immunisation
anti-Rhésus D (RhD) est responsable d'anémies fœtales
et néonatales sévères, ainsi que d'ictère
néonatal grave. Sa fréquence a considérablement
diminué depuis la généralisation des injections
d'immunoglobine anti-D chez les femmes Rh- au cours de la grossesse
et après l'accouchement. Mais certaines immunisations surviennent
en cas de grossesse sans facteurs de risque identifiés, ce
qui a conduit le Collège National des Gynécologues
Obstétriciens Français (GNGOF) à proposer de
nouvelles recommandations de prévention. Lire
la suite...
Les
grossesses multiples représentent en France 3,07 % des naissances,
mais la mortalité périnatale des jumeaux est 4 fois
supérieureà celle des enfants uniques. L'accouchement
gémellaire est un accouchement à haut risque, en raison
du taux important de complications maternelles, fœtales et
néonatales. Le Docteur Olivier Parant (Toulouse) a rédigé
un texte très complet qui fait le point sur les choix de
modes d'accouchement et qui explicite le protocole proposé
par le CHU Paule Viguier. Lire
la suite…
Pendant
la grossesse, le psoriasis en plaque a plutôt tendance à
s'améliorer (83 % de stabilité ou d'amélioration
contre 14 % d'aggravation), alors que c'est l'inverse dans les trois
mois suivant l'accouchement. La plupart des traitements du psoriasis
sont à éviter, en particulier les applications locales
d'acide salicylique, de vitamine D, et bien sûr les rétinoïdes,
le méthotrexate, et les immunodépresseurs. On peut
donc proposer en pratique l'utilisation des émolients (CERAT
INALTERABLE LA ROCHE POSAY®, DEXERYL®) ou l'huile de cade
(CADITAR® - 2 à 4 cuillerées à soupe dans
la baignoire remplie d'eau) qui sont probablement sans danger. "Mais
pour les autres traitements, le plus prudent est de patienter, en
particulier durant le premier trimestre. En cas d'impossibilité,
mieux vaut limiter les dermocorticoïdes sur de brèves
périodes, et éventuellement recourir aux UV B à
spectre étroit". La Revue Prescrire – novembre 2005 – Tome 25 –
n° 266
La
revue "Prescrire" dans son numéro d'octobre
2005 fait état d'une augmentation du risque "de
malformation du système nerveux central et des membres
chez les nouveaux-nés exposés à une statine
in utero". Dans les cas rapportés, l'exposition
concerne le premier trimestre de la grossesse. Les auteurs conseillent
donc "lorsqu'un traitement par une statine est envisagé chez
une femme en
âge de procréer (…) d'informer la patiente afin
d'assurer une contraception efficace et d'arrêter la statine
avant une grossesse". Revue Prescrire – Novembre 2005 – Tome 25 n°
266
L'Agence
Française de Sécurité Sanitaire des Produits
de Santé (AFSSAPS) vient de publier les deux premiers livrets
d'un guide "Médicaments et grossesse" qui se donne
pour objectif d'aider la démarche de prescription. Ces deux
livrets concernent l'infectiologie et la psychiatrie. Télécharger
l'infectiologie Télécharger
la psychiatrie
Cette
question a été posée sur Gynelist et a obtenu
20 réponses. Nous avons relevé que 75 % des obstétriciens
(15 réponses) ne pratiquent pas ce geste contre 25 % (5 réponses)
qui persistent à le réaliser. Les "contre"
invoquent le risque infectieux, alors que les "pour" espèrent
favoriser un meilleur drainage de l'utérus. Ceux qui réalisent
cette dilatation le font au doigt ou bien à l'aide d'une
bougie ou d'une pince longuette introduite dans le col et jetée
ensuite.
La
société française d'anesthésie et de
réanimation (SFAR) a publié en avril 2005 des nouvelles
recommandations pour la prévention de la maladie
thromboembolique veineuse périopératoire et obstétricale.
Nous vous proposons les RCP concernant la chirurgie gynécologique
et l’obstétrique, ainsi le chapitre consacré
aux moyens thérapeutiques (physiques, mécaniques,
médicamenteux) disponibles et leurs modalités de surveillance. Télécharger
l'extrait des RCP