11%
des 42000 nouveaux cas de cancer du sein concernent les femmes de
moins de 40 ans. Pour le Docteur Frédéric DEDECKER
et le Professeur Christian QUEREUX (Institut Mère-Enfant
Alix de Champagne - CHU de Reims), de nombreux praticiens déconseillent
à tort la grossesse après cancer du sein, alors que
"la littérature médicale de ces cinquante dernières
années n'a jamais rapporté d'effet délétère
réel de la grossesse sur le pronostic du cancer du sein".
Ils apportent des réponses aux questions que nous nous posons
:
• Quel est le délai idéal avant d'entamer une
grossesse : les récidives locales et les métastases
apparaissant le plus souvent dans les trois premières années,
il paraît raisonnable de proposer un délai :
- de deux à trois ans en cas de cancer de bon pronostic (N-)
- et de cinq ans dans les cas de mauvais pronostic (N+)
• Indications de l'IMG en cas de grossesse inopinée
Elle peut être proposée en cas de cancer du sein de
très mauvais pronostic, et de la nécessité
d'un traitement radiothérapique et/ou chimiothérapique,
ou bien d'une évolution locale ou à distance survenant
en cours de grossesse.
• Suivi d'une grossesse programmée : le bilan préalable
comporte un examen sénologique, une échographie hépatique
et pelvienne, un radiographie du thorax, une scintigraphie osseuse
et un dosage du ca15-3. Par la suite, le suivi est celui d'une grossesse
normale.
• L'allaitement au sein n'est pas contre-indiqué, mais
il peut être rendu impossible par les traitements chirurgicaux
et radiothérapiques qui peuvent réduire la capacité
à la lactation. Le Quotidien du Médecin n°4834 - mercredi 2 novembre
2005
La
consommation de canabis a été très banalisée
au cours de ces dernières années, et bien que sa prévalence
pendant la grossesse soit mal définie, on peut craindre qu'elle
augmente dans les années à venir. Le THC (tétrahydrocannabinol)
passe dans le sang foetal et son taux approche celui du sang maternel.
Il se fixe très rapidement dans les tissus riches en lipides,
en particulier dans le cerveau. L'usage du cannabis pendant la grossesse
ne majore pas le risque de malformation congénitale ni celui
de prématurité. Certaines études ont montré
une réduction du poids de naissance (entre 100 et 200 g).
Les risques concernent essentiellement le développement cognitif
de l'enfant (troubles de l'attention, agressivité, diminution
des performances mnésiques...). Enfin, on a pu constater
que le nouveau-né présente plus souvent des troubles
du sommeil. 6èmes Rencontres Nationales "Femmes et tabac".
Dr J.M. Delille
La
question fait l'objet d'une revue de presse du Docteur Michel BRIEX
dans la newsletter d'obstétrique d'octobre 2005 de GYNEWEB.
Pour le ACOG, Comité du Collège Américain de
Gynécologie et d'Obstétrique, la vaccination antigrippale
est un "élément essentiel de la prise
en charge des grossesses" et "il est
recommandé de vacciner les patientes qui seraient enceintes
pendant la grippale" (octobre à mai), d'autant
que de nombreuses études ont prouvé l'absence de danger
de cette vaccination.
Dans
son bulletin de septembre 2005, le Collège National des Gynécologues
et Obstétriciens Français rappelle les recommandations
de la Société Francaise d' Hygiène Hospitalière
sur le port "indispensable" du masque chirurgical pour
prévenir la transmission d'infections à streptocoque
du groupe A dont le pharynx est le réservoir principal :
- "dès la rupture des membranes pour tout geste obstétrical
(toucher vaginal, prélèvement vaginal)
- pour toute personne (sage-femme ou accoucheur) réalisant
un accouchement par voie basse;
- dans toutes les maternités (établissements publics
ou privés).
- cet avis de la SFHH inclut également les accouchements
à domicile". En
savoir plus... Brèves du College - No 5 - Septembre 2005
Dans
deux articles parus dans "Science" de juillet 2005, les
auteurs exposent leurs travaux sur l'identification de 4 protéines
antigéniques dans le génome des streptocoques de groupe
B (GBS) capables de conférer une immunité efficace,
et donc de susciter un intérêt vaccinal. Ces résultats
obtenus chez la souris pourraient aboutir à la mise au point
d'un vaccin efficace. Rappelons que l'on estime de 25 à 40
% le pourcentage des femmes porteuses saines de GBS, et que ce germe
est responsable de la majorité des infections survenant entre
la naissance et l'âge de deux ans. Identification of a Universal Group B Streptococcus Vaccine
by Multiple Genome Screen D. Maione
Genome Analysis Reveals Pili in Group B Streptococcus – P.
Lauer
Science, Vol 309, Issue 5731, 15 , 1 July 2005
A
l’occasion de la commercialisation de ROPHYLAC nous vous rappelons
ses principales indications :
- Grossesse/accouchement d'un enfant Rh(D)-positif.
- Fausse couche, menace de fausse couche, grossesse ectopique, ou
môle hydatiforme.
- Hémorragie transplacentaire secondaire à une hémorragie
prépartum, amniocentèse, biopsie de villosité
choriale ou manoeuvres obstétricales, telles que version
céphalique externe, ou traumatisme abdominal.
- traitement des sujets Rh- après transfusions incompatibles
de sang Rh+ ou d'autres produits contenant des hématies Rh+.
En pratique :
- RHOPHYLAC peut être administré par injection intramusculaire.
- En cas de troubles hémorragiques contre-indiquant les injections
intramusculaires, ce médicament doit être administré
par voie intraveineuse.
- Si une dose importante (> 5 ml) est nécessaire et si
la voie intramusculaire est choisie, il est conseillé de
la fractionner et de l'administrer en des sites différents.
Contre-indications :
- Hypersensibilité à l'un des composants.
- Voie intramusculaire contre-indiquée chez les sujets présentant
une thrombocytopénie sévère ou d'autres troubles
de l'hémostase.
RHOPHYLAC doit être conservé au réfrigérateur
(entre + 2 °C et + 8 °C). Ne pas congeler.Conserver le conditionnement
primaire dans l'emballage extérieur, à l'abri de la
lumière. VIDALnews n° 156 - 11 Juillet 2005
Le
Professeur Didier DEWAILLY, dans une réponse à une
question posée à Schering Gynécologie Contact
estime qu'en l'absence de complications de l'hémochromatose
(hépatiques ou diabète), il n'y a pas de raisons de
contre-indiquer une grossesse. Par ailleurs, il n'a pas été
décrit d'effet tératogène lié à
la surcharge ferrique de la mère, mais très peu de
cas ont été publiés dans la littérature. Schering Gynécologie Contact – Mai 2005 –
n° 125
Dans
un article paru dans la revue "Responsabilité",
le Professeur Fabrice PIERRE rappelle que les dossiers relatifs
aux asphyxies fœtales au cours du travail sont parmi les plus
lourds, et le principal reproche porte sur le délai d'extraction
fœtale. L'auteur rappelle que dans la plupart des pays développés
le délai habituellement admis entre la décision de
césarienne et la naissance est de 30 minutes, voire moins
(20 minutes pour la Société Allemande de Gynécologie-Obstétrique).
Dans bien des cas; les délais sont dépassés
et dans la seule étude française menée par
RUDIGOZ dans une maternité de niveau 3, seulement "49
% des césariennes urgentes ou extrêmement urgentes
sont réalisées en moins de 30 minutes, et 69 % en
moins de 40 minutes". C'est dire l'importance d'une réflexion
au sein d'une équipe afin d'anticiper ces situations. Responsabilité n°16, décembre 2004
L'utilisation
de la méfloquine (LARIAM®) est réservée
à la prophylaxie des "femmes enceintes qui ne peuvent
éviter de séjourner (pendant moins de trois mois)
en zone d'incidence élevée de paludisme chimiorésistant
(pays du groupe 3), et qu'un accès palustre à Plasmodium
falciparum expose, tout comme leur fœtus, à un risque
vital". Il ne faut pas oublier d'associer une protection
vis-à-vis des piqûres de moustique. Revue Prescrire n° 256 – décembre 2004
En
France, les prélèvements sanguins doivent être
réalisés entre 14.0 et 17.6 semaines d'aménorrhée.
Etant donné que la cinétique de décroissance
de l'hCG est plus importante au cours de la quinzième semaine
d'aménorrhée, et donc quelques jours de décalage
dans l'appréciation de la date de début de grossesse
peuvent influer fortement sur le calcul de risque, il est conseillé
de privilégier les prélèvements sanguins après
15 semaines d'aménorrhée. Documentation laboratoire PASTEUR CERBA
Le
laboratoires LFB, qui commercialise NATEAD® 100 µg depuis
1998 annonce son remplacement par une nouvelle spécialité,
RHOPHYLAC®, présentée en seringue pré-remplie
en deux dosages (200 µg et 300 µg), et qui pourra être
administrée par voie IV ou IM, en prévention de l'allo-immunisation
foeto-maternelle Rh chez les femmes Rh-négatif lors de :
• Grossesse et accouchement d'un enfant Rh +
• FCS – Menace de fausse couche – GEU –
Môle hydatiforme
• Hémorragie transplacentaire secondaire à une
hémorragie pré-partum – Amniocentèse
– Biopsie de villosité choriale – Manœuvres
obstétricales telles que version céphalique externe
– Traumatisme abdominal.
Les futures recommandations pour la pratique clinique (RPC) sur
la prévention de l'allo-immunisation foeto-maternelle devraient
être publiées par l'AFSSAPS fin 2005.
Un
article paru dans le British Medical Journal recense dans une méta-analyse
(52 études retenues) les facteurs de risque de prééclampsie
détectables lors de la première consultation prénatale :
• Age > 40 ans. RR = 1.96, ce qui correspond à un
risque presque doublé
• Parité : la nulliparité triple le risque.
RR = 2.91
• Antécédents de prééclampsie
: le risque est multiplié par 7 (RR = 7.19) si la patiente
a eu une prééclampsie lors d'une première grossesse.
Un antécédent familial multiplie le risque par 3 (RR
= 2.90)
• Grossesse multiple : RR = 2.93
• Diabète insulino-dépendant : RR = 3.56
• Hypertension artérielle : selon une étude,
la prévalence de l'hypertension chronique antérieure
est plus élevée chez les femmes qui développent
une prééclampsie que chez les autres (12,1 % vs 0,3
%). Par ailleurs, la systolique et la diastolique sont plus élevées
au premier trimestre chez celles qui plus tard développeront
une prééclampsie.
De même, maladie rénale, maladie chronique auto-immune
et syndrome des antiphospholipides (RR = 9.72) augmentent le risque
de prééclampsie.
• Obésité : un IMC > 35 double le risque
(RR = 2.12)
Enfin, si l'intervalle entre deux grossesses est supérieur
à 5 ans, le risque relatif est de 1.83. BMJ
du 12 mars 2005 – page 565
Une
récente étude randomisée contrôlée
chez 750 nullipares, parue dans le New England Journal of Medicine,
montre que contrairement à l'idée reçue, les
femmes qui reçoivent une péridurale avant 4 cm de
dilatation (2 cm dans la plupart des cas) n'ont pas plus de risque
de césarienne que les femmes du groupe comportant analgésie
systématique précoce suivie plus tardivement d'une
péridurale. De plus, "le temps écoulé
entre le début d'analgésie et la dilatation complète
a été raccourci (295 mn versus 385 mn)", le douleur
a été mieux soulagée, et le pourcentage de
nouveaux-nés ayant un score d'Apgar inférieur à
7 à 1 mn est significativement plus élevé quand
la mère avait eu une analgésie morphinique.
The New England Journal of Medicine – 17 février 2005
Un
article paru dans la revue "Prescrire" détaille
les différents antalgiques utilisables chez la femme qui
allaite, et qui permettent d'éviter l'arrêt de l'allaitement
:
• Le paracétamol et l'ibuprofène (ANTARENE®
- BRUFEN®) qui passent très peu dans le lait maternel
sont à recommander en première intention
• L'aspirine passe dans le lait mais à une dose bien
inférieure à celle recommandée en pédiatrie.
"Une prise ponctuelle est vraisemblablement sans danger".
• Le passage de la codéine est faible, et "la
prise de 60 mg de codéïne à raison de 4 fois
par 24 heures, sur quelques jours, est compatible avec l'allaitement
d'un enfant en bonne santé". Il en est de même
pour la morphine, si la durée du traitement est inférieure
à 48 heures. Toutefois, un traitement par opiacées
devra être court et justifie une surveillance rapprochée
si l'enfant est âgé de moins d'une semaine, prématuré,
hypotrophique ou malade. Ne pas associer la prise d'opiacées
par la mère avec l'allaitement s'il est atteint d'une maladie
respiratoire.
• Enfin, éviter le tramadol (TOPALGIC®) ou le dextropropoxyphène
(DIANTALVIC®), dont les conséquences sont mal connues
durant l'allaitement. Revue Prescrire – décembre 2004 – n°256
Une
étude européenne publiée dans l'édition
"on line" du British Medical Journal et coordonnée
par le Docteur Lorenzo BOTTO (Rome) tente à prouver que la
prévention des malformations du tube neural telle qu'elle
a été mise en place en Europe et en Israël et
consitant en une supplémentation médicamenteuse en
folates, est peu efficace. Pour les auteurs, la cause en est le
faible nombre de femmes qui suivent les recommandations (10 % en
Norvège, 6 % en Italie) en amont de la conception, d'autant
que les grossesses surviennent souvent de façon non planifiée.
C'est pourquoi la politique adoptée par les Etats-Unis, le
Canada, le Chili et l'Afrique du Sud, consitant à supplémenter
certains aliments tels que la farine en acides foliques est beaucoup
plus efficace (baisse de 40 à 60 % des malformations neurologiques
aux Etats-Unis). En attendant que l'Europe oriente sa politique
de prévention vers la supplémentation alimentaire
systématique, il paraît indispensable de penser à
supplémenter les femmes en attente de grossesse (PMA, arrêt
planifié de la contraception). Lire
l'article original
Dans
un article paru dans "Abstract Gynécologie", le
Professeur François GOFFINET revient sur certaines modifications
de nos pratiques obstétricales, dont certaines sont remises
en question :
• Amnioinfusion et aspiration à la vulve en
cas de liquide méconial : au vu des nouvelles données,
ces techniques ne semblent avoir que peu d'intérêt.
• Risque d'accouchement prématuré
: retour de la progestérone ? "Deux études randomisées
récentes montrent clairement que, chez les patientes ayant
un risque élevé d'accouchement prématuré,
la 17 hydroxy-progestérone par voie intramusculaire, ou la
progestérone donnée par voie vaginale quotidiennement
diminue le taux d'accouchements prématurés. D'autres
études sont en cours dans le monde…."
• Cerclage du col sur indication échographique
: deux essais récents montrent qu'un raccourcissement échographique
du col ne doit pas constituer une indication de cerclage pour réduire
le risque d'accouchement prématuré, et qu'il peut
être même délétère. Si l'indication
est liée à des antécédents, le cerclage
devrait être plus précoce.
• Accouchement par le siège : une
étude réalisée en France sur 8000 sièges
montre qu'il n'y a pas de différence entre les groupes voie
basse et césarienne. De même, HANNAH, dont la première
étude avait suscité la polémique, ne montre
aucune différence à deux ans entre le groupe césarienne
et le groupe voie basse, que ce soit sur le nombre de décès
ou le taux de retard psychomoteur, une fois supprimées les
malformations. Abstrat Gynécologie n° 291 – janvier 2005
Voici
apparaître un nouveau métier, doula : "une doula
est une accompagnatrice de la naissance, qui apporte un soutien
avant, pendant et après la naissance aux patientes qui le
désirent. C'est une mère qui a allaité, une
professionnelle indépendante qui a suivi une formation spécifique."
Si les doulas sollicitent leur entrée en salle de naissance,
quel sera leur accueil par les équipes soignantes ? Ne serait-il
pas préférable de valoriser la profession de sage-femme,
à qui incombe cet accompagnement de la naissance ? Les Dossier de l'Obstétrique, n° 333 – page
2
A
la demande de la Direction Générale de la Santé
(DGS), l'Anaes a évalué l'intérêt du
dépistage sérologique de l'infection à cytomégalovirus
(CMV) pendant la grossesse. Les conclusions sont identiques à
celles du Collège National des Gynécologues Obstétriciens
(CNGOF) de décembre 2002, et l'intérêt du dépistage
ne peut être retenu :
• ni pour identifier les femmes séronégatives
dans une perspective de prévention, car en l'absence de vaccin
seules les mesures d!hygiène peuvent être proposées,
mais elles n'ont pas été évaluées
• ni pour le diagnostic prénatal de l'infection à
CMV, car la sérologie ne permet pas d'en pronostiquer la
gravité, et peut induire des fausses couches iatrogènes
liées à l'amniocentèse. L'information concernant
des mesures d'hygiène universelles doit être données
aux femmes enceintes. Ces conclusions pourront être revues
"dès que seront disponibles une thérapeutique
antivirale efficace ou des marqueurs pronostiques de l'atteinte
fœtale valides et fiables". Téléchargez
le rapport de synthèse
Existe-t-il
des différences de pronostic entre les grossesses gémellaires
post-FIV et naturelles ? Cette étude rétrospective
incluant 73 gémellaires post-FIV et 148 naturelles révèle
une altération du pronostic obstétrical dans le 1er
groupe par rapport aux témoins. En effet, les fréquences
de RPM (13,7 vs 5,4 p < 0,05), de prématurité (durée
médiane de gestation 34,1 vs 35,5 SA p < 0,01), de césarienne
(92 vs 69% p < 0,01), d’admission en réanimation
néo-natale (86,3 vs 72,6% p < 0,01), d’hémorragie
intraventriculaire (15,4 vs 3,9 p < 0,01) sont plus élevées,
la durée d’hospitalisation (21,7 vs 9,9 jours p <
0,001) plus longue et le poids de naissance plus faible (1976 vs
2212g p = 0,001) chez les gémellaires après FIV. Aux
réserves épidémiologiques prés liées
à la méthodologie rétrospective, cette étude
laisse supposer que l’évolution des grossesses gémellaires
"iatrogènes" est encore plus altérée
que celle des gémellaires naturelles. Acta Obstetricia
Et Gynecologica Scandinavica 2004; 83(11): 1079-84
L'anomalie
du facteur von Willebrand, impliquée dans l’adhésion
plaquettaire et le transport du facteur VIII, est la plus fréquente
des coagulopathies constitutionnelles (1 % de la population). Le
risque hémorragique apparaît pour des taux inférieurs
à 50 %. L’augmentation gestationnelle des taux de FW
et de FVIII compense un déficit partiel initial en FW (type
1, le plus fréquent 70 %, de transmission autosomique dominante)
limitant le risque hémorragique et autorisant la péridurale.
Dans les autres formes (déficit complet de transmission autosomique
récessive, anomalies qualitatives de transmission autosomique
dominante ou récessive) une prise en charge prophylactique
reste nécessaire surtout pendant le travail (analogue de
la vasopressine, concentrés de FW). Le post-partum impose
une surveillance stricte clinique et biologique dans toutes les
formes de maladie de Willebrand. Enfin, il existe un risque de transmission
à l’enfant justifiant d’éviter tout acte
potentiellement hémorragique (injection IM, électrode
de scalp, etc.). La prise en charge de cette pathologie sera toujours
pluridisciplinaire. Le Praticien en Anesthésie Réanimation
2004; 8(4 cahier 1): 287-91