Le numéro n° 14-15 du Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) a été entièrement consacré aux infections congénitales et transmises de la mère à l'enfant en France
• Il publie des données récentes concernant la transmission mère-enfant du VIH, la surveillance des infections rubéoleuses, la listériose de la femme enceinte et du nouveau-né, les infections néonatales à streptocoque B, la syphilis congénitale, la toxoplasmose et les infections materno-foetales à CMV. Bulletin épidémiologique hebdomadaire 8 avril 2008/n°14-15 En savoir plus :
• Lire les résumés en ligne • Télécharger le BEH (pdf - 1,1 Mo)
Une étude randomisée multicentrique suédoise sur 2992 patientes, parue dans le BMJ du 25 mai 2008 a constaté que les analyses du lactate et du pH dans le sang foetal prélevé au scalp cuir chevelu donnaient des résultats comparables pour l’évaluation de la souffrance foetale pendant le travail. >>>suite L Nordström - BMJ Ed en ligne du 25 mai 2008
Une étude venue de Nouvelle Zélande et réalisée chez 751 femmes ayant un diabète gestationnel (glycémie à jeun >0,97 g/l ; glycémie 2 heures après un repas >1,25 g/l) dont 363 ont été traitées par metformine et les autres par insuline, a montré que la metformine (prescrite seule ou avec l’insuline) n'est pas associée à une augmentation des complications périnatales par rapport à l'insuline. Par ailleurs Les femmes préfèrent la metformine à un traitement par insuline. Cependant la prescription de metformine chez la femme enceinte (hors AMM) semble encore prématurée. Lire l’abstract Janet A. Rowan et coll.Metformin versus insulin for the treatment of gestational diabetes. N Engl J Med 358:2003-15,2008
L’intérêt de cet ouvrage, absolument unique sur le marché francophone, est d’exposer toutes les maladies rares susceptibles de poser des problèmes au cours de la grossesse. Sont ainsi traitées 221 affections ; chaque chapitre se termine par un récapitulatif des principales notions à retenir et par une dizaine de références bibliographiques. Cet ouvrage vous est proposé au prix de 71.25 € au lieu de 75.00 € (Prix public) sur le site de Sauramps Medical
Avec le soutien des laboratoires PFIZER, l’Association Francophone pour l’après ménopause (AFACS) effectue une enquête auprès de femmes qui ont été enceintes après un traitement pour cancer du sein. Des affiches sont distribuées aux gynécologues afin qu’ils incitent ces femmes à téléphoner au n° vert mis à leur disposition. Il leur sera envoyé un questionnaire anonyme à retourner à l’AFACS
Une étude du Centre for Women's Mental
Health Research effectuée à partir de un million trois
cent quatre-vingt mille naissances au Danemark entre 1973 et
1995 met en évidence une augmentation du risque de survenue
de schizophrénie chez les enfants de mères ayant vécu
un deuil au premier trimestre de leur grossesse. Ce surrisque n’est
pas constaté aux deux autres trimestres ou en cas de survenue
de maladie grave dans l’entourage de la mère. Les auteurs
invoquent le possible rôle de médiateurs chimiques libérés
par le cerveau de la mère au moment du stress.
Ali S. Khashan
et coll. Arch Gen Psychiatry. 2008;65(2):146-152
C’est la conclusion d’une étude d’une équipe
d’Ottawa qui a analysé plus de deux millions six cent
mille bébés nés aux Etats Unis. Contrairement
aux idées reçues, les enfants nés de pères
de moins de 20 ans présentent plus de risques de prématurité,
de petit poids de naissance, de RCIU, de faible score d’APGAR,
de mortalité néo-natale et post natale que ceux issus
de pères de plus de 40 ans, qui ne présentent pas de
risques particuliers. Lire l'article... Xi-Kuan Chen et coll. Hum. Reprod. Advance Access published
online on February 6, 2008
Se fondant sur la définition de la viabilité donnée
en 1977 par l’Organisation mondiale de la santé,
l’instruction générale de l’état
civil prescrivait aux officiers d’état civil de
n’inscrire que les enfants mort-nés après
un terme de 22 semaines d’aménorrhée ou ayant
un poids de 500 grammes. L’arrêt de la Cour de cassation
du 6 février 2008, indique que tout foetus né sans
vie à la suite d’un accouchement pouvait être
inscrit sur les registres de décès de l’état
civil, quel que soit son niveau de développement. Lire
la suite... Arrêts 06-16.498, 06-16.499 et 06-16.500
du 6 février 2008 de la première chambre civile
de la cour de cassation
Parues dans le Bulletin Epidémiologique Hebdomadaire du 24 juillet 2007,
les nouvelles recommandations incluent une vaccination contre la varicelle, avec
le vaccin monovalent,... lire
la suite...
LeLe prurit est une plainte fréquente de la femme
enceinte. La plupart du temps, isolé et bénin,
il peut aussi révéler une pathologie grave pour
la mère et le fœtus, et il faut en connaître
les principales causes. Lire
la suite...
Le
parvovirus B19, est l’agent du mégalérythème épidémique
ou "5ème maladie". Sa recrudescence récente a fait
l’objet d’une circulaire de la direction générale de
la santé en juillet 2005. Lire
la suite...
La réponse est apportée dans "Le Quotidien du Médecin" par
le Docteur Frédéric MERCIER (Hôpital Antoine Béclère – Clamart).
L'ALR fait courir aux patientes deux risques potentiels, celui d'abîmer
le tatouage, et d'autre part le carottage des tissus lors de la ponction pourrait,
en théorie, "induire des complications neurologiques tardives".
En fait, la seule complication rapportée dans la littérature a été une
douleur profonde spontanément résolutive en 24 heures, et qui n'a "probablement
aucun rapport avec le tatouage". Plusieurs recommandations ont été proposées
en cas de tatouage lombaire médian :
• Ponctionner au niveau d'une zone sans pigment, soit au sein du tatouage,
ou en dehors de la zone tatouée dans les espaces sus et sous-jacents ou
bien latéralement (abord paramédian)
• Faire une petite incision cutanée à l'aide d'un bistouri
pointu sous anesthésie locale
• Bien s'assurer que le mandrin de l'aiguille est enfoncé jusqu'à la
garde pour éviter le phénomène de carottage lors de son
introduction.
L'auteur conclut que la "plupart des anesthésistes acceptent de réaliser
une péridurale chez les patientes au dos tatoué". "Le Quotidien du Médecin" n° 8023 – Jeudi
5 octobre 2006
A la suite des recommandations élaborées par le Collège
National des Gynécologues Obstétriciens (CNGOF) en partenariat
avec le Centre National de Référence en Hémobiologie Périnatale
(CNRHP) et la Société Française de Médecine Périnatale
(DFMP), une fiche d'information pour les femmes enceintes a été mise à disposition
des médecins. Cette fiche est téléchargeable sur le site
du CNGOF.
Pour l’Institut de Veille Sanitaire (InVS)
le taux de mortalité maternelle se situe entre
9 et 13 décès pour 100 000 naissances, soit
chaque année 70 à 80 femmes qui décèdent
de leur grossesse ou de ses suites et l’on constate
que « La France se situe dans une position moyenne
parmi les pays comparables et pourrait mieux faire, à l’image
de la Finlande (6 pour 100 000) . Quatre-vingt-quatre
pour cent des décès ont lieu dans un hôpital
public, 10 % dans une clinique privée et 6 % à domicile. » Les
hémorragies, principalement du post-partum constituent
en France (contrairement aux autres pays européens)
la première cause de mortalité maternelle (21
% des décès), suivies par les complications
de l'hypertension artérielle (12 %), les embolies
amniotiques (7 %) et les infections (5%). Enfin, après
ajustement, l’accouchement par césarienne est
associé à un risque de mort maternelle du post-partum
multiplié par 3,5 par rapport à la voie basse
(OR 3,52 [95 % IC 2.07;5,98]). Ce risque est significatif
pour les césariennes réalisées avant
ou au cours du travail. L’InVS publie dans le Bulletin épidémiologique
hebdomadaire (BEH du 12 décembre 2006/n°50) des
recommandations à bien connaître. …lire
la suite…
A la question posée, quel doit être le délai maximum pour
extraire l’enfant en cas de césarienne en urgence, le Professeur
Claude SUREAU répond que cela dépend des circonstances et qu’il
faut différencier la survenue inopinée d’une procidence du
cordon où l’on peut admettre un délai de 30 à 40 minutes,
de l’antécédent de césarienne, qui expose à une
rupture utérine, accident prévisible où l’on dispose
de 17 à 18 minutes pour extraire un enfant en bon état. Cela nécessite
donc de laisser la patiente en salle de travail, à la condition expresse
que le bloc soit à proximité et disponible ; sinon on peut être
amené à envisager la tentative d’accouchement au bloc opératoire.
Ceci est un cas extrême, malheureusement non exceptionnel, et il est clair
que le non respect de ces précautions engagerait la responsabilité du
médecin. La Lettre Mensuelle de Schering Gynécologie Contact (Octobre 2006)
A cette question, le Professeur Jean-Claude COLAU a répondu
dans La Lettre Mensuelle de Schering Gynécologie Contact
(Octobre 2006).
Le bilan étiologique des fausses-couches répétées
est orienté par l'interrogatoire, l'examen clinique, la
biologie et l'imagerie. Il faudra rechercher :
une cause génétique, avec un caryotype
des parents,
une malformation congénitale, voire une
exposition au DISTILBENE, ou une pathologie gynécologique
(synéchie, fibrome...),
une pathologie auto-immune,
une cause endocriniennes (insuffisance lutéale,
insuffisance thyroïdienne, diabète insulino-dépendant),
les causes infectieuses par une bactériologie
vaginale : chlamydiae, vaginose bactérienne...,
et dans certains cas, une thrombophilie familiale.
La Lettre Mensuelle de Schering Gynécologie
Contact (Octobre 2006)
A cette question, le Professeur Jean-Claude COLAU a répondu dans La Lettre
Mensuelle de Schering Gynécologie Contact (Octobre 2006).
• Trois attitudes sont possibles :
1. l'abstention en expliquant le temps de rétention,
2. un traitement médical,
3. l'aspiration chirurgicale.
Il faut mettre en balance les avantages et inconvénients de ces différentes
méthodes : hospitalisation, anesthésie générale,
risque hémorragique...
• Suite à une interruption spontanée, il n'y a pas de délai à respecter
pour autoriser une nouvelle grossesse à partir de la reprise de l'ovulation,
et il n'a pas été démontré qu'un temps de latence, éventuellement
sous contraception orale, diminuait le risque de récidive.
• Enfin il est conseillé, lorsqu'une nouvelle grossesse est souhaitée,
de vérifier la vacuité utérine par une échographie
utérine, quelle qu'ait été la méthode
du traitement de la fausse-couche,. La Lettre Mensuelle de Schering Gynécologie Contact (Octobre 2006)
Utilisée
depuis plus de 50 ans, la radiopelvimétrie a évolué avec
l'arrivé récente de la pelvimétrie par
IRM qui est rapide et ne présente aucun danger pour
la mère et le fœtus (elle apparaît donc
comme le meilleur examen). Florence Bretelle et coll., après
avoir détaillé les techniques de pelvimétrie, évalue
son intérêt en fonction du contexte obstétrical
:
• devant un utérus cicatriciel, il semble que sa
pratique est responsable d'une augmentation injustifiée
du taux de césariennes.
• en cas de position caudale, elle permet de réduire
le taux de césariennes en urgence
• en cas de présentation céphalique, elle
ne semble pas présenter d'intérêt, même
en cas d'antécédents d'accouchement "difficile" ou
de macrosomie fœtale.
• dans les grossesse gémellaires, elle pourrait comme
pour le siège diminuer le taux de césariennes en
cours de travail.
En conclusion, il semble donc que la seule indication qui reste
pour la radiopelvimétrie soit l'accouchement par le siège.
L'auteur insiste sur l'importance de l'information de la patiente
afin qu'elle puisse "comprendre et adhérer à la
démarche décisionnelle de son médecin". F. Bretelle – Réalités en gynécologie-obstétrique – Décembre
2006 ; 116:46-50
Utilisée depuis plus de 50 ans, la radiopelvimétrie a évoluéc avec l'arrivée récente de la pelvimétrie par IRM qui est rapide et ne présente aucun danger pour la mère et le fœtus (elle apparaît donc comme le meilleur examen). Florence Bretelle et coll., après avoir détaillé les techniques de pelvimétrie, évalue son intérêt en fonction du contexte obstétrical :
• devant un utérus cicatriciel, il semble que sa pratique est responsable d'une augmentation injustifiée du taux de césariennes.
• en cas de position caudale, elle permet de réduire le taux de césariennes en urgence
• en cas de présentation céphalique, elle ne semble pas présenter d'intérêt, même en cas d'antécédents d'accouchement "difficile" ou de macrosomie fœtale.
• dans les grossesse gémellaires, elle pourrait comme pour le siège diminuer le taux de césariennes en cours de travail.
En conclusion, il semble donc que la seule indication qui reste pour la radiopelvimétrie soit l'accouchement par le siège. L'auteur insiste sur l'importance de l'information de la patiente afin qu'elle puisse "comprendre et adhérer à la démarche décisionnelle de son médecin".
F. Bretelle – Réalités en gynécologie-obstétrique – Décembre 2006 ; 116:46-50
Une équipe américaine a publié une méthode non invasive
pour le diagnostic prénatal des anomalies du nombre de chromosomes à partir
du sang périphérique maternel. Cette méthode repose sur
la détection de l'ADN fœtal circulant, qui est distingué de
l'ADN d'origine maternelle par la mise en évidence d'un allèle
paternel qui n'est pas présent dans le génome maternel. R. Dhallan
et coll. Ont présenté une série de 60 grossesses, mais la
plupart des tests (52 sur 60) ont été réalisés au-delà du
premier trimestre.
L'étude a conclu à une aberration chromosomique chez trois fœtus
; le diagnostic s'est avéré exact chez deux d'entre eux, alors
que le troisième ne présentait pas d'anomalie. La valeur prédictive
positive du test était donc de 66,7 %.
Sur les 57 fœtus identifiés comme ne présentant pas d'anomalie,
l'un d'entre eux s'est avéré atteint d'une trisomie 21. La valeur
prédictive négative du test était donc de
98,2 %.
Les auteurs concluent que ce test peut constituer un complément utile
aux essais actuellement utilisés. R. Dhallan et coll. The Lancet 2007 ; 369:474-481
Nous poursuivons la publication des fiches d'information que vous
pouvez remettre à vos
patientes. Nous vous conseillons de les imprimer en trois exemplaires : l'un
d'entre eux sera remis à la patiente, les deux autres seront conservés
dans les dossiers du médecin et d'hospitalisation. Cette fiche sera datée
du jour où l'information a été délivrée. Elle
devra être complétée par un document de consentement
qui sera joint au dossier d'hospitalisation. L'amniocentèse
L'Institut de Veille Sanitaire (InVS) estime le taux de mortalité maternelle
entre 9 et 13 décès pour 100 000 naissances, soit chaque année
70 à 80 femmes qui décèdent de leur grossesse ou de ses
suites. Les hémorragies constituent en France (contrairement aux autres
pays européens) la première cause de mortalité maternelle
(21 % des décès), suivies par les complications de l'hypertension
artérielle (12 %) et les embolies amniotiques (7 %). Pour l'InVS, la moitié de
ces décès pouvaient être évités. Il publie
dans son bulletin mensuel des recommandations pour éviter
ces accidents. Extrait
du Bulletin épidémiologique hebdomadaire 12/12/2006
Un article paru dans l'American
Journal of Obstetrics and Gynecology expose une étude rétrospective
menée aux Etats-Unis sur 60 443 paires de jumeaux. L'incidence de la mortalité et
de la morbidité a été calculée pour
chacun des jumeaux A et B en fonction du terme. Les auteurs concluent
que la date optimale d'accouchement pour les jumeaux se situe avant
40 semaines de gestation... Lire
la suite
L’oxymétrie de pouls fœtal est une technique qui consiste,
grâce à un capteur inséré à travers le col
après rupture des membranes et appliqué sue la joue du fœtus, à mesurer
la saturation en oxygène du fœtus pendant le travail. Une étude
Américaine multicentrique récente (BLOOM et coll.) portant sur
5342 primipares à terme à confirmé le manque d’intérêt
de cette technique qui n’améliore ni le taux de césariennes,
ni l’état du nouveau-né.
New England Journal of Medecine, 23 novembre
2006, pp 2195 et 2247