Le
Professeur Didier RIETHMULLER, lors des 20èmes
Journées Pyrénéennes de Gynécologie
de Tarbes, a abordé les modalités de
la surveillance du col après traitement
des lésions pré-cancéreuses.
Il a rappelé que ces femmes ont un risque
de cancer invasif cinq fois plus élevé que
la population générale. L’ANAES
recommande la pratique d’une colposcopie associée à la
cytologie trois mois après l’intervention,
et un suivi cytologique à six mois et douze
mois. En fait il semble plus utile de proposer un
frottis+test HPV comme marqueur de guérison.
Cette pratique permettrait de sélectionner
deux groupes de femmes :
• celles qui ne sont plus porteuses du virus (2/3 à 3/4
des femmes) peuvent êtres considérées
comme guéries et être à nouveau
incluse dans un suivi de routine,
• celles dont le test HPV est toujours positif
et/ou le frottis est anormal dont à risque de
récidive et devront bénéficier
d’une surveillance particulière. 20èmes Journées Pyrénéennes
de Gynécologie – Tarbes, 5-6 octobre 2006
Le
laboratoire Roche, en accord avec l'Afssaps et l'EMEA
(European Medicines Agency), demande aux professionnels
de santé d'être vigilants lors de la manipulation
d'HERCEPTIN 150 mg poudre pour solution à diluer
pour perfusion.En effet, la présence de fissures
au niveau de la base du col du flacon a été rapportée.
Ces fissures pourraient conduire à une non-stérilité des
flacons. Le laboratoire Roche demande d'effectuer une inspection
visuelle de tous les flacons issus de lots
listés dans l'annexe
ci-jointe. Les flacons défectueux seront
isolés, repris par le centre de distribution de
Rosny et remplacés. VIDALnews n° 213 - 28 Novembre 2006
Les
laboratoires HIRAPHARM commercialisent en France
SERELYS®, complément non hormonal
constitué d’ extraits de pollens
et de vitamine E et utilisé depuis
plusieurs années dans les pays scandinaves.
Ce produit a fait l’objet d’études
en double aveugle dont l’une d’elles
a récemment été rapportée
dans le cadre du 6ème congrès de
la Société Européenne de
Gynécologie, montrant son efficacité dans
le traitement du syndrome pré-menstruel
mais aussi pour les troubles de la ménopause.
Posologie :
• Cure initiale : 2 cp par jour, de préférence
matin et soir.
• Cure d’entretien : 1 à 2
cp par jour selon l’évolution des
troubles.
Le
vaccin indiqué dans la prévention du cancer du
col de l'utérus, commercialisé par le laboratoire
SANOFI PASTEUR MSD, est disponible en pharmacie. Ce vaccin
tétravalent est actif sur les souches oncongènes
16 et 18 du papillomavirus humain (HPV), mais aussi sur les
souches 6 et 11, responsables des condylomes accuminés.
Principalement indiqué chez les enfants et adolescents
de 9 à 15 ans, il est également efficace chez
les femmes de 16 à 26 ans. Il diminue le risque de cancer
du col de plus de 70 %, et son efficacité est démontrée
sur au moins 5 ans, avec une très bonne tolérance.
Rappelons que GARDASIL® est un vaccin préventif,
et non un traitement de l'infection persistante à HPV.
(1)
Il nécessite trois injections dont le coût est de
146 euros par dose, et il n'est pas remboursé par la sécurité
sociale. AXA France a annoncé qu'il remboursera à
plus de 80 % le nouveau vaccin. Il semble que d'autres mutuelles
s'apprêtent également à prendre une partie
de la dépense en charge : AGF - MAAF - Swisslife. (2) (1) D'après la communication du Professeur Didier
RIETHMULLER - 20èmes Journées Pyrénéennes
de Gynécologie - Tarbes - 7 & 8 octobre 2006
(2) Source : Le Figaro Madame
Infogyn.com
publie régulièrement des fiches pratiques de
conduite
à tenir ainsi que les protocoles de salle de naissance
de plusieurs CHU. L’ensemble de ces publications est mis à
la disposition de nos abonnés. Nous vous proposons cette
semaine en accés libre la fiche actualisée : « Conditions
de remboursement de l'ostéodensitométrie [2006] ».
Un
arrêté du 21 septembre 2006 modifiant la liste
des spécialités pharmaceutiques remboursables
aux assurés sociaux et publié au JO du 11 octobre
2006 précise les conditions de remboursement et les
indications des traitements de l’ostéoporose.
Conditions
de remboursement
Patientes
ayant fait une fracture par fragilité osseuse
En
l’absence de fracture, femmes ayant :
Un
T score < -3
Ou
un T score < ou = -2,5 associé à d’autres
facteurs de risque :
âge
> 60 ans
corticothérapie
systémique ancienne ou actuelle à une
posologie >ou = 7,5 mg /j d’équivalent
prednisone
IMC < 19
kg/m2
ATCD
de fracture du col du fémurs chez
un parent du 1er degré
Ménopause
précoce (avant 40 ans).
Médicaments
concernés par le traitement de la femme et indications
Pour
réduire le risque de fractures vertébrales
:
Raloxifène
: EVISTA® - OPTRUMA®
Pour
réduire le risque de fractures vertébrales
et de hanche :
A
l’occasion de ses XXVIIèmes Journées nationales
qui ont connu un grand succés, l’Association Française
pour l’Etude de la Ménopause (AFEM) a publié
la nouvelle version de la brochure d’information grand
public
« La ménopause et son traitement ». Nous vous
rappelons que parmi les recommandations de l’'Agence française
de sécurité sanitaire des produits de santé
(Afssaps), figure l’obligation d’informer les patientes
des avantages et des risques du THS. Téléchargez
la fiche
Dans
un article paru dans "The Journal of Steroid Biochemistry &
Molecular Biology", Carlo Campagnoli et coll. rappellent
que l'augmentation du risque de cancer du sein retrouvée
chez les utilisatrices de THS associant oestrogènes et
progestatifs de synthèse "semble de toute évidence
liée au type de schéma thérapeutique et/ou
au type de progestatif utilisé". Les auteurs
suggèrent donc, lorsqu'un THS est indiqué, l'utilisation
de traitements avec de la progestérone et non avec un
progestatif de synthèse, ceci selon un schéma séquentiel
ou combiné-discontinu.
"De cette façon, le risque de cancer de l'endomètre
est réduit sans augmenter le risque de cancer du sein". The Journal of Steroid Biochemistry & Molecular
Biology
Vol 96 n°2 – Juillet 2005
La
société Conceptus qui distribue le système
de stérilisation tubaire « ESSURE » vient
de publier un « rapport d’étape » concernant
ce dispositif .
• 80000 ESSURE ont été implantés dans
le monde dont 20000 en Europe et 8000 en France.
• Le taux d’efficacité est de 99,74% à
5 ans.
• Le taux de succès de pose bilatérale est
de 94,6%.
• La technique de Bettochi par vaginoscopie sans anesthésie
est de plus en plus utilisée par les chirurgiens et est
plébiscitée par 95% des patientes
Le problème de l’allergie au nickel :
• L’implant Essure est composé d’un
alliage en nitinol (nickel-titane), utilisé depuis de
nombreuses années pour les stents coronaires ou vasculaires.
A ce jour, dans les études, il n’y a eu aucun cas
d’allergie au Nickel rapporté. L’absorption
de nickel par jour est de 300 microgrammes (eau, nourriture)
alors que la proportion de nickel diffusée par l’implant
Essure est de 0.14 microgrammes soit 2143 fois moins que le taux
de nickel ingurgité
quotidiennement. Toutefois, en cas de doute, faites procéder
un test complet chez un allergologue/dermatologue. Si ce test
s’avère positif, la HAS recommande d’envisager
une autre solution que les implants Essure.
Pour en savoir plus http://www.essure.ch/french/hcp/hcp_faq.aspx ou
obtenir une formation, envoyez à Conceptus un e-mail à
l'adresse suivante: info-europe@conceptus.com.
Le
laboratoire CCD commercialise deux dispositifs qui nous paraissent
constituer un réel progrès par rapport à la
classique pipelle de Cormier :
1. Pipelle®H, développée par
le Royal Free Hospital of London (A. Magos and al.) qui dispose
d'un piston interne de 50 cm de long, procurant une force d'aspiration
suffisante pour recueillir un volume important de tissu endométrial,
même lors d'hystéroscopies diagnostiques ambulatoires,
où la cavité est baignée par le sérum
physiologique. Description
détaillée
2. Sonde pour hystérosonographie et biopsie
d'endomètre de Bernard et Lecuru. Elle comporte un embout
permettant d'adapter une seringue vide, et d'effectuer une forte
dépression. Un conditionnement intégrant la seringue
et une sonde apparentée est en cours d'expérimentation. Description
détaillée
Depuis
une décision publiée au Journal Officiel du 30/06/2006,
l'ostéodensitométrie est inscrite sur la liste
des actes remboursables sous certaines conditions. Pour les
femmes ménopausées, le remboursement sera accordé si
:
• antécédents de fracture vertébrale
ou périphérique sans contexte de traumatisme évident
• antécédent familial de fracture du col
fémoral sans traumatisme majeur chez un parent au 1er
degré
• IMC < 19 kg/m2
• ménopause avant 40 ans
• antécédent de prise de corticoïdes
d'une durée d'au moins 3 mois consécutifs, à une
dose supérieure à 7,5 mg par jour d'équivalent
prednisone.
La base de remboursement de l'acte est fixée à 39,96
euros. Lire
le texte complet des conditions de remboursement VIDALnews n° 197 - 04 Juillet 2006
Les
professionnels de santé sont responsables de
l'élimination des déchets produits au cabinet
ou au domicile des patientes (principe du pollueur-payeur établi
par la loi n°75-663 du 15/07/75 reprise dans le code de
l'environnement : article L.541-1 et suivants). Parmi ces déchets,
certains sont à l'origine de risques pour la personne
ou pour l'environnement, et ils nécessitent alors une
prise en charge particulière. C'est le cas des Déchets
d'Activités de Soins à
Risques Infectieux (DASRI). Il s'agit :
• des objets piquants, coupants, tranchants (aiguilles,
scalpels, lames…)
• tout objet en contact avec du sang ou un autre liquide
biologique potentiellement infectieux (pansement souillé,
compresse…)
• des déchets anatomiques non aisément identifiables
(grain de beauté, kyste, peau…)
• divers : flacons, drains, matériel à fort
impact émotionnel…
Nous vous proposons une fiche mémo comportant la procédure
obligatoire pour l'élimination de ces déchets. Lire
la suite…
A
l'heure où les anti-aromatases sont pour de nombreux
auteurs susceptibles de remplacer le tamoxifène en post-ménopause,
le Docteur Laurence Gladieff (Centre Claudius Regaud – Toulouse),
à partir des données récentes de la littérature,
rappelle la place prépondérante du tamoxifène
en préménopause, et la confronte à l'autre
alternative qui est la suppression ovarienne. Lire
la suite…. Journées Pyrénéennes de Gynécologie
– Tarbes 2005
Le
laboratoire Schering SA, en accord avec l'AFSSAPS, ont prévu
de mettre à disposition des hôpitaux et cliniques
des ampoules de NALADOR® en provenance d'Allemagne, Autriche
et Pays-Bas pour pallier à la rupture des stocks de
NALADOR®
500 mg. La composition du produit importé reste strictement
identique, seule diffère la présentation en boîte
de 3 ampoules.
Pour mémoire, NALADOR® est indiqué dans les
cas suivants :
• Interruption de grossesse pour motif médical au
cours du 2ème trimestre
• Explusion du contenu utérin en cas d'avortement
incomplet, môle hydatiforme ou mort foetale in utero
• Dilatation du col préalablement à une interruption
de grossesse au cours du 1er trimestre
• Hémorragie du post-partum par atonie utérine
résistant à un traitement de première intention
par l'ocytocine Vidal News n°195 - 21 juin 2006
Le
laboratoire Novartis Pharma a rappelé récemment
la contre-indication de FEMARA chez les femmes ménopausées
enceintes ou qui allaitent. En effet, une étude présentée
lors du Conjoint Meeting of The America Society for Reproductive
Medicine and the Canadian Fertility and Andrology Society (octobre
2005 - Montréal - Canada) a montré que chez les
nouveaux-nés de mère traitée par FEMARA
(seul ou associé
aux gonadotrophines chorioniques) pour stérilité non
expliquée et polykystose ovarienne, l'incidence des malformations
de l'appareil locomoteur et des anomalies cardiaques était
plus élevée que dans le groupe contrôle.
Ainsi, Novartis Pharma a rappelé que les prescriptions
concernées dans ce cadre sont en dehors des indications
thérapeutiques autorisées dans l'AMM.
Le
système belge, qui rembourse six tentatives de FIV,
impose que les deux premières tentatives soient effectuées
avec un seul embryon, les quatre autres tentatives étant
très proches des pratiques françaises. Dans un
article paru dans "Réalités en Gynécologie-Obstétrique",
le Professeur Jean-Luc POULY (Clermont-Ferrand) démontre
que cette pratique permet des taux d'accouchement proches de
ceux obtenus par le transfert de deux embryons (si l'on comptabilise
les réimplantations des embryons congelés), tout
en réduisant le nombre de grossesses multiples, puisque
60 % des patientes ont accouché sans risque de grossesse
multiple après les deux premières tentatives.
Ainsi, les pays pratiquant le SET (pays scandinaves et Belgique) "sont
passés très en dessous de 10 % de grossesses
multiples contre plus de 20 % en France". Toutefois,
la généralisation du SET en France dans des conditions
favorables n'est pas encore pour demain, car un sondage personnel
a indiqué à
l'auteur que seulement la moitié des centres de FIV est
favorableà
l'adoption du système belge, alors que l'autre moitié
y est "farouchement opposée". Réalités en Gynécologie-Obstétrique
n° 109 – mars 2006
Pour
C. Solano et P. Foldes, 300 000 femmes ou fillettes excisées
vivent aujourd'hui en France, et 10 000 à 20 000 petites
filles sont exposées au risque d'être excisées.
C'est dire que tout gynécologue peut être confronté
à une femme excisée. Il doit savoir l'écouter
et répondre aux questions concernant les possibilités
de réparation et de prise en charge par l'assurance maladie. Lire
la suite… Réalités en Gynécologie-Obstétrique
n° 109 – mars 2006
Le
stérilet GYNEFIX®, dont la commercialisation en
France a été interrompue, est toujours distribué en
Belgique. Rappelons que le système d'ancrage de ce DIU
est particulièrement intéressant chez les patientes
atteintes de béance du col susceptible d'expulser les
stérilets classiques. Il est possible de se procurer
GYNEFIX® à
l'aide du bon de commande que vous trouverez en cliquant sur
le lien ci-dessous. Vous trouverez sur le site internet http://www.contrel.be toutes
les informations concernant les différents modèles
de GYNEFIX®, ainsi qu'un rappel de la procédure de
pose. Bon
de commande à imprimer
AGRÉAL
est un médicament indiqué dans le traitement
des bouffées vasomotrices invalidantes associées à des
manifestations psychofonctionnelles de la ménopause
confirmée. Le véralipride, principe actif de
AGRÉAL, fait partie de la classe des neuroleptiques.
Aussi peut-il entraîner des effets indésirables
neurologiques classiquement observés avec ce type de
médicaments, tels des dyskinésies, des syndromes
extrapyramidaux, notamment des syndromes parkinsoniens, particulièrement
en cas de traitements prolongés. Des syndromes anxiodépressifs,
des syndromes de sevrage à
l'arrêt du traitement ou entre deux cures ont aussi été
notifiés.
L'examen de l'ensemble des données a conclu que le rapport
bénéfice/risque de ce médicament restait
favorable, sous réserve de modifications de l'information
sur le produit, les laboratoires Grünenthal attirant notamment
l'attention des prescripteurs sur les points suivants :
• La posologie est de 1 gélule par jour, 20 jours
par mois.
• La durée du traitement est limitée
à 3 mois.
• La survenue d'une dyskinésie ou d'un syndrome
extrapyramidal impose l'arrêt du traitement.
• La survenue d'un syndrome de sevrage avec ou sans anxiété,
d'un syndrome dépressif avec ou sans anxiété,
voire d'une anxiété isolée entre 2 cures
ou
à l'arrêt du traitement doit conduire à la
reprise du traitement et à son arrêt progressif
et définitif.
• L'association aux neuroleptiques antipsychotiques et
aux neuroleptiques antiémétiques est contre-indiquée.
En savoir plus : Lettre
destinée aux professionnels de santé (Grünenthal,
18 avril 2006). RCP
actualisé le 24 février 2006 (en
ligne sur le site de l'Afssaps). VIDALnews n° 188 - 25 Avril 2006
Une
étude récente de E. Davey publiée dans le
Lancet a analysé 147 publications comparant frottis cervicaux
en milieu liquide (CML) aux frottis conventionnels (CC). Seulement
5 études (dont 2 françaises) ont été
jugées de bonne qualité. Très peu d’études
permettent une comparaison valable et il n’y a pas de preuve
de la supériorité le la technique CML. Dans le
Journal Faxé du Gynécologue,Michel JONDET –Paris
- pose la question de l’intérêt de la CML
par rapport
à son coût, le seul avantage étant de permettre
la recherche de l’ADN des HPV oncogènes, qui n’est
indiquée que dans 1 à 1,5% des frottis. E. DAVEY et col – Lancer Janv 2006 -14 ; 367(9505)
: 122-32
M. JONDET – Le Journal Faxé du Gynécologue
6 Avril 2006
C’est
la question posée par les organisateurs des dernières
Journées Pyrénéennes de Gynécologie
au Dr Jacques MONTAGUT, membre du Comité National Consultatif
d’Ethique. S’il est probable que les difficultés
d’ordre technique soient un jour surmontées, tout
au moins pour le clonage thérapeutique, la voie d’avenir
la plus acceptable sur le plan éthique sera celle de
la reprogrammation des cellules souches adultes. Lire
la suite… 19èmes Journées Pyrénéennes
de Gynécologie
– Tarbes 2006
Le
24 janvier 2006, l'Agence européenne d'évaluation
du médicament a délivré une AMM européenne
à la spécialité EXUBERA, insuline humaine
en poudre pour inhalation. Il s’agit d’une insuline
humaine d'action rapide qui est indiquée :
- Dans le traitement du diabète de type 2 chez l'adulte
insuffisamment contrôlé par des antidiabétiques
oraux et nécessitant une insulinothérapie.
- En complément d'une insuline sous-cutanée d'action
prolongée ou intermédiaire, dans le traitement
du diabète de type 1, chez l'adulte pour lequel le rapport
bénéfice/risque potentiel est en faveur de l'adjonction
d'une insuline inhalée.
EXUBERA se présente sous forme de poudre pour inhalation
en récipient unidose contenant une dose de 1 mg ou 3 mg.
L'insuline humaine inhalée a un délai d'action
plus rapide que celui de l'insuline humaine d'action rapide administrée
par voie sous-cutanée. Compte tenu de sa rapidité
d'action, l'insuline humaine inhalée doit être administrée
dans les 10 minutes qui précèdent le début
du repas. VIDAL news n° 187 - 11 Avril 2006
Après
avoir fait la synthèse de nos connaissances en 2006
sur les indications et les effets secondaires des progestatifs,
le docteur Christian JAMIN nous propose cette semaine de faire
le point sur les bénéfices, bien réels,
que nous pouvons attendre du traitement hormonal de ménopause
(THM) en regard des risques dont la plupart peuvent être
minimisés par le choix des molécules, leur voie
d’administration, la durée totale du traitement
et peut-être la dose retenue. Lire
la suite...
Les
derniers résultats de l'essai randomisé ATAC
(Arimidex, Tamoxifène, Alone or in Combination), qui
comparent l'efficacité
et la tolérance de l'anastrozole (ARIMIDEX®) et du
tamoxifène dans le cancer du sein localisé RH+
chez les femmes ménopausées sur une durée
de 18 mois, ont été présentés lors
de la conférence européenne sur le cancer (Ecco
13). La supériorité de l'ARIMIDEX® a pu être
démontrée dans tous les domaines :
• amélioration significative : + 17 % de la survie
sans événement (récidive locale ou à
distance, cancer du sein contro-latéral, décès
toutes causes confondues)
• diminution du risque de récidive : 26 %
• diminution du risque de cancer du sein contro-latéral
: 53 %
• réduction significative des effets secondaires
graves : accidents vasculaires (2 % contre 2,8 % avec tamoxifène),
accidents thrombo-emboliques (2,8 % contre 4,5 %), thrombose
veineuse profonde (1,6 % contre 2,4 %), cancer de l'endomètre
(0,2 % contre 0,8 %)
• diminution également significative sur les effets
secondaires gynécologiques : bouffées de chaleurs,
saignements vaginaux, pertes vaginales. Le Quotidien du Médecin n° 7913 – mardi
7 mars 2006
Depuis
la publication des études WHI et HERS suivies de l’étude
française E3N soulignant l’augmentation du risque
de survenue de cancer du sein en cas d’adjonction de
progestatifs aux oestrogènes dans le traitement hormonal
de la ménopause, un certain nombre de gynécologues
ont éprouvé
certaines réticences à prescrire les traitements
progestatifs au long cours, même en dehors du cadre du
THS. Le docteur Christian JAMIN nous fait parvenir ce texte rappelant
les principales indications de ces traitements souvent irremplaçables
et leurs effets secondaires. Lire
la suite...
C’est
la question à laquelle répond le Pr Michel LAROCHE
(Toulouse) dans le dernier numéro d’"Abstract
Ostéoporose". Après avoir constaté que
"le patient ostéoporotique ne guérit jamais
définitivement", l’auteur développe
un certain nombre d’arguments qui lui "semblent
suffisants pour motiver le traitement à vie de l’ostéoporose
avec des traitements adaptés". Quant aux choix
des séquences thérapeutiques à utiliser
il est "difficile actuellement, compte tenu du peu d’études
disponibles, d’avoir une attitude dogmatique".
A la différence des biphosphonates et du ralénate
de strontium qui se fixent durablement sur le cristal osseux,
le THM et le raloxifène ne devraient pas à priori
interférer sur l’efficacité des traitements
ultérieurs. Enfin, pour le Dr Florence TRÉMOLIÈRES,
il semble préférable d’ éviter d’associer
plusieurs médicaments car nous n’avons pas pour
le moment la preuve d’une meilleure efficacité anti-fracturaire. Abstract Ostéoporose, N°4-Mars 2006
Les
Laboratoires Pfizer viennent d’obtenir le remboursement
pour leur spécialité TAHOR® 10 mg (boîte
de 28 cp) dans la prévention des événements
coronaires et cérébrovasculaires chez des patients
diabétiques de type 2 avec un autre facteur de risque,
avec ou sans hyperlipidémie associée. En pratique
cette spécialité est donc remboursée au
taux de 65 % pour l'ensemble des indications dans lesquelles
elle est autorisée :
- Hypercholestérolémies pures (type IIa) ou mixtes
(types IIb et III) en complément d'un régime adapté
et assidu.
- Hypercholestérolémie familiale homozygote.
- Réduction des événements coronaires chez
des patients hypertendus traités avec 3 facteurs de risque
en prévention primaire, avec ou sans hyperlipidémie
associée.
- Prévention des événements coronaires et
cérébrovasculaires chez des patients diabétiques
de type 2 avec un autre facteur de risque, avec ou sans hyperlipidémie
associée. VIDALnews n° 187 - 11 Avril 2006
Devant
un cas clinique de femme de 52 ans dont les dosages successifs
de bêta HCG sont restés positifs aux alentours
de 56/78 avec une FSH toujours haute, le Pr. Didier DEWAILLY,
précise dans le numéro 119 - Novembre 2004 -
de Schéring Gynécologie Contact qu’il existe
de nombreuses sources ectopiques possibles d’HCG, le
plus souvent tumorales : tératome, dysgerminome, tumeurs
neuro-endocrines, K anaplasique bronchique, adénome
hypophysaire (exceptionnel), etc...
Il propose donc :
- la réalisation d’un scanner thoraco-adominal, à
la recherche d’une lésion, en particulier médiastinale,
pancréatique ou rétropéritonéale.
- si cet examen revient négatif, il ferait de principe
une IRM encéphalique, centrée sur la région
hypothalamique.
L’hypothèse d’une interférence avec
la LH est peu probable, mais si tout est négatif, il propose
de voir ce que deviennent parallèlement LH et HCG après
une injection d’un agoniste “retard” de la
GnRH. Schéring Gynécologie Contact – N° 119
- Novembre 2004
Dans
un article dans "Le Quotidien du Médecin",
le Professeur L. MONNIER (Hôpital La Peyronnie – Montpellier)
propose une règle simple, dite des "3 sept",
qui permet en ne retenant que le chiffre 7, de :
• définir le diabète sucré : glycémie
à jeun ≥ 7 mmol/l (1,26 g/l)
• définir un bon équilibre diabétique
: HbA1c < 7%. L'HbA1c intègre sur une période
de trois mois des fluctuations glycémiques qui surviennent
pendant l'état de jeûne et au cours de périodes
glycémiques post-prandiales.
• estimer de façon plus précise l'équilibre
glycémique : glycémie post-prandiale 2 heures après
le repas de midi < 7 mmol/l (1,26 g/l). Il est rappelé
que physiologiquement les glycémies après le petit
déjeuner sont supérieures aux glycémie après
le repas du soir, elles-mêmes supérieures aux excursions
glycémiques après le repas de midi. Le Quotidien du Médecin n° 7906 – vendredi
24 février 2006
Le
choc anaphylactique, qui peut être mortel doit être
traité d'urgence par injection d'adrénaline :
ANAPEN®
en constitue la spécialité la plus maniable, car
il se conserve à température ambiante (< 25°C).
Il se présente sous forme de seringue préremplie à
0,30 mg/0,3 ml et 0,15 mg/0,30 ml. Il s'injecte en IM, uniquement
dans la face antéro-latérale de la cuisse. Masser
la zone d'injection pendant 10 secondes.
La posologie efficace est de 0,05 à 0,01 µg/kg :
• chez l'adulte, la dose usuelle est de 300 µg. Si
cette dose ne suffit pas, une nouvelle dose peut être injectée
après un délai de 10 à 15 minutes.
• chez l'enfant, la dose est de 150 à 300 µg
selon le poids.
Une hospitalisation de 24 heures doit être envisagée,
car dans 5 à 20 % des cas, une rechute peut être
observée dans les heures qui suivent (choc "biphasique"). Le Quotidien du Médecin – mardi 7 mars
2006 –
n°7913
A
la question posée dans le n°118 de Schering Gynécologie
Contacts d'une jeune patiente qui se plaint de sensations de
brûlures vaginales après rapport sexuel, qui n'existent
pas avec les préservatifs et sans infection, le Docteur
Evelyne Drapier-Faure répond que l'allergie aux protéines
de sperme existe. Elle peut prendre la forme d'une hypersensibilité immédiate
de type I avec brûlures vaginales immédiates ou
plus rarement d'une hypersensibilité retardée
de type IV, caractérisée par une "dermite
de contact de la vulve avec œdème, brûlures,
sensation de cuisson et prurit". L'auteur conseille
:
• un traitement de fond par anti-histaminique quotidien
par voie orale
• ou bien 2 à 3 comprimés de tritoqualine®
(HYPOSTAMINE®) à prendre avant les rapports sexuels.
Le
Professeur Claude Sureau répond à une question
parue dans Schering Gynécologie Contacts n° 118
et conseille :
• de s'assurer de la validité formelle de l'indication
et de mentionner les arguments dans le dossier, après
avoir
éventuellement pris l'avis d'un autre praticien
• de négocier avec la patiente qui doit être
bien informée. Si elle parle mal le français, faire
intervenir un "interprète" qui pourra être
un membre de sa communauté
• si la négociation échoue, et si l'on est
formellement convaincu de la nécessité de la césarienne,
le Professeur Sureau conseille de passer outre en sachant que
l'on pourra être amené à se justifier devant
la justice.
• enfin, il conseille de prévenir de sa décision
le Président du Conseil Régional de l'Ordre et
le Procureur de la République. Schering Gynécologie Contacts n°118
Le
laboratoire CCD vient de commercialiser un nouveau stérilet
cuivre-argent offrant une surface de 380 mm2 alors que NOVA-T®
n'offre que 200 mm2 de cuivre-argent. Ceci permet d'obtenir un
indice de Pearl de 0,5 contre 1,2. Par ailleurs, ce stérilet
est disponible en format standard (36 mm), et short (28 mm),
permettant de l'insérer dans les petits utérus
dont la hauteur utérine est inférieure à 7
cm. La durée d'utilisation des NT380® standard et
short est de 5 ans.
A
la question posée dans la n° 118 de Schering Gynécologie
Contacts de la pose d'un implant contraceptif chez une patiente
atteinte de thrombophilie par déficit en protéine
S, le Professeur Didier Dewailly indique que "la littérature
ne fait pas état d'une augmentation du risque thrombo-embolique
veineux sous cet implant, mais il n'y a pas vraiment d'étude
consacrée spécifiquement à cette question".
Par ailleurs, les mentions légales du produit n'évoquent
pas cette situation, et il n'est contre-indiqué qu'en
cas d'accident thrombo-embolique veineux évolutif. Dans
ce cas, il doit être retiré. Il en est de même
en cas d'immobilisation à long terme. L'auteur conclut
que "le risque est sans doute faible voire nul",
mais il conseille pour éviter le moindre risque de s'abstenir… Bien
entendu, les autres contraceptions hormonales sont encore plus
risquées, et il faudra faire appel à des méthodes
locales ou
à la stérilisation tubaire. Schering Gynécologie Contacts n°118
En
réponse à une question sur la conduite tenir
dans un cas de découverte d'une flore à Lepthotrix
lors d'un frottis cervico-vaginal, le Professeur Jean-Claude
Colau (Paris) conseille de ne traiter qu'en cas de manifestation
pathologique et non d'un simple portage.
Choix du traitement : ce germe anaérobie qui serait retrouvé
chez 4 % des patientes présentant des leucorrhées,
souvent associé au Gardnerella et à l'Actinomyces,
est sensible au métronidazole. La Lettre de Schering Gynécologie Contacts n° 117
– septembre 2004
Le
Professeur Patrick Madelenat a répondu à cette
question dans le n° 118 de Schering Gynécologie
Contacts. L'adénose cervicale est rencontrée
chez 46 % des patientes exposées au DES contre 2 % de
forme spontanée. Elle est très sensible au HPV
car la zone de jonction est très étendue dans
ce cas, et l'épithélium, souvent dystrophique,
est plus fragile. Avant l'âge de 30 ans l'affection est
souvent transitoire, mais ensuite sa persistance "devient
un facteur péjoratif du pronostic", alors
que le traitement risque d'être mutilant (sténose
orificielle). Si l'on veut préserver l'avenir obstétrical,
il faut donc préférer la surveillance cytocolposcopique
et ne pas hésiter à répéter les
biopsies. "Ce n'est qu'au stade de CIN 2-3 avec concordance
cyto-colpo-histologique, qu'il faudra proposer une intervention
par anse diathermique centrale et vaporisation laser périphérique". Schering Gynécologie Contacts n°118
Le
Ministre de la Santé et des Solidarités Xavier
Bertrand, sur proposition de la HAS, a décidé de
procéder au déremboursement de 152 médicaments à la
date du 1er mars 2006. Aucun d'eux ne concerne directement
notre spécialité. Toutefois, certains sont bien
connus et utilisés par les gynécologues :
• Traitement des dorsalgies essentielles : ATEPADENE®
30 mg - UTEPLEX® 2 mg
• Sédatifs nervins : EUPHYTOSE® - PASSIFLORINE®
- SYMPANEUROL® - TRANQUITAL®
• Antiseptiques cutanés : SOLUBACTER® - SEPTIVON
LAVRIL®
Auxquels il faut ajouter : ULTRALEVURE LYOPHYLISEE® - HEPT-A-MYL®
- PILOSURYL® - ANTIPHLOGISTINE® déjà indisponible
depuis septembre 2004, et la gamme OLIGOSOL commercialisée
par les laboratoires LABCATAL. Télécharger
la liste officielle
Les
anti-inflammatoires rendent-ils les stérilets au cuivre
moins efficaces ?
A la question posée par un lecteur de la "Lettre
mensuelle de Schering Gynécologie Contacts" n° 117 –
septembre 2004, le Docteur Evelyne Drapier-Faure fait référence
à un commentaire paru dans la revue "Prescrire"
(décembre 2002). Lire
la suite…
Il
a été proposé d'utiliser les anti-aromatases
dans le traitement de la stérilité inexpliquée
ou de SOPK. Le laboratoire Novartis Pharma tient à rappeler
que les indications d'AMM de FEMARA® ne concernent que
le traitement du cancer du sein. Une étude récente
a confirmé
la toxicité de FEMARA® en montrant chez des nouveaux-nés
de mère traitée par FEMARA® pour stérilité,
une augmentation des malformations de l'appareil locomoteur et
des anomalies cardiaques. Lettre
des laboratoires Novartis Pharma VIDALnews n° 178 - 30 Janvier 2006
Cette
situation n'est pas rare, puisqu'en France 10 % des cancers
du sein concernent les femmes de moins de 40 ans. Le Docteur
Frédéric Dedecker et le Professeur Christian
Quereux (Reims), dans un article dans "Le Quotidien du
Médecin" envisagent les différentes possibilités
contraceptives.
Les DIU constituent le meilleur choix en préférant
les stérilets au cuivre, car en ce qui concerne le DIU
au Levonorgestrel, il n'y a "pas d'études permettant
sa prescription sans crainte".
La pilule oestroprogestative est contre-indiquée, et en
ce qui concerne "les contraceptions progestatives, les
avis sont divergents", et pour les auteurs l'absence
d'études randomisées sur leurs risques éventuels
ne permet pas de les préconiser sans restriction, qu'il
s'agisse des progestatifs macro ou microdosés.
La contraception par la pose de clips est possible. Quant aux
méthodes locales, multiples, elles peuvent être
choisies si les rapports sont peu fréquents et les autres
méthodes contre-indiquées. Le Quotidien du Médecin n° 748 – 23
novembre 2005
Alors
que le dépistage systématique du cancer du sein
se généralise chez les femmes âgées
de 50
à 74 ans, nous vous proposons de retrouver sur un tableau
récapitulatif la classification ACR (American
College of Radiology) en six catégories des images mammographiques
en fonction du degré de suspicion deleur caractère
pathologique. ACR0 : classification d'attente : des
investigations complémentaires sont nécessaires ACR1 : mammographie normale. 54,3 % du
dépistage ACR2 : anomalies bénignes. 20,5
% du dépistage ACR3 : anomalies probablement bénignes.
15,3 % du dépistage ACR4 : anomalies de nature indéterminée
ou suspecte. 5,1 % du dépistage ACR5 : anomalies évocatrices d'un
cancer. 1,6 % du dépistage
• EXLUTON®,
micro-pilule progestative, n'est plus commercialisée
depuis le 31/12/2005.
• VISCERALGINE® sirop, suppositoire
et solution injectable ne sont plus commercialisés depuis
le 31/12/2005. En revanche, la VISCERALGINE® 50 en comprimé
pelliculé est toujours commercialisée avec une
AMM pour le traitement symptomatique des manifestations douloureuses
digestives, gynécologiques et urologiques.
Rappelons
que le syndrome des jambes sans repos atteint 11 % des femmes
en France, et se manifeste par la nécessité impérieuse
de bouger les jambes, survenant au repos, et aggravée
le soir ou la nuit. Ce syndrome est très pénible
et invalidant, entraînant des troubles du sommeil et
par voie de conséquence une fatigue diurne et une altération
de la qualité
de vie. ADARTREL® a obtenu l'AMM pour le traitement du Sjrs
idiopathique modéré à sévère,
mais le remboursement à 65 % n'est acquis que dans les
formes très sévères et sous condition que
la prescription initiale médicale soit réalisée
par un neurologue ou un médecin spécialiste exerçant
dans un centre du sommeil. Lire
la suite…
Une
étude anglaise parue dans le "Journal of Clinical
Oncology"
et rapportée par le Docteur Philippe Morice dans le "Journal
faxé du gynécologue" "démontre
qu'une échographie et un dosage du Ca125 annuel ne permettent
pas de dépister précocement les éventuels
cancers de l'ovaire chez des patientes à haut risque génétique."
L'échographie est particulièrement décevante
avec une sensibilité de 46 % et une valeur prédictive
positive de seulement 14 %. Pour le Ca125, la sensibilité
est de 81 % et la valeur prédictive positive de 63 %.
Lorsqu'une prédisposition héréditaire est
mise en évidence en consultation d'oncogénétique,
une annexectomie bilatérale doit donc être proposée.
L'auteur conclut que "la protéomique est probablement
une voie d'avenir dans ce contexte génétique où
pour le moment le dépistage classique est très
décevant". Le Journal faxé du gynécologue – 24
novembre 2005
Le
Dr Ronan PLANTADE du Centre d’Imagerie Nice Europe fait
le point sur les indications de l’IRM mammaire. Examen
très sensible (>90%), l’IRM est peu spécifique
en raison de nombreux faux positifs : adénofibromes,
kystes inflammatoires, cytostéatonécroses, ganglions
intra-mammaires. Les faux négatifs sont essentiellement
les carcinomes canalaires in situ (40%) et certains carcinomes
infiltrants tubuleux ou lobulaires ( 5%). Il faut donc être
vigilant dans les indications … D’après Ronan PLANTADE - Le Quotidien
du Médecin
– N°7866 – Lundi 19 décembre 2005.lire
la suite …
La
HAS et la Société d’Hygiène Hospitalière
ont élaboré des recommandations pour la prévention
des risques infectieux dus aux cathéters veineux périphériques
courts, responsables de 4 à 8% des bactériémies
nosocomiales. Chaque étape de la procédure de
soins fait l’objet de recommandations et il est rappelé la
conduite à tenir en cas d’accident avec exposition
au sang. Il est recommandé que chaque établissement
hospitalier élabore un protocole écrit. Nous
vous proposons aujourdhui de prendre connaissance de la fiche
de synthèse
Le
raléanate de strontium (PROTÉLOS®) vient
d’obtenir le remboursement à 65% pour le traitement
de l’ostéoporose post ménopausique, mais
comme pour les biphosphonates, seulement lorsqu’il existe
au moins une fracture ostéoporotique.
En pratique, posologie :
- 1 sachet de 2g en une seule prise par voie orale dans un verre
d’eau,
- au moment du coucher et de préférence au moins
2h après le dîner. VidalNews - N°175 – 9 janvier 2006
Commercialisée
par le laboratoire Grünenthal, BELARA® est un contraceptif
oral oestro-progestatif contenant 2 mg d’acétate
de chlormadinone et 30 µg d’ éthinyl-oestradiol.
Son intérêt essentiel réside dans le choix
du progestatif dérivé de la progestérone
naturelle et qui possède une action anti-androgène. VidalNews - N°174 – 04 janvier 2006
Le
lindane (hexachlorocyclo-hexane), dernier insecticide organochloré
commercialité en France est encore présent dans
des produits vendus sans ordonnance pour une application local
(ELENOL®
crème). Il s'agit pourtant d'un produit toxique, dont
les risques sont liés à un surdosage quand les
patients réappliquent le produit du fait de la persistance
des démangeaisons. Les effets indésirables du lindane
sont essentiellement neurologiques (convulsions, vertiges, céphalées,
paresthésie). Plusieurs cas mortels ont été signalés.
Il faudra donc "abandonner le lindane" :
• Traitement de la pédiculose :
- perméthrine : PYREFLOR® shampoing ou lotion
- malathion (PRIOFERM® flacon pressurisé ou lotion)
- association perméthrine-malathion : PARA® PLUS
• Pour le traitement de la gale :
- perméthrine 5 % : ZALVOR® en Belgique
- benzoate de benzyle, moins bien évalué : ASCABIOL®
- ivermectine orale, plus facile à utiliser : STROMECTOL®
3 mg – dose fonction du poids – cf Vidal La Revue Prescrire – novembre 2005 – Tome
25 n°
266
FOSAVANCE®
est un nouveau médicament commercialisé par le
laboratoire Merck Sharp Dohme-Chibret contenant 70 mg d'Alendronate
(=FOSAMAX®) et 70 µg (soit 2800 UI) de vitamine D3
par comprimé. Les conditions de prise réglementaire
sont identiques à
celles des autres biphosphonates : FOSAVANCE® doit être
pris après le lever avec un grand verre d'eau du robinet.
Les patientes ne doivent pas s'allonger ni prendre d'aliment
pendant au moins 30 mn après la prise du comprimé.
Enfin, ne pas oublier que la découverte d'une ostéoporose
post-ménopausique nécessite un diagnostic étiologique. Lire
la fiche spécifique...
Lors
du dernier congrès mondial sur l'endométriose,
M. Healey (Melbourne), au cours de son exposé sur "Endométriose
et cancer", a évoqué le traitement laparoscopique
par perforation multiple de la coque ovarienne en cas d'OPK
résistant au citrate de clomifène. Il a souligné que
les effets du drilling qui carbonise cet épithélium
qu'on sait
être le siège de cancérisation n'a pas été
évalué, alors qu'on accuse les ovulations multiples
de favoriser la dégénérescence de ce même
épithélium ! Lire
aussi : SOPK : place du traitement chirurgical
L’Institut
de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire
(IRSN) a publié en juillet 2005 un document rappelant
les risques de l’exposition médicale aux radiations
ionisantes et en particulier pour le fœtus :
• Embryogenèse :
- jusqu’à J 10 : tout ou rien (avortement précoce
ou grossesse normale) ;
- de J 10 à J 60 : risque tératogène ;
- de J 60 à la fin de la grossesse :risque pour le système
nerveux central.
• Cancérogenèse. Leucémie : risque <
1 % pour 200 mGy.
• Risque génétique à transmission
héréditaire (jamais observé à ce
jour chez l’homme).
L’attitude recommandée en cas de grossesse sera
donc :
• dose < 100 mGy : rassurer ;
• dose > 200 mGy : proposer l’IVG ;
• entre 100 et 200 mGy : choix à discuter.
Conclusion : la prudence recommande d’éviter tout
examen radiographique non urgent chez la femme enceinte ou susceptible
de l’être. Télécharger
le document intégral
Plusieurs
points abordés lors du dernier Congrès Mondial
de Maastricht sur l'endométriose, dont Jean Belaisch
a fait pour vous un remarquable compte-rendu, méritent
d'être soulignés :
• La physiopathologie : il semble bien
que la voie immunologique semble de plus en plus privilégiée,
des réactions en chaîne expliquant le caractère
inflammatoire du liquide péritonéal, le développement
des lésions et les altérations de la fonction fertilisante
des spermatozoïdes. Vous pouvez en
savoir plus en lisant la fiche rédigée
pour Infogyn par Alain Audebert.
• Les douleurs : paradoxalement, une étude
a révélé que les douleurs sont plus fréquentes
en cas d'endométriose minime que sévère.
Les traitements médicaux semblent aussi efficaces sur
la douleur que la chirurgie, mais ils doivent être suffisamment
longs (jusqu'à ce que la douleur disparaisse) et être
repris,
éventuellement associés à une add-back therapy
si la douleur revient. A long terme, la chirurgie d'exérès
est néanmoins plus efficace.
• Le traitement chirurgical : l'excision
chirurgicale s'est révélée supérieure
à l'abstention pour éviter les récidives.
En ce qui concerne les lésions profondes de la cloison
recto-vaginale, la chirurgie n'est pas sans danger de complications. "Les
incertitudes culminent avec les endométriomes ovariens",
et il faut choisir entre excision la plus complète possible
et risque de diminuer la réserve folliculaire ovarienne.
Ainsi, "la qualitié et le niveau d'expérience
du chirurgien était reconnue comme paramètre essentiel
dans les résultats du traitement de l'endométriose". Lire
le compte-rendu complet du Docteur Jean Belaisch
L'efficacité
des méthodes contraceptives est bien connue, car elle
est publiée lors des essais thérapeutiques. L'OMS
a comparé
leur efficacité en pratique courante, ce qui nous réserve
quelques surprises ! Le critère d'efficacité retenu
est la survenue du nombre de grossesses pour 100 femmes au cours
des 12 premiers mois d'utilisation. Pour la contraception orale,
ce nombre passe de 0,1 en utilisation optimale à 6 à
8 en pratique courante ! L'efficacité des implants et
des stérilets reste quasiment identique (0,1 pour l'implant
- 0,6 à 0,8 pour les DIU).
Stratégies de choix des méthodes
contraceptives chez la femme - ANAES décembre 2004
Tableau comparatif publié par
l'OMS
Jean
Cohen nous donne encore une fois une leçon de bon sens
clinique. A une question posée dans le n°117 de
Schering Gynécologie Contact sur l'incidence d'un prolapsus
utérin avec cervicoptose sur la fertilité, il
répond "qu'il est tout
à fait possible que la position anormale du col rende
difficile le contact de l'orifice externe avec le sperme éjaculé"
et propose donc pour savoir si cela joue un rôle dans la
stérilité
de cette femme de réaliser un test post-coïtal en
période préovulatoire. S'il est négatif à deux
reprises malgré une belle glaire, il faudra envisager
une insémination artificielle. Jean Cohen - Schering Gynécologie Contact n° 117
- Septembre 2004