Définition
de l'hypoglycémie |
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(voir physiopathologie en annexe)
Chez
un nouveau-né à terme
• Glycémie < 1.6 mmol/l, soit dextro < 0.30
g/l avant 48h de vie
• Glycémie < 2.2 mmol/l, soit dextro < 0.40
g/l après 48h de vie
Chez
les prématurés
•
Glycémie < 2.5 mmol/l, soit dextro < 0.45 g/l
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Symptômes
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•
Pâleur, flush ; hypothermie
• Cri anormal, irritabilité, trémulations ; mouvements
anormaux, convulsions
• Difficulté d’alimentation, vomissements
• Polypnée, pause respiratoire, tachycardie
• Hypotonie, somnolence, malaise grave, coma.
Signes
souvent tardifs, discrets et peu spécifiques.
Une
hypoglycémie symptomatique est souvent profonde, évoluant
depuis plusieurs heures.
Mais
une hypoglycémie profonde est parfois asymptomatique !
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Conséquences
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Elles
sont essentiellement cérébrales +++ (Risque
d’encéphalopathie hypoglycémique avec possibilité
de séquelles définitives)
En
effet,
• le glucose joue un rôle fondamental dans la maturation
et le fonctionnement du cerveau
• le cerveau est le principal consommateur de glucose : 1ère
victime en cas de manque
• chez le nouveau-né, 60 à 70% de la consommation
glucidique basale est représentée par le cerveau
Risques
majeurs en cas d’hypoglycémies récidivantes
ou prolongées
• Retard des acquisitions psychomotrices avec instabilité,
hyperkinésie, troubles caractériels et difficultés
scolaires
• Encéphalopathie grave : microcéphalie, dilatation
ventriculaire, infirmité motrice, retard mental profond, convulsion,
strabisme
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Etiologies
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Hypoglycémies
transitoires
Hyperinsulinisme
- nouveau-né de mère diabétique
- macrosome
Diminution
des réserves
- hypotrophe
- prématuré
Situations
de « souffrance »
- asphyxie périnatale
- détresse respiratoire
- immunisation rhésus grave
- sepsis
- hypothermie
Médicaments
pendant la grossesse
- ß-bloquants
Hypoglycémies
prolongées et/ou récidivantes
Hyperinsulinisme
- nésidioblastose
- syndrome de Wiedmann-Beckwith
- asphyxie périnatale
- immunisation rhésus grave
- « idiopathique » (RCIU)
Hypoglycémie
par hypersensibilité à la leucine
Déficit
héréditaire du métabolisme glucidique
- glycogénose
- galactosémie
- déficit héréditaire de la néoglucogénèse
-déficit de l’oxydation mitochondriale des AG
- déficit de cétogénèse
Déficit
de l’axe corticotrope
- déficit en H. de croissance
- hyper ou hypoplasie congénitale des surrén.
- maladie d’Addison
- destruction acquise des surrénales
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Traitement
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Un
Nné avec facteurs de risque d’hypoglycémie nécessite
une prise en charge préventive et éventuellement curative
: gestion à la maternité le plus souvent (transfert en
néonatologie parfois nécessaire)
Un Nné avec hypoglycémies prolongées ou récidivantes
: hospitalisation ++
Nouveau-né
à risque d’hypoglycémie à la maternité
•
Apports précoces et fractionnés (traitement préventif)
- avant H2-H3 de vie, 8 tétées par jour
- allaitement maternel ou lait 1er âge pour les bébés
à terme ; lait pour prématurés (pour les moins
de 37 SA) et les hypotrophes (≤ 2.5 kg à terme)
•
Supplémentation en dextrine maltose (DM) à 1-2%, glucose
ou saccharose
- allaitement artificiel : rajouter 2% de DM dans le biberon
- allaitement maternel : complément avec du lait de mère
(tire-lait) ou avec un lait 1er âge (à la seringue ou à
la tasse), après chaque tétée au sein, ou une fois
sur 2 en fonction des Dx. Si persistance d’hypoglycémie,
rajouter 2% DM dans le lait, après le sein (ou 2ml de solution
maltosée à 50% avant le sein)
•
LIPROCIL® 1-2% à rajouter à la DM si l’hypoglycémie
persiste
• Gavage gastrique discontinu (si mauvaises prises des tétées)
CAT
Nné à risque d’hypoglycémie
Traitement préventif systématique + Dx à 30 mn
de vie

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Hypoglycémie
persistante ou récidivante
Bilan
complémentaire (lors d’une hypoglycémie)
•
Bilan sanguin
- Bilan hépatique
- Ionogramme
- Gazométrie, Lactate
- Bilan hormonal: insuline, C-peptide, GH, cortisol
•
Bilan urinaire
- cétonurie
- CAO
Traitement
-
Gavage gastrique discontinu ou continu
- Alimentation en quantité suffisante et enrichie en DM : 15
à 20g/kg/24h
- Perfusion de G10% avec un débit de 0.75 à 1g/kg/h (voie
périphérique ou centrale)
- GLUCAGON 0.3 mg/KG IM ou IV
- Hydrocortisone 10mg/kg/j
- si échec : PROGLICEM diazoxide 7.5-15mg/kg/24h
- si échec : SANDOSTATINE octréotide 30-40µg/kg/24h
NB
: [MIRALLES 2002, Canada]
Etude sur effet à court terme d’une perfusion de Glucagon
chez des NNés présentant des hypoglycémies persistantes
ou récidivantes (cohorte de 55 NN sur 5 ans)
Causes : souffrance périnatale, RCIU, prématurité,
diabète gestationnel
Résultats Indépendamment de la cause :
- augmentation de la glycémie jusqu’à 4 heures
- diminution de la fréquence des hypoglycémies
- absence d’épisodes d’hypoglycémie sévère
(<0.20g/l)
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Conclusion
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•
Hypoglycémie le plus souvent asymptomatique
•
Mais gravité potentielle et traitement facile
•
D’où l’importance de la PREVENTION chez les NN à
risque avec surveillance des dextros
Une
prise en charge simple et rigoureuse permet en général
d’éviter les complications neurologiques
•
Les hypoglycémies persistantes ou récidivantes nécessitent
un bilan et une prise en charge en néonatologie et présentent
des risques relativement importants de séquelles neurologiques.
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Annexe
: physiopathologie |
La
glycémie est le reflet de l’équilibre entre la production
et la consommation de glucose, sous la dépendance de:
• substrats disponibles
• bon fonctionnement des voies métaboliques
• régulation adaptée par des facteurs hormonaux
Principales
voies métaboliques

Régulation par facteurs hormonaux
Facteurs
hyperglycémiants
- catécholamines
- hormone de croissance
- cortisol
- somatostatine
Facteurs
hypoglycémiants
- insuline
- IGF1
Particularités du fœtus et du nouveau-né
•
Glycémie fœtus - glycémie maternelle
• Pendant les 2 derniers mois de la grossesse, augmentation du
stock de glycogène hépatique
• Clampage du cordon = 1er jeûne, avec des prises alimentaires
souvent difficiles les 24 premières heures et des voies métaboliques
encore immatures
→
diminution de la glycémie à la naissance mais stabilisation
vers 4 à 6h de vie.

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