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Appel du chirurgien d’astreinte
- Le traitement fait appel aux méthodes chirurgicales parallèlement
à la poursuite de la réanimation. L’embolisation utérine
constitue une option thérapeutique.
Traitement
chirurgical
Le
choix de la technique est laissé à l’équipe
chirurgicale de garde
•
Privilégier la ligature bilatérale des artères
hypogastriques
Classiquement Fil n°1 à résorption rapide type VICRYL®
rapide ou SAFIL QUICK®
incision transrectale de type Mouchel à privilégier
•
En cas d’échec de la ligature des hypogastriques, et avant
l’hystérectomie, penser aux autres techniques conservatrices
en cours d’évaluation
-
ligature bilatérale des pédicules utérins (O’Leary,
Tsirulnikov)
- ligatures vasculaires étagées (« stepwise »)
- techniques de plicature (B-Lynch) ou de capitonnage utérin
(Ho-Cho)
•
Hystérectomie d’hémostase en cas d’échec
Embolisation artérielle
Efficacité
globale 85% (72-100%) – en 1 ou 2 séances
Indications possibles (non consensuelles) :
•
Décision multidisciplinaire : obstétricien - anesthésiste
– radiologue - convoyeur
• Elles sont globalement comparables à celles de la ligature
des hypogastriques
• Hémorragie distillante persistante après échec
du NALADOR®
-
surtout en cas de : atonie utérine, troubles de l’hémostase,
déchirure de la filière génitale préalablement
suturée, thrombus pelvien extensif …
- en priorité après accouchement par voie basse
- lorsque la situation hémodynamique est stabilisée
En
cas de demande d’embolisation provenant de l’extérieur
(transfert), la patiente doit être, sauf exception, évaluée
par l’obstétricien de garde à Paule de Viguier +++
Contre-indications
:
•
Hémorragie grave d’emblée
• Patiente instable sur le plan hémodynamique, non transférable
• Patiente ayant déjà bénéficié
d’une ligature des hypogastriques
• Doute sur une plaie non suturée de la filière
génitale (l’existence d’une coagulopathie ne constitue
pas une contre-indication)
En
pratique, si décision d’embolisation :
•
Consentement éclairé de la patiente ou de son entourage
• Allo médecin radiologue d’astreinte vasculaire
(Radiologie centrale Purpan)
- le jour : radiologue des urgences (Bip : 46932)
- la nuit : interne de radiologie de garde (Bip : 46297)
• Allo médecin régulateur du SAMU (15)
• L’anesthésiste d’astreinte de la maternité
se met à la disposition de l’anesthésiste de garde
au déchocage
• L’embolisation est pratiquée en salle de radiologie
interventionnelle (Pavillon Putois – Purpan) sous surveillance
constante de l’équipe d’anesthésie-réanimation
Surveillance
(en
salle de surveillance post-interventionnelle)
- Pouls, TA toutes les 2 min au début
- Rétraction utérine
- Saignements toutes les 5 minutes pendant 30’ puis toutes les
30’ pendant 6 heures
- température toutes les 8 heures
- A jeun pendant les 24 premières heures
- si NALADOR® : scope, saturation, fréquence respiratoires,
auscultation pulmonaire
Remarques
: Il faut tenir compte de l’étiologie de l’hémorragie
•
Inertie utérine (atonie) 50 – 60%
• Délivrance incomplète: Rétention placentaire
(20-30%), Placenta Accreta (10%)
• Rupture utérine
• Inversion utérine
+ lésions traumatiques de la filière génitale (col,
vagin, périnée …) 10 - 15%
En
cas d’hémorragie par atonie utérine (50
– 60% des cas)
Après
échec des traitements médicaux et gestes obstétricaux
simples
• Si césarienne → ligatures vasculaires d’emblée
+/- capitonage
• Si accouchement par voie basse → embolisation artérielle
sélective si possible, sinon ligatures vasculaires chirurgicales
En cas d’hémorragie par placenta accreta (10%
des cas)
•
L’hystérectomie reste le traitement de référence
• Possibilité de traitement conservateur (si accretion
localisée et pertes sanguines limitées) . ligatures vasculaires
/ embolisation (efficacité inconstante : 50-100%)
-
+/- capitonnage de la zone d’acrétion si césarienne
- +/- traitements complémentaires (méthotrexate)
- +/- résection utérine partielle
En
cas d’hémorragie par inversion utérine
• la réduction manuelle est la méthode de choix
• en cas d’échec, traitement chirurgical par laparotomie
:
.
désinvagination progressive à la pince (Huntington)
. hystérotomie médiane postérieure (Hautain)
. hystérectomie en dernier recours (risque urétéral
++)
•
des techniques vaginales ont été décrites
En cas d’hémorragie par traumatisme de la filière
génitale (10
à 15% des cas)
•
importance de la réparation chirurgicale directe (au bloc, anesthésie,
éclairage, aide …)
• rarement, en cas de thrombus extensif ou de saignement persistant
après réparation
-
embolisation sélective des vaisseaux utérins à
discuter
- abord chirurgical (laparotomie) en cas d’échec : ligature
des hypogastriques

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