• La
prophylaxie anti-D doit être proposée à toute
femme enceinte RhD négatif ayant un conjoint RhD positif ou
inconnu.
Elle nécessite l’information et le consentement
de la femme.
• Si
le conjoint est RhD négatif et la paternité « certaine »,
la prophylaxie anti-D peut être évitée.
• Afin
de limiter la prophylaxie, il serait légitime de ne l’appliquer
dans un proche avenir qu’aux seuls cas où le fœtus
est RhD positif, ce qu’il est théoriquement possible de
déterminer
sur sang maternel (actuellement non remboursé).
• En
dehors des situations d’urgence, l’administration
d’immunoglobulines anti-D doit faire vérifier au préalable
l’absence d’immunisation anti-D par une RAI de moins d’une
semaine.
• Lors
de toute injection d’immunoglobulines anti-D,
noter le nom du produit et le numéro de lot dans le dossier
patient ; lui remettre
la carte d’information et l’informer que les RAI
sont faussées et sans intérêt 2 à 3 mois
après
l’injection.
• Pour
la prophylaxie post-exposition , préférer la
voie intraveineuse.
• Lorsqu’une
nouvelle circonstance anténatale
indiquant une immunoprophylaxie ciblée survient après une
première
administration d’anti-D, on peut s’abstenir de renouveler
la prophylaxie,
- dans un délai de 9 semaines après une dose de 200 mg
- dans un délai de 12 semaines après une dose de 300 mg
- si le risque de passage d’hématies fœtales est modéré
- ou si le risque est important mais que le test de Kleihauer est négatif.
Une injection
de 200 mg d’immunoglobulines anti-D (Rhophylac
200®) doit être pratiquée par voie IM ou
IV, sans test de Kleihauer préalable et quelque soit l’age
gestationnel, dans les circonstances suivantes :
• Métrorragies, fausse couche, grossesse extra-utérine
• Interruption volontaire ou médicale de grossesse
• Choriocentèse, amniocentèse
• Réduction embryonnaire
• Traumatisme abdominal
• Cerclage cervical