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Reste-t-il des indications pour la radiopelvimétrie?

Utilisée depuis plus de 50 ans, la radiopelvimétrie a évolué avec l'arrivé récente de la pelvimétrie par IRM qui est rapide et ne présente aucun danger pour la mère et le fœtus (elle apparaît donc comme le meilleur examen). Florence Bretelle et coll., après avoir détaillé les techniques de pelvimétrie, évalue son intérêt en fonction du contexte obstétrical :
• devant un utérus cicatriciel, il semble que sa pratique est responsable d'une augmentation injustifiée du taux de césariennes.
• en cas de position caudale, elle permet de réduire le taux de césariennes en urgence
• en cas de présentation céphalique, elle ne semble pas présenter d'intérêt, même en cas d'antécédents d'accouchement "difficile" ou de macrosomie fœtale.
• dans les grossesse gémellaires, elle pourrait comme pour le siège diminuer le taux de césariennes en cours de travail.
En conclusion, il semble donc que la seule indication qui reste pour la radiopelvimétrie soit l'accouchement par le siège. L'auteur insiste sur l'importance de l'information de la patiente afin qu'elle puisse "comprendre et adhérer à la démarche décisionnelle de son médecin".

F. Bretelle – Réalités en gynécologie-obstétrique – Décembre 2006 ; 116:46-50

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