Les progestatifs en 2006 : pourquoi ? Pour qui ?

Christian JAMIN

Jusqu'à ces dernières années, lorsque l’on parlait de progestatifs, la situation était relativement simple. Il existait la progestérone dont la biodisponibilité est relativement mauvaise et la demie-vie courte et qui, donnée à la dose de 100 à 300 mg/jour a un effet progestatif endométrial satisfaisant. Une simple modification de cette progestérone donne la rétro progestérone de biodisponibilité plus stable et avec une demie-vie plus longue mais qui perd un certain nombre des caractéristiques de la progestérone, à savoir l’effet diurétique, l’effet anti-androgène modeste et l’effet sédatif. L’adjonction d’un radical 17 OH en 17 donne les prégnanes à meilleure biodisponibilité et effet progestatif plus puissant. Ces prégnanes peuvent eux-mêmes être modifiés en enlevant CH3 19 en C10 pour obtenir les norprégnanes qui présentent également une meilleure biodisponibilité et un effet progestatif plus puissant que la progestérone ou la rétro progestérone. La biodisponibilité et la demie-vie de ces prégnanes et norprégnanes leur confèrent une propriété supplémentaire très intéressante en pré ménopause : l’effet antigonadotrope qui adjoint de nouvelles propriétés thérapeutiques. En principe, et à l'exception de l'acétate de médroxyprogestérone (MPA), ces produits tous dérivés de la progestérone n’ont pas d’effet androgénique. L’autre grande famille des progestatifs est, elle, dérivée de la testostérone : il s’agit des dérivés de la 19 nortestostérone, qui ont eux aussi perdu un CH3 19 en C10. Ces progestatifs sont puissants, ont une bonne biodisponibilité, un effet antigonadotrope mais ont des effets androgéniques.

Petit à petit la situation s’est compliquée pour devenir à ce jour totalement inextricable. En effet, si la classification biochimique est relativement simple, les effets pharmacologiques et cliniques ne rentrent pas du tout dans cette logique simpliste. Depuis, les complications de classification ne vont qu’en s’aggravant.

Les effets pharmacologiques des progestatifs

L’effet androgénique

Il peut être hépatique ou périphérique. L’effet hépatique est lié à l’impact de l’hormone sur le foie le plus souvent, lors de l’ingestion (effet de premier passage hépatique) induisant des effets métaboliques. L’effet périphérique est lié à l’impact du produit ou de ses métabolites sur les tissus cibles : sein, peau, cerveau, cœur…
L’effet androgénique hépatique dépend de la structure de départ de la molécule, à savoir a-t-elle ou non en tant que telle un effet androgénique ? Ceci est relativement facile à mesurer, en évaluant la baisse de la Sex Hormone Binding Globulin (SHBG) qui est d’origine hépatique. Les dérivés de la testostérone et pour les prégnanes, le MPA, ont cette propriété androgénique.

Mais la situation se complique si l’on considère que certaines de ces molécules ayant des propriétés androgéniques sont métabolisées au niveau du foie pour donner des dérivés œstrogéniques 3 a et 3 b hydroxylés (c’est le cas de la tibolone) ou même en périphérie et donnent un effet estrogénique après réduction (c'est le cas des progestatifs dérivés de la 19-nortestostérone, en particulier du lévonorgestrel).

Autre caractéristique différenciant les effets androgéniques : certains androgènes sont des substrats de la 5 alpha-réductase, d’autres non. Ceci est certainement important pour les effets périphériques : ce sont les dérivés alpha réduits qui ont les propriétés les plus androgéniques en particulier sur la peau mais aussi très probablement pour le sein car les produits 5 alpha réduits sont les plus mitogènes et métastasiants. Ainsi des produits modulant cette activité enzymatique ne peuvent en principe rester sans effets sur le cancer du sein.

On peut, à l’opposé, en augmentant l’affinité pour le récepteur des androgènes et en augmentant son temps de fixation sur le récepteur concevoir un progestatif à effet anti- androgène compétitif : c’est le cas d’un dérivé prégnane, l’acétate de cyprotérone.

L’effet oestrogénique

Les progestatifs purs n’ont en principe pas d’effet estrogénique. Cependant, nous l’avons vu, certains dérivés nortestostérone sont métabolisés au niveau du foie en dérivés 3 alpha ou 3 bêta OH, d’autres enfin sont réduits en périphérie en métabolites, qui ont une affinité pour les récepteurs de l’estradiol. Les dérivés de la progestérone sont dénués d’effet estrogénique.

L’effet glucocorticoïde

Il semble que de nombreux dérivés de la progestérone puissent se fixer lorsqu’on les donne à certaines doses sur le récepteur des glucocorticoïdes et que cela soit responsable d’un certain nombre d’effets métaboliques et surtout vasculaires différents suivant l'affinité pour ce récepteur des glucocorticoïdes. Cet effet glucocorticoïde de dérivés de la progestérone augmentent les récepteurs de la thrombine au niveau des cellules endothéliales vasculaires favorisant ainsi la thrombose localement et peuvent induire une insulino résistance qui inhibe la fibrinolyse en augmentant l’inhibiteur de la fibrinolyse le PAI 1. Il existe en effet une corrélation directe entre insulino sensibilité et fibrinolyse. C’est cette propriété glucocorticoïde de certains progestatifs dérivés de la progestérone qui fait figure d’accusé pour les risques thrombogènes veineux et artériels.

Le terrain et les progestatifs

Voilà pour les caractéristiques pharmacologiques des produits. Mais la situation se complique encore quand on sait que chaque individu réagit différemment à ces molécules, très probablement suivant le polymorphisme de ses récepteurs. On a pu démontrer que suivant la structure du récepteur des glucocorticoïdes, certains individus fixent plus ou moins des dérivés progestatifs. Ainsi, il a été décrit le cas d’une femme présentant une hypertension artérielle uniquement en deuxième partie de cycle et pendant la grossesse du fait de la présence de progestérone se fixant sur ce récepteur des glucocorticoïdes.
Enfin il existe deux récepteurs de la progestérone (A et B) aux fonctions différentes l’une proliférative, l'autre anti-proliférative et différenciante. Il est probable que suivant sa structure chimique un progestatif se fixe avec plus ou moins d’affinité sur l’une ou l’autre de ces sous- classes de récepteurs de la progestérone.
Ainsi, il semble que plus qu’une classification biochimique des progestatifs, il serait judicieux d’envisager une classification fonctionnelle en fonction de leurs affinités pour tel ou tel type de récepteur et de l’affinité pour tel ou tel type enzymatique dont ils sont ou pas un substrat. Sans oublier de tenir compte en pré ménopause de l’effet antigonadotrope de certains progestatifs qui abaisse le taux d’estradiol endogène.

Effets cliniques recherchés des progestatifs

Les effets progestatifs

Bien entendu, les progestatifs utilisés en clinique ont des effets progestatifs et anti-estrogéniques au niveau endométrial. Ils ont été conçus pour cela et sélectionnés pour leur capacité à inhiber la prolifération endométriale et à induire une transformation sécrétoire de l’endomètre, l'interruption de prise des progestatifs lorsqu’il existe une imprégnation estrogénique préalable entraîne une hémorragie de privation. Cela est valable pour tous les progestatifs dont les indications sont :

• la régularisation du cycle menstruel,
• la prévention et le traitement de l’hyperplasie de l’endomètre,
• l’effet anti œstrogène au niveau endométrial en cas de substitution estrogénique en ménopause par exemple,
• la préparation endométriale à la nidation, soit lors de cycles physiologiques, soit lors de la procréation médicalement assistée.

Il existe des nuances entre les produits même si elles ne sont pas toujours bien validées par des études. Ainsi on préfère l’hormone naturelle : la progestérone micronisée pour les indications en rapport avec la grossesse. Dans le cadre d'une régularisation du cycle la rétro progestérone suffit le plus souvent. Pour un effet endométrial plus puissant, on choisit les prégnanes et les norprégnanes. Pour contrebalancer l’effet des estrogènes en post ménopause, lorsque la femme ne veut pas d’hémorragies de privation on propose la progestérone naturelle à faible dose qui, administré en combiné discontinu présente un effet antiprolifératif mais sans transformation sécrétoire de l’endomètre (bien que très utilisé ce mode d’administration n’a fait l’objet que de très peu de travaux sur l’effet endométrial et d’aucun sur le risque de cancer de l’endomètre).

Toute administration de progestatif en séquentiel discontinu entraîne une bonne protection endométriale tant pour l’hyperplasie que pour le cancer, pour une administration supérieure ou égale à 12 jours. Ce type d’administration provoque d’ordinaire des hémorragies de privation.

Une administration du progestatif en combiné continu prévient toute hyperplasie de l’endomètre, diminue le risque de cancer et entraîne une aménorrhée à terme au prix de saignements irréguliers très fréquents lors de l’installation du traitement et ce d’autant que ce type de schéma (combiné continu) est administré en début de ménopause.

Le choix des produit sera aussi, bien évidemment, dicté par la recherche de la meilleure tolérance, on proscrira ici le plus souvent les produits à effet androgénique: le MPA et les dérivés nortestostérone.

Les effets antigonadotropes des progestatifs

Effet antigonadotrope signifie mise au repos total ou partiel de l’ovaire par action hypothalamo-hypophysaire. Cette propriété présentée par certains progestatifs, est utile dans deux situations :

• la contraception

• le traitement de l’hyperœstrogénie absolue ou relative à la patiente.

Pour la contraception, la mise au repos de l’ovaire est le plus souvent complète et il est nécessaire de substituer par l’apport concomitant d’estrogènes : il s’agit des pilules classiques, des patches et des anneaux contraceptifs.

Les progestatifs utilisés sont le plus souvent des dérivés de la nortestostérone de première, seconde, et troisième génération, les moins androgéniques. Dans certaines contraceptions, sont proposés des progestatifs dérivés de la progestérone : l’acétate de cyprotérone, l’acétate de chlormadinone et la drospirénone.

Traiter l’hyperœstrogénie, c’est simplement freiner l’ovaire ici ce sont les prégnanes, Lutéran 10® et norprégnanes : Lutényl® et Surgestone 0,5® qui ont leur place, il doivent être utilisés à dose suffisante et plus de 12 jours par mois. Utilisés 20-21 jours sur 28 ils deviennent contraceptifs (hors AMM).

Cette propriété antigonadotrope de certains progestatifs prégnanes et norprégnanes est particulièrement recherchée lorsque la femme est en hyperœstrogénie absolue. Ceci s’observe principalement en périménopause lorsque apparaît une résistance folliculaire aux gonadotrophines hypophysaires ; celles-ci s’élèvent alors du fait en particulier d’une diminution de l’inhibine, accélérant la maturation folliculaire et augmentant la production d’estradiol. Les manifestations cliniques sont le raccourcissement du cycle, les méno-métrorragies par hyperplasie endométriale, la nervosité et la mastodynie.

Cet effet antigonadotrope des prégnanes et norprégnanes est également recherché en cas d’hyperœstrogénie relative : le taux d’oestradiol est normal mais mal supporté par la femme. Ceci se voit chez la femme saine ayant une hypersensibilité à ses propres estrogènes (mastodynie, syndrome prémenstruel) et par extension chez la femme ayant une pathologie œstrogénodépendante (mastopathie bénigne, endomètriose, adénomyose, hyperplasie endométriale …).

L’effet diurétique

Le produit roi est la spironolactone, anti-minéralocorticoïde de référence. La progestérone naturelle et la drospirénone possèdent aussi cette propriété.

L’effet sédatif

Seule la progestérone naturelle a cette propriété lorsqu’elle est apportée par voie orale.

L’effet anti-androgène

L’acétate de cyprotérone (Androcur® et génériques) à la dose de 25 à 50 mg est un puissant anti-androgène. Il faut impérativement chez la femme adjoindre une substitution estrogénique. D’autres progestatifs revendiquent un effet anti-androgène plus modeste : la progestérone elle-même, l’acétate de chlormadinone, l’acétate de nomégestrol et la drospirénone.

Effets secondaires des progestatifs

Les effets secondaires des progestatifs sont majoritairement de connaissance récente et encore très mal documentés.

Les effets secondaires classiques des progestatifs

L’hypoestrogénie induite par les produits antigonadotropes peut être combattue par la substitution estrogénique comme dans la contraception estroprogestative classique ou dans le schéma de freinage-substitution. L’utilisation au très long cours de séquences progestatives antigonadotropes supérieures à 15 jours par cycle n’est probablement pas sans conséquences osseuses néfastes à long terme en particulier chez les adolescentes en cours d’acquisition du pic de masse osseuse.

• Les effets androgéniques sont liés à la structure chimique de certains progestatifs (MPA, dérivés de la 19-nortestostérone) mais aussi à l’hypoestrogénie qui abaisse le cas échéant la SHBG (prégnanes et norprégnanes utilisés en séquences antigonadotropes longues) augmentant la testostérone libre.

• Les lourdeurs de jambes sont liées à un impact direct des progestatifs sur la veine entraînant une stase veineuse,

• Les prises de poids sont, elles, en rapport avec les effets glucocorticoïdes de certains dérivés de la progestérone à fortes doses et/ou avec l’hypoestrogénie. Elles peuvent aussi être attribuées à l’effet androgénique lorsqu’il existe.

• Des migraines sont possibles

• Les saignements utérins sont en rapport avec soit un surdosage soit un effet endométrial direct des progestatifs lors d’utilisation de séquences trop longues.

Les « nouveaux effets secondaires »

L’utilisation des progestatifs à la ménopause a soulevé récemment des interrogations qui sont loin d’être éclaircies.

Le risque de thrombose artérielle

Dans les études HERS (REF) et WHI (REF) bras estrogènes + progestatifs, a été observée une augmentation des infarctus du myocarde la première année d’utilisation des traitements estroprogestatifs, ces accidents n’ont pas été observés lors de l’utilisation d’estrogènes seuls (REF WHI E SEUL = Anderson 2004), et ils n’ont été décrits que chez des femmes coronariennes et/ou âgées lorsque le traitement est débuté à distance de la ménopause. Cet effet « gâchette » est thrombotique et semble ne se produire que sur des artères lésées. Il est possible qu’il soit lié au moins en partie à l’effet glucocorticoïde de certains dérivés de la progestérone (cf. supra). En tout état de cause ces effets artériels néfastes des progestatifs n’ont été observés que sur des terrains particuliers et jamais chez la femme saine et/ou jeune. Il faut qu’une artère soit lésée pour qu’il se manifeste. Ceci ne remet donc pas en cause l’utilisation des progestatifs en dehors des femmes à risque coronarien.

Le risque de thrombose veineuse

L'étude ESTHER, étude cas-témoins récente trouve que les progestatifs norprégnanes auraient un effet thrombotique veineux propre dans le cadre d'un THS de la ménopause. Ce résultat, non encore publié est inattendu et doit être confirmé ; il ne doit pas faire oublier que le risque veineux est principalement lié à l’effet de premier passage hépatique des oestrogènes, à l’âge, au surpoids et aux thrombophilies. Ce résultat surprenant est en contradiction avec ce que l’on sait de la neutralité des norprégnanes sur les facteurs de coagulation et les résultats rassurants observés notamment dans les études non contrôlées menées avec l'acétate de nomégestrol, chez la femme jeune avant la ménopause, administré seul ou avec de l’estradiol (schéma de freinage-substitution). Là encore ce résultat ne remet pas en cause l’utilisation des norprégnanes chez la femme jeune sans surpoids et sans données évoquant une thrombophilie.

Le cancer du sein

Depuis plusieurs années se confirme une augmentation des découvertes de cancer du sein lors de l’utilisation du traitement estroprogestatif de la ménopause. Il s’agit d’un risque lié à l’âge des patientes, à la durée des traitements (ce qu’il est difficile, si ce n’est impossible de dissocier de l’âge) et qui disparaît dans les deux ans après l’arrêt des traitements. Tout ceci est très en faveur d’un effet promoteur et non initiateur des THS estroprogestatifs. De nombreuses études ne trouvent pas de risque augmenté sous oestrogènes seuls ou au mieux trouvent un risque moins augmenté. Un effet synergique entre l’œstrogène et le progestatif est de ce fait suspecté. Ces données cliniques sont en concordance avec les travaux expérimentaux qui montrent un effet prolifératif et anti-apoptotique de certaines associations estroprogestatives supérieur en tous cas à celui observé sous estrogènes seuls. Très récemment une étude observationnelle prospective française E3N (REF) sur une durée de plus de 5ans d’utilisation a hiérarchisé le risque en fonction du progestatif utilisé : non augmenté RR=1,1 avec l’association oestradiol + progestérone micronisée, risque relatif égal à 1,3 lorsque le progestatif est la rétro progestérone et supérieur à 1,7 avec les autres progestatifs. Qui dit effet promoteur dit effet dépendant du terrain sur lequel il est appliqué. Ainsi lorsque le risque spontané est faible ou très faible comme c’est le cas chez la femme jeune faire la promotion de ce risque donnera des résultats très faibles si ce n’est non mesurable c’est probablement la raison pour laquelle il n’a jusqu’à ce jour pas été possible d’affirmer un effet des contraceptifs estroprogestatifs ou de contraceptions progestatives pures sur les découvertes de cancer du sein. A cet effet purement mathématique vient s’ajouter le fait que les cancers de la femme jeune sont le plus souvent non hormonaux dépendants et n’obéissent pas aux facteurs de risques hormonaux classiques du cancer sporadique de la femme plus âgée. Ce n’est qu’avec l’âge, lorsque le risque de cancer du sein spontané augmente, que l’effet promoteur des estroprogestatifs peut éventuellement être mis en évidence. Ainsi en terme de risque attribuable ce n’est qu’après 55 ans avec une intensité croissante avec l’âge que les études montrent une augmentation du risque mesurable. De ce fait le bénéfice clinique de l’utilisation des progestatifs l’emporte chez la femme jeune, avant 55 ans, sur un risque mammaire qui à ce jour n’est ni théoriquement ni en pratique préoccupant.

Il faut donc insister sur le fait que ces trois nouveaux risques ne sont pas dissociables du terrain : femmes avec coronaropathies pour le risque artériel, femmes ménopausées et/ou de plus de 55 ans pour les risques veineux et mammaires, et ne peuvent être extrapolés à des circonstances d’utilisation différentes. En l’absence de terrain à risque, tout sur-risque est loin d’être prouvé ; à cela vient s’ajouter une donnée supplémentaire : l’effet antigonadotrope de certains progestatifs, préférable dès qu’existe une hyperœstrogénie, diminue le taux d’estradiol ce qui vient probablement modifier, dans un sens bénéfique, ces risques encore théoriques.

En étant schématique on pourrait dire que les progestatifs donnés chez des femmes non ménopausées et/ou de moins de 55 ans ont des effets bénéfiques cliniques accentués, pour ceux qui présentent un effet antigonadotrope, par un effet de baisse des taux d’œstradiol endogène lorsque cela est nécessaire. Plus tard cet effet peut s'inverser pour certains d’entre eux au fur et à mesure qu’apparaissent les risques spontanés vasculaires et mammaires. Les progestatifs doivent donc être considérés en tenant compte de l'ensemble des données disponibles et de leurs propriétés respectives, ô combien différentes, en fonction des molécules utilisées, mais également des doses et séquences administrées ; et, bien entendu, en tenant compte du terrain et de la réponse clinique de la patiente traitée, mais n'est-ce pas là ce que l'on nomme "l'art médical" ?

Docteur Christian JAMIN
169 Boulevard Haussmann

75008 PARIS

Références
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    Anderson GL, Limacher M, Assaf AR, Bassford T, Beresford SA, Black H et al. Effects of conjugated equine estrogen in postmenopausal women with hysterectomy : the Women’s Health Initiative randomized controlled trial. J Am Med Assoc 2004 ; 291 : 1701-12.
  2. WHI E + P
    Manson JE, Hsia J, Johnson KC, Rossouw JE, Assaf AR, Lasser NL et al. Estrogen plus progestin and the risk of coronary heart disease. N Engl J Med 2003 ; 349 : 523-34.
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    Grady D, Herrington D, Bittner V, Blumenthal R, Davidson M, Hlatky M et al. HERS Research Group. Cardiovascular disease outcomes during 6.8 years of hormone therapy : Heart and Estrogen/progestin Replacement Study follow-up (HERS II). J Am Med Assoc 2002 ; 288 : 49-57.
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  7. ESTHER
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MOTS-CLES : JAMIN C. – Progestatifs – Progestérone – Ménopause – Périménopause