Depuis
le 1er juillet 2006, l'ostéodensitométrie par méthode
biphotonique est prise en charge par l'Assurance Maladie sur prescription
médicale et pour les patients à risques. Elle est remboursée
à 70 % sur la base d'un tarif fixé à 39,96 €.
Dans quels cas
l'ostéodensitométrie est-elle prise en charge par l'Assurance
Maladie ?
L'ostéodensitométrie
par méthode biphotonique est la méthode de référence
pour mesurer la densité minérale osseuse. Elle est prise
en charge, sur prescription médicale, pour les patients présentant
les facteurs de risques médicaux de l'ostéoporose qui
rendent nécessaire cet examen, notamment dans les indications
détaillées ci-dessous.
A
noter
-
Pour chacune de ces indications, l’ostéodensitométrie
n’est indiquée que si le résultat de l’examen
peut, a priori, conduire à une modification de la prise en charge
thérapeutique du patient ;
- Lorsque l'ostéodensitométrie est conforme à l'une
de ces indications, portez le code « PAQKOO7 » sur la feuille
de soins, ce qui permettra au patient d'être pris en charge.
Indications de
l'ostéodensitométrie pour un premier examen
Dans
la population générale (quel que soit l’âge
et le sexe)
En cas de signes d’ostéoporose :
•
Découverte ou confirmation radiologique d'une fracture vertébrale
(déformation du corps vertébral) sans contexte traumatique
ni tumoral évident.
• Antécédent personnel de fracture périphérique
survenue sans traumatisme majeur (sont exclues de ce cadre les fractures
du crâne, des orteils, des doigts, du rachis cervical).
En cas de pathologie ou traitement potentiellement inducteur d’ostéoporose
:
• Lors d’une corticothérapie systémique
(de préférence au début) prescrite pour une durée
d’au moins 3 mois consécutifs, à une dose ≥
7,5 mg/jour d’équivalent prednisone.
• Antécédent documenté de pathologie ou
de traitement potentiellement inducteur d’ostéoporose
: hypogonadisme prolongé (incluant l’androgénoprivation
chirurgicale [orchidectomie] ou médicamenteuse [traitement
prolongé par un analogue de la Gn-Rh]), hyperthyroïdie
évolutive non traitée, hypercorticisme, hyperparathyroïdie
primitive et ostéogenèse imparfaite.
Chez la femme ménopausée
(y compris pour les femmes sous traitement hormonal de la ménopause
à des doses utilisées inférieures aux doses recommandées
pour la protection osseuse), indications supplémentaires (par rapport
à la population générale) :
• Antécédent de fracture du col fémoral sans
traumatisme majeur chez un parent au 1er degré.
• Indice de masse corporelle < 19 kg/m2.
• Ménopause avant 40 ans quelle qu’en soit la cause.
• Antécédent de prise de corticoïdes d’une
durée d’au moins 3 mois consécutifs, à une
dose ≥ 7,5 mg/jour équivalent prednisone.
Indications de
l'ostéodensitométrie pour un second examen
•
A l’arrêt du traitement anti-ostéoporotique, en dehors
de l’arrêt précoce pour effet indésirable,
chez la femme ménopausée.
•
Chez la femme ménopausée sans fracture, lorsqu’un
traitement n’a pas été mis en route après
une première ostéodensitométrie montrant une valeur
normale ou une ostéopénie, une deuxième ostéodensitométrie
peut être proposée 3 à 5 ans après la réalisation
de la première en fonction de l’apparition de nouveaux
facteurs de risque.
A
noter
Pour
les femmes ménopausées suivant un traitement hormonal
substitutif (THS) à des doses utilisées conformes aux
doses recommandées pour la protection osseuse, il n'est pas recommandé
de réaliser une ostéodensitométrie, car la prévention
de l'ostéoporose est déjà assurée par ce
traitement.
Source
: http://www.ameli.fr
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