Deux décrets parus en février
et mars 2008 réglementent la pratique des piercings et des tatouages
car ces phénomènes de mode comportent de sérieux
risques infectieux. En effet les piercings, et tatouages entrainent
des saignements minimes et ces actes peuvent transmettre des infections
bactériennes (staphylocoques, streptocoques, pyocyaniques) ou
virales (VIH, hépatite B, hépatite C).
Contre-indications
• personnes atteintes d’hémophilie, du VIH, de l’hépatite
B ou C.
• pas d’ exposition au soleil dans les deux mois qui suivent.
La nouvelle réglementation
Décret du 19 février 2008
Il fixe les conditions d’ hygiène et de salubrité relatives
aux pratiques du tatouage et du percing.
- Les personnes qui effectuent
ces techniques doivent déclarer
cette activitÈ auprès du préfet du département
du lieu d’exercice de cette activité.
- Elles doivent avoir
suivi une formation aux conditions d’hygiène
et de salubrité.
- Le matÈriel utilisé doit être à usage
unique et stérile, ou bien stérilisé avant chaque
utilisation.
- Les locaux doivent comprendre une salle exclusivement réservée à la
réalisation de ces techniques.
- Un chapitre particulier concerne
le perçage du pavillon de l’oreille
et de l’aile du nez.
- L’emballage hermétique du bijou de pose doit comporter
certaines indications :
- la dénomination du produit,
- la date de durabilité maximale,
- le numéro de lot
de fabrication,
- la mention stérile,
- le nom du fabricant.
- Enfin il est interdit de pratiquer ces techniques sur un enfant
mineur sans le consentement écrit d’une personne titulaire
de l’autoritÈ parentale (la preuve de ce consentement doit être
conservée pendant trois ans).
Décret du 3 mars 2008
Il fixe les règles de fabrication, de conditionnement et d’importation
des produits de tatouage et institue un système national de vigilance.
- Les produits de tatouage sont rendus stériles par l’utilisation
de procédés appropriés.
- Une déclaration
doit être adressée l’Afssaps
- Un système de
vigilance exercée sur les produits de tatouage
est destinée à surveiller les risques d’effets
indésirables
résultant de leur utilisation. Cette vigilance s’exerce
sur l’ensemble
de ces produits aprés leur mise sur le marché.
- Enfin,
un système d’information du public est prévu
.
Le détatouage
Le laser s’impose désormais comme le meilleur procédé pour
effacer un tatouage. Il faut pour cela s’adresser à un
dermatologue ou à un chirurgien.
Docteur
Michel DAGUES-BIE - Tarbes
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