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L'excision concerne tous les gynécologues

Pour C. Solano et P. Foldes, 300 000 femmes ou fillettes excisées vivent aujourd'hui en France, et 10 000 à 20 000 petites filles sont exposées au risque d'être excisées.

L'excision consiste en "l'ablation plus ou moins importante de la partie externe du clitoris", avec trois stades :

• la circoncision féminine (nom impropre puisqu'il devrait signaler qu'on enlève uniquement le capuchon, et qui consiste en l'ablation de l'extrémité du gland clitoridien)
• la sunna où on enlève une partie plus importante du clitoris et la partie supérieure des petites lèvres
• et la grande circoncision pharaonique, qui comprend une infibulation, c'est-à-dire la fermeture de la vulve

Tous les gynécologues peuvent être confrontés à une femme excisée, soit lors d'une consultation de contraception ou de grossesse, soit qu'elle soit motivée par des douleurs, absence de plaisir et de désir sexuel.
Le gynécologue devra "signifier qu'il voit l'excision", et en parler, poser des questions simples, écouter les réponses pour enfin "aborder la question du plaisir sexuel".

Enfin, il doit connaître les grands principes de la chirurgie réparatrice, qui "enlève les parties cicatricielles, reconstitue un gland clitoridien normalement innervé, et le repositionne"… "l'intervention est depuis peu prise en charge par la sécurité sociale, au titre d'une réparation de mutilation".

Réalités en Gynécologie-Obstétrique n°109 – mars 2006


MOTS-CLÉS : MDB – excision – circoncision – sunna – infibulation