Technique de l'IVG chirurgicale

Philippe LEFEBVRE

Vingt-huit ans après la promulgation de la loi autorisant l’interruption volontaire de grossesse en France, environ 220.000 femmes par an ont encore recours à un avortement médicalisé. La légalisation de l’avortement et sa médicalisation ont permis de diminuer de façon considérable les complications et de faire quasiment disparaître les décés. La méthode médicamenteuse s’est développée au cours de ces dernières années mais son utilisation étant le plus souvent limitée à 7 semaines d’aménorrhée, fait que les interruptions de grossesses sont encore majoritairement réalisées chirurgicalement.
La technique instrumentale,associant dilatation et aspiration n’a guère évolué sur le plan strictement chirurgical, mais elle a bénéficié de l’appui des techniques médicamenteuses de préparation du col. Néanmoins cette méthode reste encore le plus souvent pratiquée sous anesthésie générale. Paradoxalement, en France, la technique d’anesthésie locale ne s’est pas répandue comme on aurait pu l’imaginer. L’avortement sous anesthésie locale s’est développé dans le secteur public dans les années 80,mais l’anesthésie générale reste largement majoritaire.

Au total,”l’évolution des techniques disponibles a été plus rapide que l’évolution des techniques employées. Le recours à l’anesthésie locale a plus remplacé l’absence d’anesthésie dans les avortements par aspiration,qu’elle n’est parvenue à faire diminuer significativement le recours à l’anesthésie générale” (Chantal BLAYO -INED)(1). Les techniques de préparation du col à la dilatation avant aspiration permettraient cependant d’envisager une utilisation plus large de l’anesthésie locale.

L'anesthésie

Anesthésie générale

En France, l’anesthésie générale réalisée par un médecin anesthésiste réanimateur, est soumise à des dispositions légales : consultation préanesthésique, surveillance peropératoire avec monitorage, salle de réveil post-interventionnelle.Les produits proposés permettent néanmoins de réaliser ce type d’intervention sur le mode ambulatoire.
La morbidité propre à l’ AG incite à privilégier l’anesthésie locale, mais les données concernant les complications des anesthésies générales mériteraient d’être réactualisées. Le recours à une anesthésie générale reste fréquent en particulier dans les établissements privés(1).

Anesthésie locale

L'anesthésique employé

La lidocaïne,commercialisée sous le nom de Xylocaïne® est le produit habituellement utilisé. Elle a l’avantage d’agir très rapidement : 2 à 3 minutes après l’injection, et de donner une anesthésie d’une durée moyenne de 20 minutes. Elle est très peu allergisante grâce à son radical amide qui la différencie de la novocaïne. Les accidents allergiques sont des accidents de surdosage liés à un passage vasculaire de produit en quantité excessive. La Xylocaïne® à 1% est la mieux adaptée à l’anesthésie du col. La Xylocaïne Adrénalinée® est moins bien tolérée (rythme cardiaque, bouffées vaso-motrices, lipothymies).

Les différentes techniques

Elles sont précédées d’une prémédication par un atropinique en sub-lingual, afin d’éviter la survenue d’un malaise vagal, et par un anxiolytique de type benzodiazépine d’élimination rapide ou un sédatif hypno-inducteur, myorelaxant et anticonvulsivant, le midazolam ou Hypnovel®. L’association d’un antalgique est également recommandé (paracétamol ou AINS).

30 minutes avant l'intervention :

• 10 mg d'Hypnovel en sub-lingual (5 mg si pds < 50 kg
• 0,5 mg d'atropine en sublingual
+ 1 suppo de LAMALINE



La patiente est installée en position gynécologique, le spéculum de Colin en place, la vulve, le vagin et le col sont soigneusement désinfectés.

Le bloc para-cervical
L’utilisation d’une aiguille spécialement étudiée pour la pratique du bloc para-cervical, permet de repérer les sites d’injection au niveau des culs-de-sac latéraux, puis de pratiquer l’injection avant même de placer la pince à griffe sur la lèvre antérieure du col. Cette aiguille munie d’un embout en caoutchouc, et d’un mandrin faisant butée permet de limiter la profondeur d’injection à 5mm, évitant ainsi tout risque d’éffraction vasculaire. Les points d’injection varient suivant les praticiens; nous choisissons pour notre part des points se situant aux environs de 4h et 8h, quitte à les modifier légèrement si le produit ne pénètre pas facilement, ce qui arrive si l’on est dans le chorion. La quantité optimale de produit à injecter se situe entre 15 et 20cc.
L’injection faite lentement doit faire pénétrer facilement l’anesthésique dans les plexus hypogastriques; elle est dans ce cas tout à fait indolore. Il faut alors savoir attendre 2 à 3mn, avant de placer la pince à griffe, geste qui ne doit pas être perçu par la patiente.

L’injection intra-cervicale
Elle consiste avec une aiguille de 0,8 x 50 introduite dans l’orifice externe du col, à injecter au niveau de l’orifice interne en intracervical à 0, 3, 6, et 9 h, 4 à 5 cc de Xylocaïne à 1%. L’injection doit être lente et associée au contrôle de l’absence de passage vasculaire, par la création d’une dépression au niveau du piston de la seringue. Une sensation de malaise vertigineux, une hypoacousie, une impression de goût métallique dans la bouche doit faire stopper la poursuite de l’injection.

La préparation du col à la dilatation

Une dilatatation cervicale est nécessaire avant de réaliser le geste endo-utérin consistant à introduire une canule d’aspiration de calibre variable suivant l’ancienneté de l’aménorrhée. Cette dilatation peut se révéler parfois difficile,voire douloureuse et ceci malgré l’anesthésie locale.
Depuis les débuts de l’IVG chirurgicale par aspiration, de nombreuses équipes se sont inquiétées des risques de perforation utérine, de lacération du col, voire de béance isthmique hypothétique à long terme, en cas de dilatation difficile sur col dit, bouclé (2).
Différentes techniques, dont l’anesthésie locale elle-même, mais aussi les laminaires végétaux ou synthétiques ont alors été proposées afin d’éviter ces complications (3). Les contraintes techniques, les douleurs et les risques infectieux liés à ces dispositifs ont conduit la plupart des équipes à les abandonner.
La préparation cervicale fait maintement appel à des médicaments utilisés dans la méthode médicamenteuse : la Mifépristone (MIFEGYNE®) et le Misoprostol (CYTOTEC®). L’action indubitable de ces deux produits sur la dilatation cervicale, conduit à les proposer de manière systématique en préparation du col avant aspiration endo-utérine.

Le Misoprostol

Le Misoprostol (CYTOTEC®) est un analogue synthétique de la prostaglandine E1, commercialisé en 1987 pour son action dans la pathologie ulcéreuse (effet antisecrétoire et cytoprotecteur). L’induction de contractions myométriales par ce produit a été rapporté par Collins en 1990 (4).
Après ingestion,il est rapidement absorbé et le taux sérique maximal est obtenu en 30mn. Sa demi-vie est de 1h30, et l’activité contractile au niveau de l’utérus est maximale dans les 2 heures qui suivent la prise du Misoprostol.
Edwards et Al , étudient les effets du Misoprostol administré par voie orale 30 à 60mn avant aspiration sous anesthésie locale, chez 595 patientes. La dilatation se révèle facile dans plus de 93% des cas,avec des doses de Misoprostol allant de 400 à 600ug, avec des effets secondaires minimes à type de crampes abdominales légères à modérées 30 à 40mn après la prise. Ils observent que les effets secondaires liés au Misoprostol sont nettement moins sévères qu’avec d’autres prostaglandines (tel le Gemeprost ) (5).

La Mifepristone

La mifépristone (RU 486) est un 19-norstéroïde, possédant une forte affinité pour les récepteurs de la progestérone ainsi que pour ceux des glucostéroïdes. Elle possède ainsi une forte action anti-progestative en entrant en compétition au niveau des récepteurs de la progestérone. Cette propriété pharmacologique a permis de mettre au point une méthode médicale d’interruption volontaire de grossesse,et c’est cette utilisation qui a d’abord été largement développée (6).
Commercialisée en 1990, elle se présente sous la forme de comprimés dosés à 200mg, son délai d’absorption est court (1/2 h) et le pic sérique apparait au bout de 1h30mn.
La mifépristone a d’abord été utilisée seule, puis en association avec des prostaglandines pour les interruptions de grossesse du premier trimestre avant 50 jours d’aménorrhée. Par la suite des travaux ont montré l’efficacité de la mifépristone dans de nombreuses autres indications : interruption pour raison médicale au 2ème ou 3ème trimestre (7)(8), expulsion des grossesses arrêtées (9), d’un foetus mort in utéro (10) (11), déclenchement du travail en fin de grossesse (12).
La mifépristone ayant pour propriété de dilater et ramollir le col utérin, son utilisation en tant que préparation du col avant interruption de grossesse par aspiration, mérite d’être développée. Divers travaux (13) (14) ont montré que l’administration de mifépristone à des doses allant de 200 à 600mg, administrée 36 à 48 heures avant l’aspiration, permet d’obtenir une dilatation satisfaisante et évite ou diminue fortement le recours à une dilatation instrumentale. L’aspiration est ainsi facilitée et la durée d’intervention considérablement réduite. Les effets secondaires sont généralement peu importants, se résumant à des douleurs minimes à modérées dans 25% des cas, et un saignement génital variable, survenant 36 à 48 heures après la prise (15).

La technique de l'IVG chirurgicale

Le matériel

Champs opératoires (ex: type cystoscopie)
Tenue de bloc et gants chirurgicaux stériles
Le matériel chirurgical est déposé sur la table couverte d’un champ stérile :

- spéculum type colin de taille adaptée à la morphologie et la parité
- pince de Museux ou de Pozzi
- bougies en gomme ou métallique de 6 à 12mm de diamètre
- sondes d’aspiration rigides et courbes de 6 à 12mm
- sondes d’aspiration souples et “crantées” type Karman de 5 à 8mm
- matériel d’aspiration : raccord métallique et tuyau souple relié à un aspirateur électrique, permettant d’obtenir une dépression réglable jusqu’à 800mbars.
- un jeu de pinces longuettes pour assurer le badigeonnage du col et du vagin et pour extraire d’éventuels fragments engagés dans le col

La technique instrumentale

Une fois l’anesthésie réalisée, la préhension du col est assurée fermement par une pince afin d’aligner le canal cervical et la cavité utérine.

La dilatation avec des bougies en gomme ou métallique de diamètre progressivement croissant, doit être menée de manière délicate sans forcer, la bougie ne devant pas être introduite de plus de 50mm par rapport à l’orifice externe. Le niveau de dilatation doit être suffisant, choisi en fonction de l’âge gestationnel (diamètre en mm = nombre de semaines de gestation + 1mm), afin d’assurer une aspiration rapide, efficace et complète.

Une fois la dilatation terminée , une canule d’aspiration de diamètre équivalent à la dernière bougie de dilatation est introduite délicatement , jusqu’à la perception d’une butée correspodant au fond utérin.L’aspiration avec des canules rigides et courbe, décrit à l’intérieur de la cavité un cône d’aspiration, qui va permettre l’évacuation du contenu utérin.

Les mouvements rotatifs peuvent s’accompagner de mouvements de va-et-vient de faible amplitude. La canule d’aspiration reste dans la cavité jusqu’à ce qu’elle ne ramène plus que du sang mousseux, et que la rétraction utérine soit perçue, la rotation de la sonde devenant plus difficile. L’aspiration doit alors être interrompue, la patiente ressentant à ce stade des contractions douloureuses.
Si la sonde d’aspiration utilisée est d’un diamètre insuffisant, l’obstruction de la canule est fréquente. Il est alors nécessaire de la retirer lentement sous aspiration, afin d’amener les débris ovulaires au col. Une pince longuette permet l’extraction lente de ces fragments.

Le contrôle de la vacuité s’effectue de préférence avec une sonde d’aspiration souple crantée de diamètre inférieur, ou éventuellement à l’aide d’une petite curette mousse, qui va permettre de percevoir sur l’ensemble des parois le “crissement” utérin.
La rétraction utérine sur la sonde, la perception nette des parois utérines et l’absence de saignement sont les témoins de la bonne évacuation utérine.
La persistance de saignement doit faire suspecter une rétention d’éléments ovulaires et nécessite une reprise de l’aspiration, après contrôle macroscopique des éléments. Ce contrôle doit être systématique lorsque le terme est supérieur ou égal à 12 semaines, afin de s’assurer de l’absence de rétention de fragments embryonnaires.
Si l’aspiration ne ramène plus de fragments, et que le contact des parois est mal perçu, le saignement est le plus souvent lié à une atonie utérine. Un massage utérin manuel suspubien, voire l’utilisation d’ocytociques permet de stopper le saignement.
Au moindre doute sur la vacuité utérine, un contrôle échographique peropératoire est recommandé.

Protocoles et indications

Le choix entre une méthode d’interruption de grossesse médicamenteuse et une méthode instrumentale, est théoriquement possible quelque soit le stade de la grossesse (jusqu’à 14 semaines d’aménorrhée).
Néanmoins la méthode instrumentale sera le plus souvent recommandée au delà de 7 semaines d’aménorrhée, la méthode médicamenteuse pouvant être responsable de douleurs et saignements plus intenses, et d’un pourcentage d’échecs plus élevé.
Dans tous les cas où cela est possible, les femmes doivent pouvoir choisir la technique médicale ou chirurgicale, et le type d’anesthésie, locale ou générale.
La préparation cervicale médicamenteuse avant l’aspiration a pour perspective de raccourcir les temps d’intervention et de diminuer les douleurs propres à la dilatation du col.
Elle permet le plus souvent de proposer une simple anesthésie locale, en apportant des avantages sur le plan sécurité et confort des patientes, ainsi qu’en terme d’économie.

Protocole misoprostol

Presenté sous la forme de comprimé dosé à 200ug, il a deux voies d’administration possibles : la voie orale ou la voie vaginale. La galénique n’est pas adaptée à la voie vaginale et la voie orale est le plus souvent préconisée et plebiscitée par les patientes.

La dose de misoprostol habituellement recommandée, est de 400µg, soit 2 cps, deux à trois heures avant l’intervention. Les comprimés sont remis à la patiente lors de son passage dans le service, lorsque l’ensemble des formalités pré-IVG sont remplies.
Une note d’information l’avertissant des effets secondaires possibles(douleurs,saignement génital) lui est remise,et nous lui demandons de remplir un formulaire de nécessité d’intervention une fois les comprimés pris.

Protocole mifépristone

La mifepristone bénéficie depuis 2001, d’une nouvelle AMM dans le ramollissement et la dilatation du col de l’utérus en préparation à l’interruption chirurgicale de grossesse, jusqu’à 14 semaines d’aménorrhée.
Présenté sous la forme de comprimé dosé à 200mg, la posologie recommandée est de 200mg, soit un comprimé pris 36 à 48 heures avant l’intervention.
Les formalités de prescription sont les mêmes que celles précédemment décrites pour le misoprostol, avec remise d’une note d’information et signature d’un formulaire.

Commentaires

La mifépristone possède sans aucun doute des propriétés dilatatrices supérieures à celle du misoprostol, mais son utilisation présente par ailleurs quelques inconvénients. L’intervalle libre entre la prise du comprimé, expose la patiente à la survenue d’évènements intercurrents, certes le plus souvent minimes,mais qui peuvent l’inquiéter. Le misoprostol a l’avantage d’être plus maniable, et même si l’AMM n’existe pas dans cette indication, sa prescription est plus facile et son coût nettement inférieur.

Nous réservons préferentiellement la mifépristone aux nullipares, surtout si l’âge gestationnel est supérieur à 10 semaines d’aménorrhée, et dans les cas ou la dilatation risque d’être délicate : hypoplasie cervicale, antécédents de conisation, forte rétroversion utérine...(16).

L’utilisation de ces méthodes de préparation du col nécessite dans tous les cas une information détaillée quant à la survenue éventuelle d’évènements indésirables. Ceux ci sont dans la quasi-totalité des cas tout à fait minimes, mais la survenue d’une hémorragie, même de faible importance, peut inquiéter la patiente et ne doit pas la conduire à des services d’urgence où un curetage riquerait d’être pratiqué.

Conclusion

La possibilité de choix d’une technique d’IVG par la femme, est un des critères de bon fonctionnement d’un établissement. Les techniques utilisées sont malheureusement souvent trop lourdes, anesthésie générale, hospitalisation de plus de 12 heures, et ne suivent pas l’évolution des progrès en matière de pratique ambulatoire, vraisemblablement par défaut de remise en question des habitudes.
L’efficacité du misoprostol et de la mifépristone dans la préparation du col avant IVG instrumentale n’est plus à démontrer. La diffusion de ces méthodes est nécessaire afin de diminuer le recours à l’anesthésie générale, tout en apportant un confort satisfaisant, tant à la patiente qu’à l’opérateur, en diminuant les risques inhérents à la dilatation instrumentale et à l’anesthésie générale.

Docteur Philippe LEFEBVRE
Service d'Orthogénie
Hôpital La Fraternité
Avenue Julien Lagache
59100 Roubaix
Bibliographie

1.BLAYO Ch. - L’avortement en chiffre depuis sa légalisation. 11èmes journées d’étude sur l’avortement et la contraception. Bobigny,1995;38-70.
2.GRIMES D.A,SCHULZ K F,CATES W Jr - Prevention of uterine perforation during curettage abortion . JAMA,1984;251;2108-11.
3.SCHULZ K F,GRIMES D.A,CATES W Jr - Measures to prevent cervical injury during succion curettage abortion . Lancet,1983;1;1182-4.
4.COLLINS P.W. - Misoprostol:discovery development and clinical applications. Med.Res.Rev,1990;10;149-72.
5.EDWARDS D,AITKEN R.E ,BEGG A.F ,MAC KAY P.M, MARCHANT R.M :Predilatation of the cervix before succion curettage for therapeutic abortion in early pregnancy . Aust New Zealand , J . Obst .Gyn, 1994; 31;103-4.
6.PEYRON R, AUBENY E, TARGOSZ V, SILVESTRE L , RENAULT M, ELKIK F, LECLERC P , ULMANN A, BEAULIEU E.E, : Early termination of pregnancy with mifepristone (RU486) and orally active prostaglandine misoprostol . New England journal of Medicine, 1993; 328, 21; 1509-13
7.RODGER M W , BAIRD D.P - Pretreatment with mifepristone (RU 486)reduces interval between prostaglandine administration and expulsion in the second trimester abortion . Br.J Obst Gyn 1990; 97; 41-05
8.URQUHART D.R , TEMPLETON A.A - The use of mifepristone prior to prostaglandin induced mid trimester abortion . Human Reprod 1990; 5: 883.6
9.LELAIDIER C : Mifepristone (RU 486) induces embryo expulsion in first trimester non developing pregnancies : a prospective randomized trial . Human Reprod 1993; 8,3 ; 492-95
10.GRALL F - Utilisation de la mifepristone (RU486) dans la grossesse (IVG exceptée). Journal Gyn Obst biologie Reprod 1991; 20; 987-94
11.CABROL D, DUBOIS C, CRONJE H - Induction of labor with mifepristone (RU486) in intra uterine fetal death . Am Journal Obst Gyn 1990; 163; 540-2.
12.GERMAIN G -Antiprogestérone et induction de la parturition . Abstract Gyn 1992; 6; 496
13. DURLOT F, DUBOIS C, BRUNERIE J, FRYDMAN R- Efficiency of progesterone antagonist RU486 (mifepristone) for preoperative cervical dilatation during first trimester abortion . Hum Reprod 1988; 3; 583-4
14.URQUHART DR, TEMPLETON AA -Mifepristone (RU 486) for cervical priming prior to surgically induced abortion in the late first trimester .Contraception 1990; 42; 191 -9.
15.LEFEBVRE Y, PROULX L , ELIE R, POULIN O, LANZA E-The effect of RU 38486 on cervical ripening .Clinical studies Am JournalObst Gyn 1990;162; 61-5
16.LEFEBVRE P, MONNIEZ N, NOREL G, PREVOST D, SCHARFMAN W – Interruption volontaire de grossesse: nouvelles perspectives de l’anesthésie locale. Contracept. Fertil. Sex.- 1998 – Vol.26.n° 1,pp. 53-58


MOTS-CLES : LEFEBVRE P. - IVG - Avortement - Interruption - Mifepristone - Mifégyne - RU486 - Misoprostol - Cytotec - Planning