0113020203
Le prolapsus de la femme de plus de 80 ans

Dans une mise au point parue dans "Le Journal Faxé du Gynécologue", les auteurs rappellent quelques notions essentielles concernant les prolapsus de la femme âgée :

  • L'âge semble être un facteur de risque majeur du prolapsus, et en Scandinavie 11 % des femmes de 80 ans ont été opérées d'un prolapsus.
  • L'accroissement de l'espérance de vie des femmes (actuellement 50 % des patientes de 50 ans vivront jusqu'à 90 ans) confrontera de plus en plus souvent les gynécologues à cette pathologie.
  • La découverte d'un prolapsus extériorisé doit faire rechercher une dilatation urétéro-pyélo-calicielle par striction urétérale bilatérale, et conduire à la réalisation d'une échographie rénale.
  • Le traitement doit associer
    • l'utilisation de topiques locaux
    • l'insitution de règles d'hygiène et d'alimentation
    • la réduction du prolapsus :
      • En France le pessaire semble mal utilisé, car le plus souvent placé de façon temporaire ou alors chez les patientes non opérables.
      • La chirurgie doit être simple et peu morbide, et consiste soit en une reconstruction vaginale, et la voie basse semble la plus appropriée, soit à une oblitération vaginale (colpoclesis) dont la place est réelle à cet âge, car de faible morbidité. Le risque essentiel de l'anesthésie de la femme de plus de 80 ans est cardiovasculaire. La SFAR, à la suite d'une mise au point sur l'anesthésie du grand vieillard, a permis de fixer les limites de l'anesthésie dans ce groupe "à risque". La mortalité ne dépasse pas 1 à 2 %, et l'anesthésie loco-régionale ne semble pas faire la preuve de sa supériorité par rapport à l'anesthésie générale.

T. DARNAUD, B. DEVAL - Nancy
Le Journal Faxé du Gynécologue - Mars 2006


MOTS-CLÉS : Prolapsus - Pessaire - MDB