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une mise au point parue dans "Le Journal Faxé du Gynécologue",
les auteurs rappellent quelques notions essentielles concernant les prolapsus
de la femme âgée :
- L'âge
semble être un facteur de risque
majeur du prolapsus, et en Scandinavie 11 % des femmes de 80 ans ont été opérées
d'un prolapsus.
- L'accroissement
de l'espérance de vie des femmes
(actuellement 50 % des patientes de 50 ans vivront jusqu'à 90
ans) confrontera de plus en plus souvent les gynécologues à cette
pathologie.
- La découverte
d'un prolapsus extériorisé doit
faire rechercher une dilatation urétéro-pyélo-calicielle
par striction urétérale bilatérale, et conduire à la
réalisation
d'une échographie rénale.
- Le traitement
doit associer
- l'utilisation
de topiques locaux
- l'insitution
de règles d'hygiène et d'alimentation
- la
réduction du prolapsus :
- En
France le pessaire semble mal utilisé, car le plus souvent
placé de façon temporaire ou alors chez les patientes non
opérables.
- La
chirurgie doit être simple et peu morbide, et consiste
soit en une reconstruction vaginale, et la voie basse semble
la plus appropriée, soit à une oblitération
vaginale (colpoclesis) dont la place est réelle à cet âge,
car de faible morbidité.
Le risque essentiel de l'anesthésie de la femme de
plus de 80 ans est cardiovasculaire. La SFAR, à la
suite d'une mise au point sur l'anesthésie du grand
vieillard, a permis de fixer les limites de l'anesthésie
dans ce groupe "à risque".
La mortalité ne dépasse pas 1 à 2 %,
et l'anesthésie loco-régionale
ne semble pas faire la preuve de sa supériorité par
rapport
à l'anesthésie générale.
T. DARNAUD, B. DEVAL - Nancy
Le Journal Faxé du Gynécologue - Mars 2006
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