| L’intérêt
de la surveillance après cancer
du sein est prouvé par les chiffres car le risque de décès
est 14 fois plus élevé chez une femme qui présente
une récidive
métastatique et il est augmenté de 4-5% quand la récidive
est locorégionale. La surveillance clinique occupe
le premier plan car seulement 5% des métastases découvertes
par des examens complémentaires sont asymptomatiques.
- Pour
le dépistage des récidives locales et locorégionales,
la surveillance clinique comportera la palpation du sein traité,
du sein controlatéral, et des aires ganglionnaires
; elle sera associée à la mammographie avec au moindre
doute cytologie et microbiopsie .
- Pour
la recherche des métastases, le meilleur examen est la tomodensitométrie,
et pour la Société Française de Pathologie Mammaire,
la tomodensitométrie thoraco-abdomino-pelvienne
est un bon moyen de surveillance globale des patientes.
- Les métastases
osseuses étant douloureuses, l’examen
clinique est ici encore le meilleur moyen de dépistage..
- L’intérêt du PET-scan est encore à évaluer.
- L’utilité du Ca 15-3 n’a pas été prouvée
et son élévation ne justifie pas de traitement complémentaire à l’aveugle.
- De même la scintigraphie osseuse systématique n’est
pas utile.
- Rythme
de la surveillance : un examen clinique sera pratiqué tous
les 4 mois la première année, tous le 6 mois de 2 à 5
ans et tous les ans ensuite .
- Il faudra également être
vigilant pour dépister
les complications des traitements :
- Le tamoxifène augmente le risque thrombo-embolique (x 4-5) et
le cancer de l’endomètre (x 1,5-7).
- Pour les patientes sous anti-aromatases, une ostéodensitométrie
sera demandée en début de
traitement et 3 ans plus tard.
Michel Dagues-Bié
D’après les communications de M. ESPIÉ, P. KERBRAT
et R. VILLET - 1er congrès de l’AFACS – Février
2008 |