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Conduite
à tenir devant la découverte d'une cloison vaginale chez une
jeune fille nulligeste
Réponse du Professeur Patrick MADELENAT |
| A cette question posée dans le n°117 de Schering Gynécologie Contact, Patrick Madelenat répond qu'il faut différencier l'anomalie du 2ème type de la classification de Musset, c'est-à-dire deux hémi-utérus, de l'utérus cloisonné (anomalie du 3ème type de cette classification). Cette différenciation est importante, car elle détermine la conduite à tenir. C'est l'échographie, qui en s'attachant à visualiser le fond utérin distinguera l'utérus "en masse unique" des utérus présentant un sillon fondique plus ou moins marqué, et qui caractérise les hémi-utérus. L'échograhie rénale permettra de rechercher une anomalie des reins, jamais associée aux utérus cloisonnés. En cas d'hémi-utérus, il est formellement interdit de pratiquer des gestes sur la cloison cervicale et corporéale. Il faudra réséquer la cloison vaginale en cas du risque de rupture lors de l'accouchement par voie basse, geste que l'on pourra réaliser à proximité du désir de grossesse. S'il s'agit d'un utérus cloisonné, l'auteur propose la section des cloisons vaginale et utérine, car ces gestes sont pratiqués par voie vaginale et hystéroscopique, et donc "beaucoup moins contraignants que la laparotomie autrefois nécessaire". Il juge inacceptable d'attendre plusieurs fausses couches avant d'intervenir. |
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