Qu'est-ce
qu’une embolisation pelvienne ?
L’embolisation
pelvienne est une nouvelle technique qui permet de traiter les fibromes
utérins sans avoir recours à une opération chirurgicale
sous anesthésie générale en conservant l’utérus
Comment
se déroule une embolisation pelvienne ?
L’intervention
dure une heure (parfois un peu plus).
• A
votre arrivée, l’infirmière vous posera une
perfusion. Vous la garderez pendant 48 heures, soit le temps de
votre hospitalisation.
• cette
perfusion est destinée à vous administrer des produits
relaxants et anti-douleurs avant, pendant et après l’intervention.
• l’intervention
est réalisée sous anesthésie locale, une sonde
fine est introduite au pli de l’aine, puis guidée
le long des artères jusqu’à l’artère
utérine.
Une fois
en place, cette sonde permet d'injecter des petites particules qui
vont boucher les artérioles qui irriguent le fibrome, pour
y arrêter la circulation sanguine, entraînant ainsi :
• sa
nécrose,
• une
diminution importante de son volume, voire sa disparition en quelques
semaines ou quelques mois.
La
prise en charge de la douleur
•
Un protocole prévu par l’anesthésiste est
mis en place pour le contrôle de la douleur.
Il est nécessaire dès que celle-ci
apparaît de la signaler.
•
A l’issue de cette intervention, vous séjournerez à la
salle de réveil pendant quelques heures, pour la surveillance
et le contrôle de ces douleurs.
Intérêt
de l’embolisation pelvienne
L’embolisation
pelvienne est réalisée sans anesthésie générale,
sans ouverture de l’abdomen.
Elle nécessite une hospitalisation de trois nuits:
• La
veille de l’intervention,
• 48
heures après celle-ci,
• Et
une convalescence brève de 1 à 3 semaines.
C’est
une technique efficace : elle permet de guérir les symptômes
des fibromes dans 90 % des cas, en faisant diminuer le volume de
plus de 70%.
La récidive
est exceptionnelle.
Cette intervention permet de préserver la possibilité
de grossesse ultérieure.
Comment
devez-vous vous préparer ?
Vous
aurez un entretien avec les différents médecins qui
vous suivent afin de discuter des différentes alternatives
thérapeutiques.
• une
consultation pré-anesthésique spécifique,
obligatoire, doit avoir été pratiquée dans
les semaines précédent l’intervention. Elle
permet à la fois de dépister une éventuelle
allergie, de prescrire un traitement préventif, mais aussi
de contrôler votre bilan sanguin, afin de prévenir
d'autres risques ou contre-indications.
• un
bilan sanguin est nécessaire : que vous devez faire réaliser
avant votre hospitalisation, une ordonnance vous est prescrite à
cet effet.
Sachez
qu’il est souhaitable :
• d’avoir
arrêté votre traitement hormonal, au moins 2 mois
avant l’intervention.
• d’avoir
fait enlever votre stérilet.
Résultats
de l’embolisation
Le radiologue
vous donnera directement les résultats dans la salle à
l’issue de l’intervention, puis un compte-rendu détaillé
sera communiqué à votre médecin.
Est-ce
dangereux?
Pratiquée
par un radiologue interventionnel expérimenté, cette
procédure ne comporte pas de risque.
Il peut survenir de rares complications. Quelles sont-elles?
• exceptionnellement,
la douleur post-opératoire est sévère et résiste
aux traitements.
• risque
d’infection urinaire ou vaginale dans 1% des cas.
• une
ménopause précoce dans 3% des cas.
• dans
1% des cas il y a atteinte de l’utérus nécessitant
une hystérectomie.
• la
présence de nombreux spécialistes et d’un équipement
adapté sur place vous assure un maximum de sécurité.
Faut-il
prévoir un arrêt de travail ?
Oui, de
1 à 2 semaines de convalescence.
Après
le retour à domicile
•
la douleur se prolonge parfois pendant 7 à 10 jours:
un traitement adapté vous sera prescrit à votre
sortie.
• une
petite fièvre peut apparaître(38-38,5), elle doit
rester isolée.
• de
légers saignements associés ou non à l’expulsion
du fibrome peuvent persister pendant 1 à 2 mois.
• 80%
des patientes retrouvent un cycle normal au bout d’un mois,
mais certaines voient leur cycle perturbé pendant 3 mois.
Appelez
immédiatement votre radiologue interventionnel ou votre gynécologue,
en cas de :
• fièvre
importante,
• douleurs
utérines,
résistant
aux traitements.
Le
bilan sanguin est à réaliser avant votre hospitalisation.
Juste
avant l’embolisation pelvienne :
•
ne buvez plus,
• ne
mangez plus, dans les 6 heures précédentes.
Fiche d'information
rédigée par le Professeur Hervé TRILLAUD -
Bordeaux
|