Introduction
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Différents
types de douleurs sont réputées associées à
l’endométriose. Il s’agit d’une situation clinique
pas toujours facile à gérer, malgré la diversité
des moyens thérapeutiques à notre disposition, qu’ils
soient médicaux ou chirurgicaux. En effet, compte tenu du caractère
récidivant de cette affection, non seulement il faut soulager
la patiente à courts termes mais aussi à longs termes.
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Les
principaux types de douleurs
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Les phénomènes
douloureux dominent la symptomatologie de cette affection avec les classiques
"5 D" : dysménorrhée, dyspareunie, douleur pelvienne
chronique, défécation douloureuse et dysurie, qui touchent
près de 73% des patientes.
Leurs caractéristiques principales et typiques sont : cyclicité,
progressivité et caractère provoqué.
La
dysménorrhée
Typiquement,
il s'agit d'une dysménorrhée secondaire, d'installation
tardive au deuxième jour des règles, s'aggravant progressivement,
localisée plutôt latéralement avec une sensation
de douleur profonde rapportée par les patientes. Elle dure habituellement
plus d'un jour et peut s'accompagner d'autres phénomènes
douloureux parfois évocateurs, en particulier en cas d'irradiation
rectale. Elle s’avère invalidante chez près de 2/3
des patientes. La prévalence de la dysménorrhée
chez les patientes présentant une endométriose varie de
50 à 91%, mais elle est aussi fréquente dans la population
générale puisque pouvant atteindre 45%.
Il n’existe pas toujours de corrélation entre la sévérité
de la dysménorrhée et celle des lésions.
Les lésions atypiques ou subtiles sont davantage associées
à une dysménorrhée dite "fonctionnelle"
par opposition aux lésions typiques ou plus anciennes qui entraînent
une dysménorrhée dite organique.
La
dyspareunie
La dyspareunie
est aussi un symptôme commun : il s'agit d'une dyspareunie profonde
et postérieure. Elle est rencontrée en cas d'atteinte
des ligaments utéro-sacrés et surtout de lésions
profondes de la cloison recto vaginale. Elle représente 44% des
douleurs inter menstruelles.
La dyspareunie est fortement corrélée à l'endométriose
quel qu'en soit le stade.
Les
autres douleurs
Des douleurs
pelviennes, abdominales, lombaires ou sacrées peuvent survenir
de manière sporadique ou continue, avec une exacerbation en phase
péri ovulatoire ou menstruelle, mais parfois sans aucun lien
avec le cycle.
Des phénomènes digestifs (ténesme),vésicaux
et une irradiation vers les membres inférieurs peuvent être
associés.
Les douleurs aigues sont rares et en général liées
à la rupture d'un endométriome ovarien.
Les formes sévères de douleur sont associées aux
endométriomes ovariens (5) et aux lésions profondes.
Les localisations extra génitales et extra pelviennes peuvent
entraîner des symptômes douloureux spécifiques.
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Les
mécanismes invoqués |
De nombreuses
recherches ont été conduites pour essayer de comprendre
les mécanismes physiopathogèniques. Cette quête
est bien sûr rendue difficile par l’hétérogénéité
des lésions, en termes de localisation, d’étendue,
d’envahissement et d’activité.
Divers mécanismes généraux apparaissent en cause
dans la genèse des douleurs associées à l’endométriose
et seront diversement impliqués selon le type de lésion
considérée :
• Inflammation avec ses divers agents libérés (cytokines,
médiateurs de la douleur…)
• saignements répétés
• adhérences isolées ou associées
• tension spontanée (nodules, kystes) ou provoquée
• irritations nerveuses (fibrose séquellaire ou inflammation)
• production accrue de prostaglandines
• organes de voisinages affectés
• facteurs psychologiques…..
Les mécanismes
en jeu sont multiples. Ils varient sensiblement selon le type de lésion,
son activité et son siège.
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Les
lésions ont des potentialités algogènes variables
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Malgré
les mécanismes nombreux évoqués pour chaque type
de lésions, toutes les lésions ne sont pas inéluctablement
associées ou génératrices de douleurs. Il est difficile
d’affirmer avec exactitude les pourcentages pour chaque type de
lésions. Une analyse de la littérature permet de donner
cependant des indications (tableau 1), certes de faible niveau de preuve,
mais utiles pour notre réflexion.
Tableau
1. : Incidence estimée de la douleur selon les lésions
| Implants |
50
% |
| Adhérences |
25
% |
| Endométriomes |
50
% |
| Lésions
profondes |
>
90 % |
Toutes
les lésions endométriosiques ne sont pas algogènes,
mais les lésions profondes sont celles le plus fréquemment
en cause, surtout en cas de douleurs sévères et rebelles
aux traitements habituels.
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| Lésions
douloureuses. A gauche lésions rouges du Douglas avec début
d’accolement du sigmoîde. A droite lésion cicatricelle
inactive fibreuse. |
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Lésions
du Douglas |
Lésion
sévère avec comblement complet |
Lésion
vésicale |
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Un
terrain particulier
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Comme pour
toute douleur abdominale, surtout quand elle passe à la chronicité,
la gestion de la douleur associée à l’endométriose
implique une gestion multidisciplinaire, non seulement pour ne pas méconnaître
une lésion associée (principalement d’origine digestive,
urinaire, pariétale ou vertébrale…), mais surtout,
dans ce cas, en raison du terrain particulier de la femme atteinte de
cette affection.
Il est inutile de revenir sur les facteurs psychologiques, aujourd’hui
mieux cernés, en rappelant une étude récente qui
retrouve chez près de 92 % des patientes un état dépressif
plus ou moins marqué.
Plus difficile à maîtriser est l’association fréquemment
retrouvée, dans cette population, avec le syndrome de l’intestin
« irritable », la cystite interstitielle, et les fibromyalgies.
La gestion de toute douleur chronique doit être multidisciplinaire.
Dans le cas particulier de l’endométriose, certaines associations
morbides doivent être recherchées et prises en charge simultanément,
avec un soutien et un environnement psychologique appropriés
dans de nombreux cas.
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Les
outils thérapeutiques
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Ils sont
tous palliatifs et n’ont que des effets temporaires, plus ou moins
prolongés à l’issue du traitement, selon le type
de lésions et sûrement un paramètre plus difficile
à évaluer, le terrain.
Les outils thérapeutiques spécifiques sont variés,
chirurgicaux ou médicaux.
La
chirurgie
Elle est
effectuée, si possible, au moment même de la cœlioscopie
diagnostique. Il s’agit avant tout de détruire les lésions
identifiées, mieux de pratiquer leur exérèse en
totalité (Fig 2).
Des gestes complémentaires, à visée antalgique,
ont aussi été proposés.
L’exérèse des implants superficiels, préférable
à leur simple destruction, est habituellement simple, à
condition que les lésions ne siègent pas sur un organe
sensible ou ne cachent pas des lésions profondes associées,
souvent méconnues (et découvertes si une exérèse
est pratiquée). En cas d’endométriose sévère
avec adhérences extensives ou envahissement profond, le traitement
chirurgical peut s’avérer difficile, voire dangereux. Enfin,
l’hystérectomie peut s’avérer l’ultime
recours en cas de douleurs sévères, récidivantes
aux traitements conservateurs : dans ces cas, il est recommandé
de pratiquer une annexectomie bilatérale, si l’âge
le permet, car l’efficacité est meilleure et surtout les
récidives sont plus rares, même si un traitement hormonal
substitutif est prescrit.
Les résultats sont très variables en fonction des opérateurs
et de la qualité de la prestation opératoire, du stade
initial des lésions et surtout de la durée du suivi, qui
est souvent limitée dans la plupart des études rapportées.
Les taux d’amélioration varient de 60 à 100 %.
Une seule étude randomisée a été réalisée,
montrant un gain de la destruction cœlioscopique des lésions
au laser, vis-à-vis de l’abstention thérapeutique,
avec à 6 mois un Odds Ratio de 4,9.
Un traitement médical est souvent prescrit après l’intervention
en cas de douleurs et de lésions sévères.Divers
gestes associés ont été proposés. Leur efficacité
est cependant très controversée.Il s’agit de la
neurectomie pré sacrée et de la neurectomie au niveau
des ligaments utérosacrés (LUNA).
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Fig.
2 : Résection de lésions péritonéales
et contrôle à 2 mois, ne montrant pas d’adhérence. |
Traitement médical
Divers
traitements médicaux sont disponibles et largement utilisés
en pratique, même si pour de nombreux produits, il n’y a
pas d’AMM pour cette indication.
Il faut aussi remarquer que seuls les produits les plus récents
ont fait l’objet d’une évaluation rigoureuse, adaptée
aux exigences actuelles. Le mécanisme d’action principal
est l’induction d’un milieu hypoestrogènique même
si d’autres effets ont été rapportés (action
directe sur les lésions, interférences avec le système
immunologique…).
Progestatifs
Ils ont
été les premiers utilisés. De nombreux produits
sont disponibles en France, mais seuls les plus anciens ont reçu
une AMM. Il y a peu d’études contrôlées, et
seuls les produits utilisés dans les pays anglo-saxons offrent
des données consistantes.
Les différents types de douleurs sont améliorés
avec des taux variants de 60 à 94 % dans diverses études
observationnelles (acétate de médroxyprogestérone,
acétate de nomégestrol, acétate de mégestrol
et acétate de noréthistérone).
La difficulté majeure, en pratique, est leur tolérance
clinique (gonflements, prise de poids, saignements…) et parfois
métabolique, selon l’androgènicité de la
molécule, pour une utilisation de longue durée.
Associations estro progestatives
Les différentes
associations estro-progestatives, surtout les premières disponibles,
qui étaient les plus dosées, ont été utilisées
mais les publications sont en général anciennes. Les effets
secondaires constatés par la prescription continue de ces associations
estro-progestatives et leurs contre-indications ont conduit au déclin
de leur emploi et surtout à pratiquement l'absence de toute publication
récente.
Une analyse récente de la littérature, recommande , malgré
la rareté des données validées, d’utiliser
les associations estro progestatives en première intention, mais
des travaux complémentaires sont nécessaires pour mieux
évaluer leur place dans le traitement de l’endométriose
(33).
Danazol
Dérivé
synthétique de la 17 alpha Et1inyl-Testostérone, le danazol
a été utilisé en clinique pour la première
fois il y a plus de 25 ans. Ce produit a ensuite fait l'objet, pour
la première
fois, d'une évaluation avec une méthodologie plus rigoureuse
et suscité de nombreuses publications. Il a longtemps servi comme
produit de référence.
Ce composé possède un mode d'action complexe imparfaitement
élucidé.
Si son efficacité sur les implants endométriosiques et
les phénomènes douloureux ont été bien démontrés,
ses effets secondaires, surtout ceux de type androgènique, ont
conduit à l’abandon progressif de son utilisation.
Agonistes de la Gn-RH
Les analogues
de la Gn-RH sont utilisés dans le traitement de l’endométriose
depuis les années 80. Comme c'est le cas avec toute nouvelle
thérapeutique, on s'est tout d'abord attaché à
évaluer l’efficacité. Ce n'est que dans un deuxième
temps que les effets secondaires ont été pris en considération
et que des solutions ont été proposées pour les
réduire . Il est facile d’améliorer la tolérance
clinique par de petites doses d’estrogène. La limitation
de la déminéralisation osseuse, demande des doses plus
importantes ou l’utilisation d’un progestatif associé
(« add back » therapy). La tibolone apparaît un agent
intéressant à utiliser dans cette indication (39).
Il faut néanmoins souligner que les analogues de la Gn-RH représentent
l'un des rares exemples d'agents thérapeutiques pratiquement
dénués de toute toxicité propre.
Les phénomènes
douloureux sont améliorés selon de nombreuses études
observationnelles et contre placebo, de façon importante quel
que soit l'analogue de la Gn-RH utilisé. Globalement la dysménorrhée
est améliorée dans plus de 95% des cas, la dyspareunie
dans 73 à 95% des cas et les autres types de douleurs dans plus
de 80% des cas.Les douleurs sont améliorées de manière
équivalente par les analogues avec ou sans add-back therapy.
Si aucune
étude contrôlée, en raison des effectifs trop faibles,
ne fait apparaître de supériorité significative
des analogues, en termes d’efficacité, en comparaison avec
le danazol, les progestatifs ou les associations estro progestatives,
il apparaît bien en pratique que ces agents sont souvent plus
efficaces en cas de lésions sévères.
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Quelques
propositions thérapeutiques exemplaires
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Compte
tenu de l’hétérogénéité de
cette affection et de la multiplicité des situations cliniques,
demandant une individualisation de la prise en charge, et du faible
nombre d’études cliniques ayant un niveau de preuve satisfaisant,
il est difficile de proposer une stratégie thérapeutique
sous forme d’arbres décisionnels validés. Nous proposons
de rappeler brièvement quelques conduites thérapeutiques,
sinon recommandées, tout au moins basées sur nos connaissances
actuelles, selon le type de lésions dans quelques situations
cliniques courantes
Les implants péritonéaux
Chez une femme ne souhaitant pas d’enfant
Tous les
types de douleurs dites « rebelles » peuvent conduire à
mettre en évidence des implants péritonéaux lors
d’une coelioscopie diagnostique. Le traitement coelioscopique
sera suivi par la prescription de progestatifs ou d’une association
estroprogestative. Si le résultat est insuffisant un analogue
de la Gn-RH pourra être utilisé pour une période
limitée, en espérant que le relais par les traitements
précédant sera alors efficace. L’utilisation d’un
dispositif intra utérin libérant du lévonorgestrel
apparaît très intéressante selon les données
d’études préliminaires..
Chez une femme infertile
La stérilité
est en général la raison qui conduit à pratiquer
la coelioscopie. La destruction des lésions est la seule thérapeutique
à proposer. Elle permet à la fois d’améliorer
sensiblement la fertilité et les douleurs (3 études contrôlées…).
Les divers traitements médicaux ne sont pas recommandés
en cas d’endométrioses minimes ou légères,
celles qui entrent dans ce cadre. Heureusement, souvent dans ces situations,
la demande prioritaire concerne la fertilité qui sera gérée
selon les modalités habituelles.
Les kystes endométriaux
Il s’agit
de la situation typiquement chirurgicale, surtout quand les endométriomes
mesurent plus de 3 cm de diamètre. Tous les kystes ne sont pas
associés à des douleurs et leur présence ne doit
pas masquer d’autres causes de douleur. Ils sont par ailleurs
assez souvent associés à des adhérences qui devront
aussi être traitées spécifiquement. Leur diagnostic
est aisé par la simple échographie. Le traitement est
donc chirurgical, préférentiellement par coelioscopie,
et il ne doit pas consister en une simple ponction, inexorablement suivie
de récidive à courts termes. La paroi du kyste doit être
enlevée ou détruite par une méthode validée
et ….maîtrisée. Aucune technique n’ a prouvé
sa supériorité en termes d’efficacité sur
les douleurs.
Bien évidemment,
les méthodes de ponction échoguidées, complétées
par la mise en place dans la cavité kystique de diverses substances
et d’un éventuel traitement médical, sont séduisantes
car moins agressives et probablement efficaces à courts termes
: aucune méthodologie proposée n’ a à ce
jour fait la preuve de son intérêt et ne saurait donc être
recommandée, sauf dans des situations très particulières.
Les lésions profondes
Les lésions
profondes, longtemps méconnues ou négligées, apparaissent
de plus en plus fréquentes et trouvent la place qu’elles
ont en réalité dans le cadre de l’endométriose
associée à des douleurs, surtout quand elles sont sévères.
Si les analogues de la Gn-RH apportent , dans certains cas des améliorations
significatives, le traitement est avant tout chirurgical, de préférence
par voie coelioscopique, associée ou non à un abord par
voie vaginale. Au préalable, une évaluation par l’imagerie
d’une éventuelle atteinte de la paroi rectale ou sigmoïdienne
ou de l’appareil urinaire (vessie ou uretère) doit être
réalisée, car conditionnant la prise en charge chirurgicale
et pouvant conduire à une résection digestive ou la gestion
de diverse lésions urinaires. Il s’agit toujours d’une
chirurgie délicate, et parfois d ‘une chirurgie avec des
risques sérieux , qui ne doivent pas être sous estimés.
Elle implique un chirurgien entraîné et une patiente bien
informée. Ses résultats, dans ces conditions, sont souvent
spectaculaires, mais ne mettent pas à l’abri de récidives.
L’utilisation
d’un traitement médical préparatoire ou en complément
n’a pas réellement fait la preuve de son utilité,
selon les données actuelles. En cas de conservation utérine,
la pratique d’une ablation endométriale associée,
à condition qu’il n’y ait plus de désir certain
de procréation, mériterait d’être validée,
car de nombreux arguments , au moins théoriques, militent en
sa faveur. Sinon la mise en place d’un dispositif libérant
du lévonorgestrel mériterait aussi d’être
évaluée dans cette indication.
L’hystérectomie
représente enfin l’ultime recours dans les cas particulièrement
sévères, récidivants et rebelles aux traitements
précédents. Elle doit idéalement être associée
à une ovariectomie bilatérale, si l’âge le
permet et si elle est acceptée par la patiente. Les résultats
en termes d’amélioration des douleurs, de récidives
et de réinterventions sont probablement meilleurs. Un traitement
hormonal substitutif peut être rapidement entrepris sans altération
des résultats, en privilégiant probablement des agents
comme la tibolone.
Les adhérences
D’une
manière générale, les relations causales entre
adhérences et douleurs sont des plus controversées. Cette
assertion est aussi valable dans le cas de l’endométriose.
Les résultats de l’adhésiolyse ont un faible niveau
de preuve. Ces préalables étant posés, il est difficile
de négliger les adhérences, parfois sévères,
en cas de douleurs associées à l’endométriose.
L’adhésiolyse, selon la sévérité des
lésions, sera parfois difficile, mais surtout ses résultats
seront imprévisibles.
Les problèmes techniques étant supposés résolus,
la principale difficulté supplémentaire, dans le cas particulier
de l’endométriose, est d’éviter leur récidive
très fréquente, surtout en cas de lésions actives
évolutives. Divers moyens adjuvants réduisant la formation
des adhérences apportent sûrement un bénéfice,
encore mal évalué. Le problème est qu’actuellement
aucun des moyens les plus performants disponibles n’est pris en
charge et donc remboursé…..
La prise
en charge des douleurs associées à l’endométriose
doit être multidisciplinaire. La rareté des données
ayant un niveau de preuve approprié ne permet pas de donner des
recommandations validées. En pratique, la gestion de cette situation
est basée sur les caractéristiques des lésions
et la gravité des symptômes et elle doit être individualisée.
Diverses situations exemplaires permettent de donner quelques directives
pratiques qui sont loin de résoudre toutes les situations rencontrées.
Docteur
Alain AUDEBERT
IGF-1
35 rue Turenne
33000 Bordeaux |
Bibliographie
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- Audebert
A. Les endométrioses. Tome 2, 1 vol, 1996, Laboratoires
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