Introduction
|
La lésion
profonde est habituellement définie, comme toute lésion
dont la pénétration dans l’espace sous-péritonéal
atteint ou dépasse 5 mm. Les localisations qui sont cependant
le plus souvent évoquées sont celles de la cloison recto
vaginale. Enfin il est courant d’englober dans cette terminologie
toutes les formes infiltrantes touchant l’appareil digestif ou
urinaire, mais aussi les lésions péritonéales infiltrantes,
essentiellement, celles siégeant sur les ligaments utéro
sacré.
Ces lésions sont les plus symptomatiques (algies de différents
types, souvent les plus sévères), parfois s’accompagnant
de complications urinaires ou digestives graves, et ce sont les formes
de cette affection souvent les plus difficiles à traiter.
Leur fréquence est apparemment plus grande aujourd’hui
(variant de 0,5 % à 13,5 %), mais cela est peut-être lié
au fait que l’on y pense plus souvent et qu’on les recherche
aussi, en mettant en oeuvre les examens diagnostics appropriés.
|
Les
diverses localisations et leur physiopathologie
|
Nous aborderons,
de manière arbitraire, les diverses localisations, sans tenir
compte de leurs fréquences ou de leurs gravités.
Globalement l’endométriose profonde se caractérise,
au plan histologique, par la présence, parfois importante, d’un
tissu fibreux dense avec des cellules musculaires lisses et de quelques
glandes épithéliales avec du stroma. C’est pourquoi
initialement ces lésions ont été considérées
comme de l’adénomyose. Ces lésions sont en général
de type prolifératif et subissent peu de transformation sécrétoire
pendant la phase lutéale. Au moment de la menstruation, ces lésions
sont donc en principe peu hémorragiques, contrairement aux implants
péritonéaux.
Les lésions de la cloison recto vaginale
Elles apparaissent
de plus en plus fréquentes et, en pratique, sont trop souvent
méconnues.
Leur aspect histologique est celui qui se rapproche le plus de l’adénomyose,
avec une forte composante musculaire. Leur physiopathogénie est
aussi controversée. Pour certains, ces lésions proviennent
de la métaplasie de restes mûllériens. Pour d’autres,
elle sont issues des lésions péritonéales.
Les lésions péritonéales infiltrantes
Les implants
péritonéaux peuvent infiltrer le tissu sous-péritonéal.
Le siège le plus fréquent est le ligament utéro
sacré, avec semble-t-il une prédominance du côté
gauche. Au plan histologique, dans plus de 80 % des cas l’aspect
est comparable aux lésions péritonéales classiques.
Dans près de 15 % des cas l’aspect se rapproche de l’adénomyose.
Les lésions urinaires
La vessie
est le premier organe de l’arbre urinaire touché, représentant
environ 84 % des lésions urinaires, mais seulement moins de 1
% de toutes les endométrioses.
Les lésions endométriosiques touchant l’uretère
sont rencontrées dans 1 à 11 % des femmes chez lesquelles
une endométriose est présente et elles sont le plus souvent
unilatérales. Les localisations vésicales sont constituées
le plus souvent d’implants superficiels sur le péritoine
vésical. Les lésions peuvent cependant pénétrer
dans la couche musculaire et atteindre la muqueuse. Les aspects histologiques
sont très hétérogènes.
Les mécanismes physiopathologiques pour expliquer les localisations
urinaires sont encore discutés. La greffe de fragments endométriaux,
ayant effectués un transport tubaire rétrograde, explique
probablement la majorité des lésions vésicales
superficielles. Pour les lésions plus profondes, il est estimé
qu’elles sont secondaires aux lésions péritonéales
superficielles. La métaplasie des restes müllériens
a aussi été proposée. Enfin, il a été
aussi évoqué que ces lésions vésicales pouvaient
aussi résulter de l’expansion de lésions d’adénomyose
de la paroi antérieure de l’utérus. Cette dernière
proposition est très controversée. On retrouve néanmoins
un antécédent chirurgical (césarienne, hystérectomie
avec ou sans plaie vésicale) chez près de 50 % des patientes.
Les
lésions digestives
Des endométrioses
touchant le tractus digestif sont retrouvées chez 3 à
37 % des femmes présentant une endométriose.
La principale localisation, par sa fréquence, est le sigmoïde.
Celles qui entrent réellement dans le cadre des lésions
profondes, sont celles qui touchent le rectum et la partie terminale
du sigmoïde.
Elles n’ont pas de spécificité au plan histologique,
en sachant que le point important est le degré d’envahissement
de la paroi, qui conditionnera le geste chirurgical.
Les autres localisations
Elles sont
plus exceptionnelles, davantage anecdotiques au plan pratique. Des lésions
endométriosiques ont ainsi été rapportées
au niveau du canal inguinal, de l’espace de Retzius, du nerf sciatique
ou des ganglions pelviens.
 |
 |
 |
| Fig.1:Endométriose
profonde associée à lésions du Douglas |
Fig.2:Endométriose
nodulaire sigmoïdienne |
Fig.3:
Endométriose vésicale nodulaire avec envahissement
de la paroi de la vessie. |
|
| |
La
symptomatologie habituelle
|
Elle est
fortement liée à la topographie des lésions. Il
est important d’identifier les particularités des symptômes
permettant de suspecter une localisation particulière, afin de
déclencher les investigations appropriées.
Pour les lésions de la cloison recto vaginale, la symptomatologie
douloureuse domine le tableau clinique. Toutes les formes d’algies
sont retrouvées, mais les plus évocatrices sont :
• une dyspareunie profonde secondaire, en particulier si elle
persiste après un traitement préalable ou pendant un traitement
médical
• une dysménorrhée très sévère
• des douleurs à irradiation postérieure ou anale
• des douleurs permanentes qui ont perdu leur caractère
cyclique.
Les phénomènes douloureux sont corrélés
avec la taille des lésions et leur degré d’infiltration.
Les localisations au niveau des ligaments utéro sacrés
peuvent être associées au mêmes symptômes,
avec cependant une prédominance de la dyspareunie profonde.
Les localisations urinaires
Elles varient
selon la localisation et la profondeur de l’atteinte de la paroi
vésicale. Des lésions superficielles peuvent être
parfaitement asymptomatiques. Dans les autres cas, les symptômes
les plus fréquents sont des douleurs abdominales, une dysurie,
des besoins impérieux, une pollakiurie, une cystite à
répétition, une hématurie, évoluant, pas
constamment, mais de manière très évocatrice, sur
un mode cyclique. La symptomatologie peut parfois imiter celle de la
cystite interstitielle.
Les lésions urétérales ont une expression clinique
souvent tardive, sauf quand elles sont associées à d’autres
lésions profondes et leur contingent de signes douloureux. Elles
peuvent évoluer de manière insidieuse et entraîner
un syndrome obstructif pouvant conduire à une urétéro-hydronéphrose,
puis à une destruction du rein.
Les localisations digestives entraînent une symptomatologie
particulière en fonction de leur localisation et du degré
d’infiltration de la paroi digestive. Dans une série de
163 cas les symptômes les plus fréquents sont par ordre
une diarrhée, une constipation ou une rectorragie évoluant
sur un mode cyclique. Parmi les autres symptômes, on retrouve
la dyschésie, le météorisme abdominal, ou un syndrome
occlusif.
|
Les
moyens diagnostics
|
|
La clinique
L’analyse
rigoureuse de la symptomatologie doit
attirer l’attention sur la présence de lésions profondes
et même de l’atteinte d’un organe particulier, surtout
quand elle est cyclique. Devant toute dyspareunie sévère,
ne répondant pas au traitement médical, l’éventualité
de la présence de lésions profondes doit être évoquée.
L’examen clinique est une étape fondamentale pour
la détection des lésions de la cloison recto vaginale
et des ligaments utéro sacrés. Dans près d’un
cas sur six, des lésions sont visibles dans le cul de sac vaginal
postérieur, par le simple examen au spéculum. Le toucher
vaginal et le toucher rectal doivent permettre d’identifier les
atteintes de la cloison recto vaginale ou des ligaments utéro
sacrés, allant du simple nodule au « blindage » complet
de toute la cloison. Les lésions touchant le cul-de -sac vésico
utérin peuvent aussi être perçues par le toucher
vaginal.
L’examen clinique apparaît plus performant si il est pratiqué
durant la période menstruelle.
L’imagerie
L’échographie
a fait de gros progrès dans l’identification des endométrioses
profondes, grâce à l’utilisation des sondes endocavitaires
vaginales et rectales. La séméiologie échographique
des lésions selon la localisation est maintenant assez bien définie.
Les performances sont bien sûr très dépendantes
des opérateurs. Dans une série de 140 patientes présentant
des lésions profondes opérées et confirmées
histologiquement, l’échographie avec une sonde transrectale
a une sensibilité et une spécificité, respectivement
de 97 % et 96 % pour les lésions de la cloison recto vaginale
et de 80 % et 97 % pour les lésions infiltrantes siègeant
sur les ligaments utéro sacrés.Pour l’endométriose
vésicale, l’échographie transvaginale offre de bonnes
performances, donnant une image précise et elle est considérée
par certains auteurs comme la meilleure méthode d’évaluation
pour cette localisation . En cas d’atteinte sténosante
de l’uretère, l’échographie montre facilement
la dilatation des cavités pyélo-calicielles.
L’IRM, grâce
à ses nombreuses améliorations techniques récentes
(comme la suppression des graisses) et son innocuité, représente
un outil qui a été évalué dans l’endométriose
depuis les années 90.
L’IRM est capable de détecter les anomalies au niveau des
ligaments utérosacrés, avec une sensitivité de
100 % en T2. Il est ainsi possible de déterminer si les ligaments
utérosacrés ont normaux ou pas. Dans les études
comparatives avec l’échographie, l’IRM apparaît
plus sensible, mais moins spécifique pour les localisations isolées
de la cloison recto-vaginale ou des ligaments utérosacrés.
L’échographie est par contre supérieure à
l’IRM pour les lésions digestives. Pour les lésions
vésicales l’IRM est supérieure à l’échographie,
surtout pour les lésions de petite taille.
D’autres examens radiologiques peuvent être aussi
utilisés selon la localisation des lésions, qu’il
s’agisse du lavement baryté, avec la technique du double
contraste, ou de l’UIV.
L’endoscopie
Par définition,
l’endoscopie a un rôle limité pour l’identification
des lésions profondes isolées, ne dépassant pas
le péritoine ou n’altérant pas la muqueuse digestive
ou vésicale. La coloscopie et la cystoscopie permettront donc,
le plus souvent, de confirmer la normalité de la muqueuse, dans
les autres cas. La coelioscopie est peu performante pour dépister
les lésions profondes isolées. Elle permet par contre
d’identifier les lésions intra péritonéales
associées. Elle garde, bien sûr, toute sa valeur au plan
thérapeutique.
|
Les
outils thérapeutiques
|
Les lésions
profondes relèvent avant tout de la chirurgie, préférentiellement
par voie coelioscopique. Le rôle du traitement médical
est limité avec les moyens actuellement disponibles.
La chirurgie
L’exérèse
des lésions profondes est le traitement de référence.
Trois principes fondamentaux méritent d’être soulignés
:
• Le bilan préopératoire est essentiel
• La coeliochirurgie est aujourd’hui le traitement de référence,
à condition qu’elle soit pratiquée par un opérateur
expérimenté, car elle permet une meilleure visualisation
que la laparotomie.
• La qualité de la première intervention conditionnera
en grande partie les résultats immédiats et l’histoire
future de la patiente : c’est dire que l’exérèse
doit être complète. Trop de récidives sont liées
à une exérèse incomplète et les réinterventions
seront de plus en plus difficiles à réaliser.
La coeliochirurgie
est la voie d’abord préférentielle. Elle permet
dans un premier temps d’identifier les lésions intra pelviennes
associées (comblement du Douglas…) et de les traiter de
manière complète. Les lésions profondes seront
alors réséquées avec un abord variable selon leur
localisation et en prenant soin d’éloigner les organes
de voisinage.. Pour certains gestes, un abord vaginal associé
peut les rendre plus simples. Elle peut être aussi utilisée
en fin d’intervention pour lors la suture vaginale. L’hystérectomie
est parfois réalisée pour les patientes les plus âgées,
surtout quand des lésions d’adénomyose sont associées,
et en cas de douleurs particulièrement sévères.
En fin
d’intervention, il faut vérifier l’intégrité
des tractus digestifs et urinaires par des manœuvres
appropriées. Il s’agit d’une chirurgie qui peut parfois
être très difficile et qui comporte des risques. La reconnaissance
en per opératoire des complications permet leur traitement immédiat
et limite grandement la gravité des conséquences.
Les taux de conversion en laparotomie varient habituellement, selon
les séries et la sévérité des lésions
traitées, de 5 à 10 %.
Des complications secondaires sévères peuvent survenir,
comme une fistule recto-vaginale, une péritonite, une fuite urétérale
ou une hémorragie secondaire.
 |
|
Fig.4
: Nodule utérosacré droit |
Vue
après sa résection |
| |
 |
Fig.5
: Résection lésion de la cloison recto vaginale |
Fig.6
Dissection de l’uretère gauche |
Le traitement médical
Le traitement
médical a pour objectif d’améliorer la symptomatologie
douloureuse, grâce à la mise au repos des lésions
et la diminution des phénomènes inflammatoires associés.
Il doit être de longue durée, car, à l’arrêt
du traitement, la récidive des symptômes est la règle,
quelle que soit la localisation. Peu d’études ont spécifiquement
évalué l’efficacité du traitement médical
isolé en cas de lésions profondes. Tous les produits disponibles
ont néanmoins été utilisés dans de courtes
séries, pour les diverses localisations : des progestatifs, le
danazol par voie vaginale, les analogues de la Gn-RH, ou une association
contraceptive. Il est ainsi difficile d’affirmer que toutes les
modalités ont la même efficacité, comme pour les
douleurs associées aux autres lésions. L’utilisation
d’un analogue de la Gn-RH pour une durée supérieure
à 6 mois impose de recourir à l’add back therapy.
|
Les
résultats attendus
|
La
chirurgie
Les résultats
sont difficiles à évaluer car ils dépendent essentiellement
de la qualité de la prestation opératoire (opérateur-dépendante),
de l’importance des lésions profondes et des lésions
associées et surtout du caractère complet ou non de l’exérèse.
•
Pour les lésions des ligaments utérosacrés, des
résultats satisfaisants sont obtenus avec respectivement des
taux d’amélioration de 88,2 % et 80 % pour les dysménorrhées
et les dyspareunies.
•
Pour les lésions de la cloison recto-vaginale, les études
sont plus nombreuses, avec parfois des séries importantes, mais
sûrement davantage de variables, comme la profondeur de l’envahissement
de la cloison et l’atteinte des organes voisins. La chirurgie
est considére comme complète dans environ 90 % des cas.
Les taux d’amélioration des douleurs sont habituellement
supérieurs à 80 %.
•
Les lésions vésicales ne sont pas très fréquentes
et les séries publiées sont forcément restreintes.
Une série portant sur 28 femmes avec des lésions vésicales
et/ou urétérales, le taux d’amélioration
des symptômes douloureux est de 95 %.
•
Dans une série de 51 patientes présentant des atteintes
recto-sigmoïdiennes, 87 % ont rapporté une amélioration
des symptômes (60).
•
La fertilité a été évaluée dans plusieurs
études, avec cependant des nombres réduits de patientes.
Les taux de conception spontanés varient de 41 % à 70
%.
La méta analyse de 4 études, portant sur 193 patientes
qui ont présenté 96 grossesses spontanées, donne
un taux global de conception proche de 50 %.
Le
traitement médical
Peu de
traitements médicaux ont été évalués
pour l’amélioration des symptômes associés
aux lésions profondes. La plupart des séries rapportées
concernent des patientes ayant des stades III et IV, ne comprenant pas
uniquement des lésions profondes. Toutes ces études ont
montré que les divers agents utilisés (progestatifs, associations
estroprogestatives, danazol et analogues de la Gn-RH avaient une efficacité
peu différente.
Deux études
seulement ont concerné spécifiquement les lésions
de la cloison recto vaginale. Dans les deux séries, un analogue
de la Gn-RH a été utilisé, avec des résultats
satisfaisants. Ces données sont trop fragmentaires pour juger
de l’efficacité et de la place des traitements médicaux
pour les endométrioses profondes.
Les traitements
médicaux apparaissent donc avoir encore un rôle limité
dans le traitement des endométrioses profondes. En pratique,
ils peuvent représenter une alternative (souvent temporaire)
pour les femmes qui refusent la chirurgie, et pour les récidives
après de multiples interventions, surtout en pré ménopause.
Les résultats dépendent aussi certainement des localisations
et peut être de l’ancienneté des lésions.
Il n’existe donc pas de critère utilisable pour sélectionner
les cas susceptibles de mieux bénéficier de cette modalité
thérapeutique.
|
Conclusion
|
L’endométriose
profonde regroupe toute une variété de lésions
sous péritonéales, susceptibles d’affecter les tractus
digestifs et urinaires. Elle n’a fait l’objet d’études
spécifiques que depuis une vingtaine d’année. Elle
apparaît plus fréquente , car on sait mieux la suspecter
et l’identifier, par la simple clinique et l’imagerie moderne.
Sa gestion thérapeutique est avant tout chirurgicale. Il s’agit
cependant d’une chirurgie souvent difficile et à risques,
mais qui est mieux standardisée. La qualité du geste chirurgical
initial conditionnera en grande partie l’avenir des femmes.
Docteur
Alain AUDEBERT
IGF-1
35 rue Turenne
33000 Bordeaux |
Bibliographie
|
- Anaf
V, Simon P, Fayt I, Noel J. Smooth muscles are frequent components of
endometriotic lesions. Hum Reprod. 2000 ; 15 : 767-771
- Barc
RM. Echographie de l’endométriose. In « L’endométriose
» J.Belaisch, A.Audebert, IA Brosens, M.Canis, JL Leroy et DK
Tran eds, 1 vol, 1999, Masson, Paris pp 114-133
- Canis
M, Botchorishvill R, Slim K, Wattiez A, Mage G, Pouly JL, Manhes H,
Chipponi J, MA Bruhat. Traitement chirurgical de l’endométriose
infiltrante. In « L’endométriose ». J Belais,
A Audebrt, IA Brosens, M Canis, JL Leroy
et DK Tran eds. 1 vol, 1999, Masson, Paris pp 234-248
- Chapron
C, Fauconnier A, Dubuisson JB, Barakat H, Vieira M, Breart G. Deep infiltrating
endometriosis: relation between severity of dysmenorrhoea and extent
of disease. Hum Reprod. 2003 ; 18 : 760-766
- CornillieFJ,
Oosterlynck D, Lauweryns JM, Konninckx PR. Deep infiltrating endometriosis
: histology and clinical significance. Fertil Steril 1990 ; 53 : 978-983
- Fedele
L, Bianchi S, Portuese A, Borruto F, Dorta M. Transrectal ultrasonography
in the assessment of rectovaginal endometriosis. Obstet Gynecol. 1998
; 91 : 444-448
- Kinkel
K, Chapron C, Balleyguier C, Fritel X, Dubuisson JB, Moreau JF. Magnetic
resonance imaging characteristics of deep endometriosis. Hum Reprod.
1999 ; 14 : 1080-1086
- Koninckx
PR, Martin D. Treatment of deeply infiltrating endometriosis. Curr Opin
Obstet Gynecol. 1994 ; 6 : 231-241
- Nisolle
M, Donnez J. Peritoneal endometriosis, ovarian endometriosis, and adenyotic
nodules of the rectovaginal septum are three different entities. Fertil
Steril 1995 ; 68 : 585-589
- Shook
T, Nyberg L. Endometriosis of the urinary tract. Urology 1988 ; 31 :
1-6
- Weed
JC, Ray JE. Endometriosis of the bowel. Obstet Gynecol 1987 ; 69 : 727-730
|