Ce qui est parfois moins aisé
à affirmer qu'il n'y paraît à priori...
Distinguer :
• Certaines mastodynies d'apparition
brutale, ou intermittentes
• Les syndromes prémentstruels
(SP) à polarité mammaire.
On
trouve une lésion organique tumorale
• Adénofibrome (qui peut
rarement être responsable d'un infarctus douloureux)
• Cancer
Mais ces lésions, bénignes
ou malignes, sont-elles vraiement responsables de la douleur ?
On
ne perçoit rien d'anormal
Penser au contexte psychique
:
• Cancérophobie
• Coenestopathies
• Problèmes personnels
conjugaux, familiaux, sociaux, etc...
• Sans omettre la recherche de
l'apparition d'un cancer ou d'une maladie grave dans l'entourage proche
(parent, ami...)
Mais aussi, ne pas oublier la pathologie
iatrogène
• Pilules contraceptives estroprogestatives
à dominance estrogénique
• THS de ménopause mal
équilibré (surdosage)
• Neuroleptiques à effet
mammotrope.
La
douleur est apparue brusquement (mais pas toujours !), en même temps
que s'est formée une tuméfaction
C'est le plus souvent un kyste du
sein, apparemment solitaire, ou faisant partie d'une maladie fibro-kystique
évidente (M.F.K.). L'étude échographique complète
utilement la mammographie.
Le traitement est la ponction-évacuation avec étude
cytologique liquide de couleur thé sale ou absinthe (habituellement
4 à 10 cc).
Un kyste vidé est en général un kyste guéri
: mais attention ! si le kyste est sanglant, s'il se reproduit rapidement
après ponction correctement exécutée, s'il persiste
un reliquat dur important à la palpation, si les images mammo-échographiques
comportent des anomalies (irrégularités des parois, formations
papillaires...) l'intervention chirurgicale s'impose : possibilité
- rare - de cystépithélioma.
Des
lésions inflammatoires aiguës
• Maladie de Mondor : phlébite du réseau veineux
superficiel (volontiers mammaire interne) d'évolution favorable
en quelques semaines.
• Mastite inflammatoire à
plasmocytes (forme évolutive
élaborée de l'ectasie galactophorique sécrétante),
qui peut donner lieu à des "abcès" récidivants
amicrobiens avec fistule aréolo-mammaire chronique.
Les
mastodynies à forme cyclique
Volontiers bilatérales, parfois
à prédominance unilatérales, la mastodynie peut
être "nue" : tension mammaire prémenstruelle
isolée ou faire partie de la cohorte des signes divers du S.P.
Le substratum en est la maladie fibro-kystique
du sein (ancienne "mastose") qui associe sur le plan anatomopathologique
:
• Formation kystiques de tailles
diverses
• Hyperplasie épithéliale
et adénose
• Sclérose du tissu conjontif
de voisinage
• Métaplasie apocrine
Savoir que l'intensité de
la MFK et celle du SP sont loin d'être toujours superposables. Il s'agit d'une sorte de "vieillissement"
du tissu mammaire.
Les poussées mammaires peuvent
être favorisées par les stress, les déséquilibres
hormonaux sont très inconstamment retrouvés, sauf en période
périménopausique où l'insuffisance lutéale
créant une hyperestrogénie relative est assez fréquente.

Estrogènes  perméabilité capillaire
oedème
(non compensé par la progestérone).
Le traitement des mastodynies
de type prémenstruel fait appel à
• La psychothérapie.
• Les sédatifs nervins,
en évitant les neuroleptiques.
• Les divers antalgiques et vitamines.
• Les anti-inflammatoires dans
certaines poussées.
• Les diurétiques avec
grande prudence, en petites doses discontinues (danger de créer
une maladie des diurétiques).
• Les progestatifs de synthèse,
de préférence dérivés prégnanes et
nor-prégnanes en évitant les nor-testostérones
en raison de leur androgénicité :
- Soit du 16e au 25e jour du cycle,
- Soit du 10e au 25e jour (luttant contre le pic estrogénique
ovulatoire),
- Soit du 5e au 25e jour (voire
en continu), supprimant l'ovulation.
Les résultats obtenus par les progestatifs peuvent être
favorables, mais souvent inégaux dans leur qualité.
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