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Fibrome et infertilité : quelle conduite tenir ?

Tumeurs bénignes les plus fréquentes chez la femme, les fibromes utérins sont retrouvés dans 77% des examens anatomopathologiques des pièces d’hystérectomies. Les recommandations pour la pratique clinique (RCP) publiées en 1999 et celles des bonnes pratiques établies en 2005 sous l’égide de l’AFSSAPS préconisent l’abstention thérapeutique pour les fibromes asymptomatiques de moins de 10 cm de diamètre qui ne justifient pas non plus de surveillance particulière. Néanmoins, l’infertilité constitue un contexte particulier.

Du fait que les oestrogènes et la progestérone ont un effet mutagène sur la croissance cellulaire des fibromes, la progestérone ne doit plus être utilisée pour tenter de réduire le volume des fibromes utérins . Reste la chirurgie, qui est légitime dans certains cas particuliers :

  • Le fibrome sous-muqueux à développement intra-cavitaire reste l’indication de choix de la résection hystéroscopique à condition qu’ils mesurent moins de 4 cm de diamètre.
  • Fibromes interstitiels.
    La chirurgie est indiquée devant un myome interstitiel :
    • de plus de 5 cm de diamètre sans aucun autre facteur d’infertilité du couple,
    • ou à développement sous muqueux déformant la cavité utérine. La méta analyse réalisée par Jean DONNEZ montre que le taux de grossesse passe de 9% à 33% lorsque la cavité utérine retrouve une morphologie normale.

L’exérèse se fera par laparotomie, technique de référence, ou par coelioscopie, réalisée par des praticiens expérimentés et à condition que  le nombre soit < 2 et la taille < 8 cm.

Jean-Louis BENIFLA – Pelvimag n°57 Février 2007


MOTS-CLÉS : MDB - Myomes – Fibromes – Infertilité – Stérilité – Fertilité