| Qu'est-ce que la stérilisation tubaire ?
La stérilisation tubaire consiste
à oblitérer un court segment de chacune des deux trompes.
Cette intervention entraîne une stérilité en empêchant
la rencontre du spermatozoïde et de l'ovocyte dont la fusion aurait
été à l'origine de l'embryon.
Comment
se déroule l'intervention ?
L'opération peut être
réalisée de différentes manières :
• Par chirurgie traditionnelle,
en incisant transversalement au-dessus du pubis. La cicatrice
sera alors cachée par les poils.
• Par colpotomie, incision du
fond du vagin
• Par coelioscopie, technique la
plus employée en France parce qu'elle est rapide (15 à
20 mn), et ne laisse qu'une très petite cicatrice, cachée
dans le rebord de l'ombilic.
La coelioscopie consiste, sous anesthésie
générale, à inspecter l'intérieur de la
cavité abdominale prélablement gonflée par du
gaz carbonique à l'aide d'un instrument d'optique de 10 mm
de diamètre relié à une caméra permettant
de visualiser des images sur un écran placé en face
du chirurgien.
Après inspection des organes
génitaux internes (utérus, trompes et ovaires), on pourra
électrocoaguler les trompes et les sectionner, ou bien placer
des clips ou des anneaux en silastic qui ont le même effet.
Quelles sont les suites de l'intervention ?
La coelioscopie est une intervention
chirurgicale à part entière. Elle nécessite une
anesthésie générale et une hospitalisation de 24
à 48 heures.
Des désagréments peuvent
survenir dans la période post-opératoire :
• Certains
sont dûs à
l'anesthésie : nausées, vomissements, somnolence
• D'autres
résultent de la coelioscopie
: douleur dans l'abdomen pouvant atteindre les épaules, et
durant quelques jours, liées à la distension par le
gaz.
Les douches sont possibles dès
le lendemain de l'intervention, mais il faudra attendre une semaine
avant de prendre un bain. La reprise de la vie normale est possible
au bout de huit jours.
Quels sont les risques ?
Comme toute chirurgie, la coelioscopie
comporte des risques :
• Hématome ou abcès
au niveau de la cicatrice
• Exceptionnellement :
- Blessure
grave d'un organe interne de l'abdomen (intestin, vaisseaux sanguins,
voies urinaires) pouvant nécessiter l'ouverture de l'abdomen
ou une transfusion sanguine.
- Phlébite
ou embolie pulmonaire.
• Le risque vital ou des séquelles
graves sont tout à fait exceptionnels.
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Il est indispensable
d'informer le chirurgien de vos antécédents
(personnels et familiaux) et de vos traitements en cours.
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