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Principales indications de l'IRM mammaire

L’IRM mammaire doit être pratiquée en fin de première semaine du cycle ou au moins un mois après arrêt de la pilule. Une injection IV de Gadolinium est systématiquement effectuée.

Examen très sensible (>90%), l’IRM est peu spécifique en raison de nombreux faux positifs : adénofibromes, kystes inflammatoires, cytostéatonécroses, ganglions intra-mammaires. Les faux négatifs sont essentiellement les carcinomes canalaires in situ (40%) et certains carcinomes infiltrants tubuleux ou lobulaires ( 5%).

Il faut donc être vigilant dans les indications, d’autant que les praticiens ont à subir la « pression » de certains patients plus ou moins bien informés par la presse grand public.

Les meilleures indications se situent dans le cadre d’un cancer avéré :

- taille de la tumeur : ainsi lors du bilan initial d’un cancer infiltrant du sein, l’IRM permet une appréciation plus précise de la taille et de l’extension locale ( souvent sous-évaluée dans les carcinomes lobulaires infiltrants).
- recherche d’autres lésions homo- ou contro-latérales,
- bilan d’une adénopathie axillaire avec bilan sénologique normal,
- suspicion de récidive.

D’autres indications sont moins formelles :

- dépistage dans le cadre d’un risque génétique,
- suspicion de rupture sous-capsulaire de prothèses en silicone,
- anomalie clinique suspecte avec bilan standard négatif (masse suspecte, rétraction mammelonnaire ou cutanée, écoulement hémorragique).
- Anomalie mammographique discrète ( assymétrie de densité, image vue sur une seule incidence, petite désorganisation architecturale) avec écho normale.

Enfin l’IRM n’a pas d’indication dans les cas suivants :

- caractérisation d’une masse infra-clinique ou d’un foyer de micro-calcifications,
- Suivi de seins difficiles (denses – adénofibromatoses).

L’analyse radiologique des images, en plus de l’aspect morphologique, permet une étude cinétique du rehaussement par le gadolinium. Pour les tumeurs malignes, elle est précoce et intense, suivie d’un plateau voire d’une décroissance.

Les macro-biopsies sous IRM sont possibles mais nécessitent un dispositif sophistiqué (antenne IRM dédiée et ouverte, système de macro-biopsiespécifique). Seulement trois sites Français effectuent ce type de prélèvement : Institut Curie (Paris), CHU Lapeyronie (Montpellier), Fondation Lenval (Nice).

D’après Ronan PLANTADE - Le Quotidien du Médecin – N°7866 – Lundi 19 décembre 2005.


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